Monaco-Lille, le grand écart

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Monaco-Lille, le grand écart
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Choc des extrêmes, samedi soir à Louis-II, entre un monument du football français en péril et le leader de Ligue 1. Si l'ASM, dont les supporters ont appelé à la mobilisation pour cette rencontre de la 30e journée, est à la recherche de points dans son opération maintien, le Losc entend poursuivre sa série de quatre victoires de rang qui en fait le candidat le plus sérieux pour le titre.

Choc des extrêmes, samedi soir à Louis-II, entre un monument du football français en péril et le leader de Ligue 1. Si l'ASM, dont les supporters ont appelé à la mobilisation pour cette rencontre de la 30e journée, est à la recherche de points dans son opération maintien, le Losc entend poursuivre sa série de quatre victoires de rang qui en fait le candidat le plus sérieux pour le titre. Difficile de trouver plus opposés en France que Lille et Monaco. 1186 kilomètres, via l'Autoroute A6, mais également 26 points et 17 places au classement séparent les deux villes et les deux clubs, amenés à s'affronter samedi au stade Louis-II, dans le cadre de la 30e journée de Ligue 1. Et comme on pouvait s'y attendre, ce rendez-vous est abordé de manières bien différentes par les deux formations. Si le Losc, fringant leader, entend faire un pas supplémentaire vers le titre, à Monaco, c'est pratiquement l'état d'urgence. Certes, l'ASM connaît un petit mieux, et la victoire décrochée samedi dernier à Arles-Avignon (0-2) a fait du bien au classement et dans les têtes. Pour autant, l'équipe de Laurent Banide est toujours relégable (à un point d'Auxerre et deux de Valenciennes), et le besoin de gros points est toujours bien réel. Alors, Monaco ne peut pas se permettre de faire l'impasse sur un match, fût-il contre le leader. En Principauté, les clubs de supporters se sont mobilisés et en "appellent à toute la communauté monégasque" pour venir soutenir "inconditionnellement" leurs favoris au stade Louis II. Quant au président, Etienne Franzi, il s'est montré très présent cette semaine à La Turbie, lors des entraînements. Preuve que l'affiche du week-end est exceptionnelle. Car Lille inspire plus que jamais le respect et surtout la crainte. "Toutes proportions gardées, il y a un peu du Barça dans ce Losc. C'est une équipe, un système qui arrive à maturité", a retenu un Laurent Banide qui évoque "leur jeu collectif abouti et bien huilé, leurs capacités offensives et défensives, leurs qualités individuelles dans tous les secteurs de jeu." Il y aurait comme une sorte de jalousie de la part de l'entraîneur monégasque qui peine, lui, à trouver la bonne formule entres déceptions dans le recrutement, transferts multiples et blessures à répétition. Ce week-end, l'infirmerie asémiste sera encore garnie de Bonnart, Diarra, Malonga, Mendy et Kurzawa. Garcia insiste sur le "plaisir" Un chiffre qui ne trompe pas : depuis le début de la saison, Banide, et son prédécesseur Guy Lacombe, ont "consommé" pas moins de 32 joueurs, soit le total le plus élevé parmi les 20 clubs de Ligue 1. A l'autre bout de ce classement, on retrouve... Lille, et ses 22 joueurs utilisés. Tout sauf un hasard. Et les Dogues, qui enregistrent le retour de Rami, seront encore au complet à Louis-II samedi. Forcément, cela aide à entretenir des dynamiques positives. Celle des Nordistes est d'ailleurs excellente. Avec quatre succès de rang, les hommes de Rudi Garcia ont imposé un rythme que seul Marseille, à quatre points, parvient à approcher. Et que souhaite en premier lieu l'entraîneur lillois ? Que cela dure, évidemment. "Ce qui compte le plus pour nous à l'heure actuelle, c'est d'être performant chaque week-end, à commencer par ce prochain rendez-vous à Monaco, tout simplement", assure Garcia sur le site du Losc. L'ancien coach du Mans souhaite par ailleurs mettre en avant une autre notion "centrale" à ses yeux : "Le plaisir". "S'ils en donnent énormément à nos supporters, je souhaite que les joueurs continuent d'en prendre. J'ai la conviction que la réussite passe par là", explique Garcia. Contre Caen (3-1) samedi dernier, son Losc avait su mêler plaisir et résultat, et il ne semble jamais aussi fort que lorsque Hazard, Gervinho et compagnie laissent libre cours à leur créativité. Monaco, qui avait déjà pu constater la force de frappe de lilloise l'an passé (4-0 à l'aller, 4-0 au retour), en sait quelque chose.