Monaco, la révolte molle

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Monaco, la révolte molle
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Relégable depuis le début de l'année 2011, Monaco ne parvient pas à sortir la tête de l'eau. Après avoir mené 2-0 face à Caen, samedi dernier, les partenaires de Stéphane Ruffier ont finalement concédé le nul (2-2), et restent scotchés à la 18e place. A l'heure de se déplacer à Valenciennes, quelques joueurs élèvent (un peu) la voix pour remobiliser les troupes.

Relégable depuis le début de l'année 2011, Monaco ne parvient pas à sortir la tête de l'eau. Après avoir mené 2-0 face à Caen, samedi dernier, les partenaires de Stéphane Ruffier ont finalement concédé le nul (2-2), et restent scotchés à la 18e place. A l'heure de se déplacer à Valenciennes, quelques joueurs élèvent (un peu) la voix pour remobiliser les troupes. "Il m'a carré toute la saison, a fait de moi un martyr. J'ai répondu sur le terrain. Je le dis : j'emmerde tout le monde et j'ai marqué mon but contre l'ASM. Voilà, je méritais ma place la saison dernière". Si l'intervention de Yohan Mollo au micro de Canal +, samedi, après le match nul entre Monaco et Caen (2-2), manquait assurément de finesse, elle aura eu le mérite d'agiter quelque peu le microcosme monégasque. Adressés à un Guy Lacombe, limogé depuis par le Palais et qui n'a pas souhaité réagir, ses paroles auront également permis d'évoquer un club qui semble tranquillement couler en silence. Car si l'on risque bien de parler de la Principauté en fin de saison, ce sera sans doute un peu plus pour évoquer le mariage princier, que pour discuter de la situation d'un club qui ne fait plus rêver grand monde. Arrivé au début du mois de janvier pour remplacer le tempétueux aveyronnais, Laurent Banide n'a pour le moment pas changé grand-chose, avec une victoire au compteur, et aucune décision franchement radicale pour freiner la lente agonie de l'ASM. Pour ce qui est des recrues du mercato, le triste casting n'a pas apporté la plus-value attendue par les supporters. Coutadeur: "Il faut ramener les trois points" "C'est très difficile. J'avais l'habitude de me battre pour être champion ou au pire pour viser une place dans les trois premiers, lance ainsi Mahamadou Diarra, dans les colonnes de Nice-Matin, lui qui cirait ces derniers mois le luxueux banc du Real Madrid. "Sur ce que j'ai vu, lors des cinq matches disputés sous mes nouvelles couleurs, j'estime à 80% nos chances de nous maintenir", complète le Malien, qui tente de la jouer "positive attitude". De son côté Stéphane Ruffier, habitué aux discours francs sur la médiocrité des prestations monégasques, a décidé de la mettre en sourdine, et attend sans doute avec impatience que l'été arrive. Avant peut-être de découvrir des cieux plus cléments... Pourtant, la situation est loin d'être désespérée puisqu'Auxerre, premier non-relégable, ne pointe qu'à une petite longueur. A l'heure de se déplacer à Valenciennes, et alors que les Bourguignons ne mettent plus un pied devant l'autre, l'occasion est belle de passer au dessus de la ligne de flottaison. Une rencontre forcément cruciale, que les joueurs abordent avec l'enthousiasme de gamins devant leur assiette de salsifis à la cantine. Sur le site officiel du club, Mathieu Coutadeur nous sert la soupe: "Il faut rebondir", "Il faut gagner les duels", "Il n'y a pas à calculer", "A l'extérieur, ce n'est jamais facile", "Il faut ramener les trois points"... Un discours convenu qui ne donne pas l'image d'un groupe galvanisé par l'envie de maintenir le club parmi l'élite. De son côté, Laurent Bonnart, champion de France l'an passé avec l'OM, n'est pas beaucoup plus enthousiaste. "Il faut tout donner pour ne pas avoir de regrets", explique l'ancien latéral droit, prêt à enfoncer n'importe quelle porte ouverte : "On ne va pas à Valenciennes pour jouer les martyrs, on y va pour gagner". Difficile de donner tord à l'ancien Manceau. Pour ce qui est de la conviction, espérons pour les supporters qu'elle sera un peu plus présente sur la pelouse de Nungesser, samedi soir.