Monaco coule, Lacombe en sursis

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Monaco coule, Lacombe en sursis
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Monaco n'en finit plus de dégringoler au classement, 17e au soir de la 17e journée à égalité de points avec Caen et Lens, actuellement relégables. Après le revers subi dimanche face à l'AS Saint-Etienne à Louis II (0-2), la question de l'avenir de Guy Lacombe se pose, les dirigeants monégasques lui ayant donné deux matches pour sauver sa tête...

Monaco n'en finit plus de dégringoler au classement, 17e au soir de la 17e journée à égalité de points avec Caen et Lens, actuellement relégables. Après le revers subi dimanche face à l'AS Saint-Etienne à Louis II (0-2), la question de l'avenir de Guy Lacombe se pose, les dirigeants monégasques lui ayant donné deux matches pour sauver sa tête... Guy Lacombe est-il encore l'homme de la situation ? Posée à l'intéressé dimanche à l'issue de la nouvelle défaite de l'AS Monaco face à Saint-Etienne (0-2), la question est restée sans réponse, comme si l'Aveyronnais ne trouvait plus les mots pour enrayer la spirale négative dans laquelle est plongée son équipe depuis septembre. Invaincue après six journées (une victoire, cinq nuls), l'ASM marche depuis à un rythme de relégable, avec sept points pris en onze matches de L1 (deux lors des cinq derniers), un total de deux victoires en dix-sept matches pour seulement quinze buts marqués. Forcément, cette série négative s'est accompagnée d'une dégringolade au classement, et seules les contre-performances dans le même temps de Lens et Caen (sans parler de celles d'Arles-Avignon) empêchent aujourd'hui le club de la Principauté d'être relégable. Mais avec le même nombre de points que les Sang et Or et les Normands, c'est tout comme, le plus inquiétant dans l'affaire étant que Guy Lacombe semble sans solution pour redresser la barre d'un navire à la dérive. Ruffier: "Si on ne marque pas, on ne peut pas gagner des matches" En recrutant en début de saison Niculae, Mbokani, Hansson, Malonga, Puygrenier (transfert définitif) et Aubameyang, le club pensait être suffisamment armé pour compenser les départs de Nenê, Modesto, Perez, Pino et Mollo, force est de constater que la mayonnaise n'a pas pris. L'ASM peut pourtant se targuer de posséder à presque mi-Championnat la quatrième défense du Championnat (17 buts encaissés, à égalité avec le PSG et Nice), mais devant, ça ne suit pas, ni Niculae, ni Aubameyang, encore moins Mbokani n'étant parvenus à faire oublier Nenê, qui brille de mille feux dans la capitale. Samedi, après le revers face à des Stéphanois insolents de réalisme, Guy Lacombe, expulsé en cours de match, semblait presque fataliste devant l'indigence offensive de ses joueurs: "On a les situations pour marquer, mais ça fait partie des choses qu'on n'a pas en magasin, c'est le moins que l'on puisse dire." Le gardien Stéphane Ruffier, pas connu pour avoir la langue dans sa poche, se montrait plus direct, imputant clairement les difficultés de son équipe à l'impuissance des attaquants: "On manque de réalisme. On a les occasions, on ne les met pas au fond. Si on ne marque pas, on ne peut pas gagner des matches. Et si on ne marque pas, si on veut un point, il ne faut pas en prendre derrière, ça devient compliqué." Lacombe a deux matches pour se sauver... En clair, dans la situation actuelle, Monaco, qui n'a marqué que deux buts lors de ses cinq derniers matches, attaque chaque journée avec au mieux l'espoir d'accrocher le nul, une situation qui devient vite intenable pour une défense sous pression. La solution ? "Il faut qu'on soit un groupe de joueurs avec tous la même envie. Peut-être qu'il y en a encore qui en ont un peu moins, on le voit sur le terrain, ça nous met en difficulté. Plus d'envie, plus de réalisme, ça ira mieux", veut croire Ruffier, tandis que son entraîneur, ajoute: "Il y a des petites choses à voir, il faut qu'on en parle avec les joueurs, il faut que tout le monde prenne conscience de la situation, j'ai le sentiment que certains n'y arrivent pas." Et l'Aveyronnais d'ajouter: "On joue le maintien et pour jouer le maintien, il faut se mettre minable tous les matches, ne pas calculer, rentrer sur le terrain sans avoir peur, malgré les fautes techniques qu'on va faire, continuer, ne pas renoncer, aller au bout de nous-mêmes. On pense que des joueurs peuvent donner un peu plus, je leur ai parlé de supplément d'âme, il faut qu'on le trouve tous." Un discours plein de bonnes intentions mais qui se heurte semaine après semaine à la réalité du terrain, faisant peser une menace plus que sérieuse sur les épaules de Guy Lacombe, au point que la rumeur évoquait dimanche soir déjà un possible intérim du "grognard" Jean Petit. Reçu ce lundi par le président, Etienne Franzi, et Marc Keller, le directeur général, Lacombe a échappé au couperet immédiat, à charge pour lui de redresser la situation lors des deux matches avant la trêve, samedi à Paris et le mercredi suivant face à Sochaux. "Deux matches, regroupés sur quelques jours, restant seulement à disputer avant la trêve hivernale, l'AS Monaco FC arrêtera, dès la fin de la phase aller, la solution la plus propre à redresser la situation de l'équipe professionnelle, après avoir examiné, sans aucune exclusive, toutes les options possibles", indique un communiqué de l'ASM. Si ça ne ressemble pas à un utimatum...