Mistoco: "Il faut être gourmand"

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Mistoco: "Il faut être gourmand"
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Troisième de la saison régulière derrière les cadors tourangeaux et poitevins, l'Arago Sète devra en découdre avec le Paris Volley, ce mardi, dans sa halle Louis Marty, à l'occasion des quarts de finale aller des play-offs du championnat de France. S'il confesse avoir accepté le rôle de doublure de Jovica Simovski, le pointu de l'Arago, Junot Mistoco n'en reste pas moins ambitieux et désireux de jouer les premiers rôles dans ces play-offs.

Troisième de la saison régulière derrière les cadors tourangeaux et poitevins, l'Arago Sète devra en découdre avec le Paris Volley, ce mardi, dans sa halle Louis Marty, à l'occasion des quarts de finale aller des play-offs du championnat de France. S'il confesse avoir accepté le rôle de doublure de Jovica Simovski, le pointu de l'Arago, Junot Mistoco n'en reste pas moins ambitieux et désireux de jouer les premiers rôles dans ces play-offs. Junot, quel bilan pouvez-vous faire de la saison régulière ? Un bilan forcément assez positif puisqu'on termine troisième du championnat régulier et qu'on fait un bon parcours en Coupe d'Europe. Quelles sont les forces de l'Arago cette saison ? On a un groupe jeune qui démontre une grande envie tous les jours à l'entraînement. Les jeunes ne lâchent rien, même après les défaites, ils repartent de plus belle. Chaque défaite nous a fait mûrir. C'est ça le secret. Comment est l'atmosphère dans le vestiaire de l'Arago, à la veille des play-offs ? Il n'y a pas de prise de tête, on prend les matches les uns après les autres. On ne se met pas la pression. On joue pour se faire plaisir. La pression, on se la mettra au moment voulu. On fera les comptes à la fin. Le but pour tous les joueurs, c'est de prendre du plaisir avant tout. Malgré un parcours en dents de scie cette saison, le Paris Volley reste un gros calibre de Ligue A. C'est sûr. Même si les années précédentes, les Parisiens n'ont jamais terminé dans les quatre ou cinq premières places, ils ont toujours terminé dans le carré final des play-offs. Ça reste un gros match. On n'y va pas la fleur au fusil en se disant que Paris n'a terminé que sixième cette saison. Ça ne va pas passer tout seul. On sait à quoi s'attendre. On reste concentré sur notre objectif qui est d'arriver le plus loin possible en play-offs. Si on peut jouer le titre, on ne va pas se priver. Ça va être difficile mais j'ai dit aux joueurs qu'on avait une équipe qui avait les qualités pour jouer le titre. Il faut être gourmand. "En championnat, on peut se rattraper, en play-offs, on ne peut pas" Rappelons qu'à la maison, vous n'aviez laissé aucune chance à Paris lors de la saison régulière. C'est vrai. Paris n'était pas vraiment au complet, il manquait notamment leur pointu. On a gagné 3-0 mais ils n'avaient pas montré leur vrai niveau. Je pense que demain (mardi, ndlr), ce ne sera pas le même Paris qu'en championnat régulier. Dans quels secteurs de jeu va-t-il falloir être irréprochables pour titiller les Parisiens ? Maintenant qu'on est en play-offs, on se doit d'être irréprochables partout. C'est valable pour toutes les équipes. Il faut être bon en récep, au bloc-def et en attaque. Il faut qu'on soit aussi performants dans le jeu sans ballon, tout doit être parfait. En championnat, on peut se rattraper, en play-offs, on ne peut pas. Comment expliquez-vous le cinglant revers concédé face à Nantes lors de l'ultime levée de la saison régulière ? Simplement une baisse de concentration de la part de tous les joueurs. On savait que c'était le dernier match, on a un peu lâché sur la fin. C'est de notre faute. On a eu un moment de relâchement mais on a remis les pendules à l'heure. On a fait un match de préparation contre Narbonne, qu'on a gagné. On travaille dur à l'entraînement, on travaille très dur en musculation aussi. Un billet pour la Ligue des champions serait une belle récompense en fin de saison. Ce serait en effet une très très belle récompense. Je pense vraiment que l'Arago a les moyens d'arriver à cet objectif-là, je pense que c'est faisable. Pour cela, il faudra probablement arriver à déjouer les plans de Tours et Poitiers. C'est sûr. On va déjà se concentrer sur Paris, on verra après les autres matches. On a battu Tours chez eux et Poitiers à la maison. Tout est possible. Mais il faut d'abord penser à ce match face à Paris, on pensera au moment venu à ce qui nous attend par la suite. "Je me sens bien physiquement dont pour le moment je ne vois pas de raison de ne pas continuer" A titre personnel, comment vous sentez-vous physiquement ? Très bien. A l'intersaison, j'ai eu la chance d'avoir un de mes amis qui m'a fait une grosse préparation physique. Ça s'est très bien passé. J'ai ensuite enquillé avec le préparateur physique de l'Arago, Fabien Dugrip, qui m'a bien aidé aussi. Il a fait un travail personnalisé, poussé, pointilleux. Il a été super. Avez-vous prévu une date de fin de carrière ? Non, je ne préfère pas. Je me sens bien physiquement dont pour le moment je ne vois pas de raison de ne pas continuer. Vous semblez avoir accepté ce rôle de doublure de Simovski. Bien sûr. J'ai eu du temps de jeu, je savais où j'allais, je ne m'en plains pas. Je savais que ça allait se passer comme ça. L'entraîneur m'a fait confiance au moment où Simovski s'est blessé. J'ai prouvé que j'étais présent lorsque ce dernier pouvait avoir des baisses de régime. Ça s'est très bien passé. Un mot sur le décès récent de votre président Pierre Dumoulin. C'est une personne qui a fait beaucoup pour le club. Il faut le garder en tête et s'en servir comme motivation pour avancer. Quel est votre meilleur souvenir avec l'Arago ? La finale du championnat de France, en 2005, contre Cannes. C'est un de mes meilleurs souvenirs, comme un des pires. On perd en finale au bout de trois matches. Bravo à Cannes, tant pis pour nous, ça reste un bon et mauvais souvenir à la fois. Je profite de l'occasion pour apporter mon soutien à une radio qui s'appelle Skyrock et qui est en train de partir.