Milan les bras ballants

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Milan les bras ballants
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Passif en première période, l'AC Milan s'est fait surprendre par Tottenham au plus fort de sa domination après le repos (0-1), mardi à San Siro, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. C'est sur un contre mené par Lennon et conclu par Crouch que les Hotspurs ont fait la différence (80e). L'autre affiche du soir entre Valence et Schalke 04 s'est conclue sur un match nul (1-1).

Passif en première période, l'AC Milan s'est fait surprendre par Tottenham au plus fort de sa domination après le repos (0-1), mardi à San Siro, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. C'est sur un contre mené par Lennon et conclu par Crouch que les Hotspurs ont fait la différence (80e). L'autre affiche du soir entre Valence et Schalke 04 s'est conclue sur un match nul (1-1). Quand Gattuso est en colère, c'est que l'AC Milan va mal. Il suffisait donc de voir la tête de l'aboyeur en chef des Rossoneri pour savoir ce qu'il s'était passé contre Tottenham sur la pelouse de San Siro, ce mardi soir, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions: une défaite surprise des Lombards (0-1), qui les met en position délicate à trois semaines du match retour à Londres. L'objectif fixé par Ibrahimovic avant la rencontre, "ne pas prendre de but et en marquer au moins deux", est loin d'être atteint pour les Italiens, leaders de Serie A mais incapables de mettre le pied sur le ballon en première période. Il faut dire que les Anglais ont parfaitement joué le coup en acceptant de subir et en attendant une opportunité - leur seule après le repos - pour l'emporter. "C'était difficile mais on avait à coeur de montrer qu'on était solidaires et qu'on pouvait jouer en contres", a réagi sur Canal+ un Gallas de fer en défense. Résumer la performance de ses partenaires à ça serait réducteur. Car c'est bien Tottenham qui a dominé le début de rencontre. Avec Lennon d'un côté et Pienaar de l'autre, les Anglais ont insisté sur les flancs pour étirer le Milan et obliger les milieux lombards, Flamini et Gattuso, à reculer. Une tactique claire qui leur a permis d'alerter à plusieurs reprises Crouch, leur tour de contrôle devant. Sans grande réussite puisqu'à part deux frappes de Van der Vaart, l'une pas assez appuyée (12e) et l'autre détournée au-dessus (42e), plus quelques corners, les Hostpurs n'ont rien obtenu en première période. A part la sortie sur civière d'Abbiati, le gardien lombard, très sollicité dans les airs avant son remplacement par Amelia (17e). Rien n'a souri à Yepes Et les Rossoneri dans tout ça ? Rien, justement, à part une ou deux incursions tout sauf tranchantes d'Ibrahimovic, trop seul. Il a fallu attendre un peu moins d'une heure de jeu pour voir l'AC Milan réellement porter le danger devant le but de Gomes, la sortie d'un Seedorf transparent au profit de Pato ayant changé la physionomie du match. A la suite d'un corner, Gattuso a ainsi adressé un petit centre sur Yepes, dont la tentative de la tête a été déviée par le gardien brésilien alors qu'elle se dirigeait en lucarne (50e). Idem dix minutes plus tard, lorsque le portier de Tottenham a repoussé une nouvelle mine à bout portant du crâne de l'ancien défenseur parisien (60e). Nettement plus entreprenants, les joueurs de Massimiliano Allegri ont aussi profité de la baisse de régime des Spurs qui, après un lob astucieux mais hors cadre de Van der Vaart (49e), ont peu à peu abandonné le cuir. Etaient-ils cuits ? Sans doute, se disait-on. Mais sur un contre éclair à deux contre deux, orchestré par Lennon qui a déposé Yepes et conclu au centre par Crouch (1-0, 80e), les Anglais ont puni leurs hôtes. Et pris une sérieuse option sur la qualification pour les quarts de finale avant le match retour à White Hart Lane. Ibrahimovic a cru, au bout du temps additionnel, avoir tiré les siens de ce mauvais pas en égalisant d'un geste acrobatique dont il a le secret. Mais monsieur Lannoy, l'arbitre français de la rencontre, a logiquement refusé le but pour une poussette de l'attaquant suédois sur son adversaire direct (90e+4). S'il affiche ce visage à Londres, l'AC Milan n'aura aucune chance de franchir ce tour. C'est là tout le problème de cette équipe, capable de rosser Parme le week-end précédent (4-0) et, trois jours plus tard, de tendre le bâton pour se faire battre contre Tottenham. L'expérience ne suffit pas toujours.