Meynard, le nouveau pur cent français

  • A
  • A
Meynard, le nouveau pur cent français
@ REUTERS
Partagez sur :

NATATION - Troisième du 100 m, William Meynard apporte la sixième médaille à la France.

Meynard, la présence française. Après Alain Bernard et Frédérick Bousquet en 2009, William Meynard a assuré, jeudi, à Shanghai, une nouvelle présence française sur le podium de la course-reine de la natation, le 100 m. Avec une petite revanche dans l'air puisque le meilleur ennemi des sprinteurs français, le Brésilien Cesar Cielo, finit cette fois juste derrière Meynard, à un petit centième. "On a une équipe formidable et c'est une émulation un peu particulière", a commenté Meynard, membre comme Bousquet ou Gilot du Cercle des nageurs de Marseille. A lire :Magnussen doré, Meynard bronzé

Meynard, le miraculé. Il y a dix mois, le nouveau fleuron du sprint français avait eu un grave accident de la circulation. Percuté par une voiture alors qu'il circulait à moto, il avait été touché aux côtes et immobilisé pendant un mois et demi. Cette blessure avait handicapé sa préparation hivernale, qu'il avait seulement entamée au mois de janvier.

Gilot, cinquième sans regrets. Qualifié avec le huitième et dernier temps des finalistes, Fabien Gilot avait hérité de l'un des deux couloirs extérieurs lors de la finale. Pour avoir une chance, il n'avait pas le choix : partir vite. Deuxième à l'issue de la première longueur, il "a manqué de caisse", selon ses propres termes, pour jouer le podium. Comme Meynard, son début de saison a été difficile. Fin août, le Marseillais s'était blessé en sautant d'une falaise à 4 mètres de hauteur lors d'un mariage en Corse. Il avait eu une fracture de l'apophyse, frôlant même la paralysie.

James Magnussen, champion du monde du 100 m (930x620)

© REUTERS

Magnussen, le favori au rendez-vous. Impressionnant lors du relais puis en séries, James Magnussen, 20 ans, n'a pas craqué au moment de conclure. Le jeune Australien a atomisé la course, mettant plus de trois dixièmes au deuxième, le Canadien Brent Hayden (47"63 contre 47"95). Il s'agit du premier titre sur 100 m dans une grande compétition internationale pour l'Australie depuis Mike Wenden aux JO de 1968. A lire : Magnussen, nouveau maillot jaune

Ryan Lochte et Michael Phelps (930x620)

© REUTERS

Lochte, Phelps et le record du monde. Le duel entre Ryan Lochte et Michael Phelps en finale du 200 m 4 nages a tenu toutes ses promesses. Plus à l'aise en dos et en brasse, Lochte a résisté à Phelps dans la dernière longueur en nage libre, l'octuple champion olympique de Pékin échouant à 16 centièmes seulement. Lochte agrémente son deuxième titre consécutif sur la distance d'un record du monde, le premier en bermuda (1'54"00), soit un dixième de moins que la précédente marque, qu'il possédait déjà. .. A lire : Lochte éclabousse Phelps

Le relais français au pied du podium. Le relais féminin français 4x200 m, septième temps des séries, a pris la quatrième place de la finale. Camille Muffat, Coralie Balmy, Charlotte Bonnet et Ophélie-Cyrielle Etienne ont pris leur revanche sur les Hongroises, qui les avaient battues l'an dernier aux championnats d'Europe. La France finit première nation du Vieux continent derrière les Etats-Unis, mis sur orbite par Melissa Frankin (1'55"06, soit moins que la championne du monde de la distance, Federica Pellegrini), l'Australie et la Chine.

Muffat, à deux centièmes près. Médaillée de bronze sur 400 et 200 m, la Française Camille Muffat ne participera pas à la finale du 100 m. Sixième de sa demi-finale en 54"28, elle échoue pour deux centièmes seulement. Le meilleur chrono a été réalisé par la Britannique Francesca Halsall. "Ce n'est pas grave du tout", a relativisé la Française, qui, un peu plus d'une heure plus tard, assurait le premier relais du 4x200 m.

Jiao et Liu (930x620)

© REUTERS

Et de quatre pour la Chine. Vainqueur du 200 m papillon, Jiao Liuyang a offert à la Chine sa qautrième médaille d'or lors de ses Mondiaux. Une autre Chinoise, Liu Zige, championne olympique en titre,décroche le bronze.

Stasiulis reste à quai. Benjamin Stasiulis n'a pas réussi à décrocher son billet pour la finale du 200 m dos. Le nageur tricolore a bouclé sa demi-finale en 58"19, à 19 centièmes seulement du huitième temps synonyme de qualification.