Messi réveille l'Argentine

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Messi réveille l'Argentine
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L'Argentine a encore terriblement souffert et montré d'inquiétantes lacunes ce mardi pour être mené au score avant de réagir et s'imposer dans la douleur en Colombie (2-1) dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Lionel Messi a égalisé et montré la voie d'un succès précieux dans la course à la qualification. La manière attendra.

L'Argentine a encore terriblement souffert et montré d'inquiétantes lacunes ce mardi pour être mené au score avant de réagir et s'imposer dans la douleur en Colombie (2-1) dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Lionel Messi a égalisé et montré la voie d'un succès précieux dans la course à la qualification. La manière attendra. Lionel Messi ne pouvait plus laisser passer les affronts un à un sans réagir enfin sur la pelouse après avoir secoué les siens dans la presse durant le week-end. Cristiano Ronaldo a entraîné le Portugal derrière lui pour qualifier sa sélection pour l'Euro ? L'Argentin a fait de même ce mardi soir dans un étonnant mimétisme, poursuivant à distance leur joutes de Liga. Car l'Albiceleste se présentait bien en plein doute dans la touffeur du stade Metropolitano Roberto Meléndez de Barranquilla. Avec quatre petits points pris en trois journées lors des éliminatoires de la zone Amsud pour la Coupe du monde 2014, la victoire était déjà impérative pour les Argentins, restant sur un triste match nul vendredi face à la Bolivie (1-1). C'est dire la pression reposant sur les épaules du sélectionneur Alejandro Sabella. La Colombie avait beau ne pas avoir su fructifier son succès face à la Bolivie en concédant le nul à domicile vendredi contre le Vénézuela, le piège était tendu. Les premières minutes confirment l'impression d'une équipe plus que jamais en chantier. En retard dans les duels, sans inspiration offensive, les Argentins se mettent rapidement en difficulté. Mascherano a beau écoper, Zabaleta et Clemente Rodriguez connaissent les pires difficultés, notamment face à la perle de Porto, James Rodriguez. Et comme dans l'axe, Ramos impose son physique à Burdisso, l'Argentine souffre très rapidement. Il s'en faut de peu pour que La Tricolor ne prenne l'avantage pour le plus grand plaisir d'un public aussi chaud que la température. Mascherano détourne le coup franc de Pabon Pabon manque le cadre une première fois. Adrian Ramos vendange également les opportunités se présentant par vagues. Plusieurs fois en supériorité numérique à l'approche du but, Los Cafeteros ont tendance à gamberger et ne font pas les bons choix. Pris à la gorge, les double champions du monde (1978 et 1986) rentrent dans le piège du combat physique. Les fautes s'accumulent, Messi s'effondre sur une intervention rugueuse de Yepes mais parvient à se relever. Pas le cas de Burdisso, suppléé par Dezabato (37e). Il faut un coup de pied arrêté pour débloquer la situation. Zabaleta se met à la faute face à Rodriguez et concède un bon coup franc à 20 mètres, légèrement sur la gauche. Pabon le frappe, contourne le mur mais voit son tir dévié par Mascherano qui trompe Romero (1-0, 44e). Dominé, à coté de ses pompes, l'Argentine rentre aux vestiaires tête basse. Les consignes de Sabella semblent porter leurs fruits. Surtout, la Colombie baisse de pied et laisse le ballon aux Argentins pour mieux les contrer. Une stratégie désastreuse. A base de "toque" et de longues phases de jeu, aidé aussi par l'entrée d'Aguero, l'Albiceleste se rassure et campe devant le but du Niçois Ospina. Avant de bénéficier d'un concours de circonstances à l'heure de jeu. Messi tente de réveiller les siens, accélère plein axe pour trouver Sosa sur la gauche. Le pensionnaire du Metalist Kharkov remet plein axe... où aucun Argentin ne se trouve. Mais Ospina se troue, gêné par son défenseur et voit le ballon revenir sur Messi qui avait suivi. El Pulga ne gâche pas l'offrande et égalise (1-1, 60e), soulageant tout un pays. Trop pour Los Cafeteros qui sombrent peu à peu. Acculés devant leur but, les Colombiens croient tenir le match nul quand Messi ressort de sa boite, profite d'un rare espace et sert Higuain sur la gauche. Invisible durant la majeure partie de la rencontre, El Pipita voit sa frappe déviée par Ospina. Le pauvre gardien ne peut que repousser sur Aguero qui reprend et donne l'avantage à l'Argentine (2-1, 83e). Messi manque même le break à la 91e minute sur un raid venu de la gauche et conclu d'un petit ballon piqué, dévié par Ospina. Récupérant le long de la ligne, dans un angle fermé, le double Ballon d'Or ne peut cadrer sa reprise (92e). Les hommes de Sabella reviennent de loin. Si, parfois dans ces victoires poussives se construisent les grandes équipes, l'Argentine a encore un long chemin pour ne plus simplement faire illusion...