Messi, pas vraiment un prophète...

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Messi, pas vraiment un prophète...
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Cible des supporters et des médias locaux, qui lui reprochent son irrégularité depuis le début de la Copa America, l'attaquant argentin Lionel Messi a reçu le soutien du président de sa Fédération, Julio Grondona. Et le double Ballon d'Or reste l'homme à "dévorer" selon les Uruguayens, prochains adversaires de l'Albiceleste en quart de finale, samedi.

Cible des supporters et des médias locaux, qui lui reprochent son irrégularité depuis le début de la Copa America, l'attaquant argentin Lionel Messi a reçu le soutien du président de sa Fédération, Julio Grondona. Et le double Ballon d'Or reste l'homme à "dévorer" selon les Uruguayens, prochains adversaires de l'Albiceleste en quart de finale, samedi. Nul n'est prophète en son pays. Surtout pas Lionel Messi. Auteur de prestations en dents de scie avec l'Argentine en Copa America, l'attaquant du FC Barcelone reste la cible préférée des supporters et des médias locaux. Avec toujours la même rengaine: le Messi de l'Albiceleste n'est pas celui des Blaugranas. Un constat qui a sa part de vérité. Mais qui en agace plus d'un, notamment Julio Grondona, le président de la Fédération locale. "Ce que tout le monde distingue, nous, les Argentins, le jetons à la poubelle, s'est-il emporté lors de l'émission "Los Mas Grandes" de Radio Cooperativa: Messi est né à Rosario, a vécu et a joué à Rosario. Il a eu des problèmes de croissance et a trouvé à Barcelone un endroit où ils l'ont traité comme s'il était né là-bas. Pourtant, il a dit à l'Espagne qu'il ne voulait pas jouer pour eux parce qu'il voulait jouer pour l'Argentine. La solution serait que Messi dise: 'je ne viens plus, je reste en Espagne les gars, c'est fini'." Une solution que n'envisage pourtant pas une seconde la "Pulga". "Même si on me critique, je viendrais toujours en équipe nationale, a-t-il répété en conférence de presse, rapporte El Pais. Les critiques m'exaspèrent ainsi que tout le monde autour de moi. Personne n'aime être sifflé. Mais c'est arrivé parce que l'équipe n'a pas fait les choses correctement". Pourtant, l'Argentine reste sur une victoire sans appel face au Costa Rica (3-0), lors de son dernier match de poule. Et Lionel Messi n'y est pas étranger. "Messi a brillé, a même souligné son sélectionneur, Sergio Batista, sur le site de la compétition. Il a changé de position et a reçu la balle plus souvent. Car lors des derniers matches, il était très bien marqué par ses adversaires". Des adversaires qui, malgré son irrégularité, craignent toujours autant le double Ballon d'Or. Et les Uruguayens, prochains opposants de l'Argentine en quart de finale, ne font guère exception. Abreu: "Il faut le dévorer !" "Messi peut nous créer beaucoup de problèmes, prévenait le sélectionneur de la Celeste, Oscar Tabarez, sur le site de la compétition. Mais par chance, il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire et que ni Messi, ni personne d'autre ne peut éviter. Nous chercherons à ce qu'il nous fasse le moins mal possible". L'attaquant uruguayen Sebastian Abreu a, quant à lui, sa propre solution. "Il faut le dévorer !, a-t-il plaisanté en conférence de presse, avant de reprendre, plus sérieusement: Premièrement, il faut en profiter car ce n'est pas tous les jours qu'on peut affronter le meilleur joueur du monde. Et ce n'est pas tout le monde qui a cette possibilité. Deuxièmement, il faut regarder les parties précédentes, par exemple contre la Colombie, qui était une équipe suffisamment bien organisée pour le marquer de près."