Mercedes ou l'escargot d'argent

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Mercedes ou l'escargot d'argent
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Un bide. Mercedes GP a débuté la saison par un zéro pointé qui fait mal. L'écurie 100% allemande est repartie d'Australie avec des doutes nourris par le résultat final, mais également par les performances en piste sensiblement en deçà de ce qui était escompté. L'heure est déjà aux interrogations pour l'équipe de Ross Brawn. En Allemagne, les railleries sont déjà de mise et Schumi n'est plus épargné.

Un bide. Mercedes GP a débuté la saison par un zéro pointé qui fait mal. L'écurie 100% allemande est repartie d'Australie avec des doutes nourris par le résultat final, mais également par les performances en piste sensiblement en deçà de ce qui était escompté. L'heure est déjà aux interrogations pour l'équipe de Ross Brawn. En Allemagne, les railleries sont déjà de mise et Schumi n'est plus épargné. "L'accident de Schumi l'a-t-il sauvé d'une course honteuse ? Il y a de quoi se moquer de ces escargots d'argent." Le propos, particulièrement corrosif, principalement après la première course de la saison, est signé Bild. Il traduit une différence de traitement évidente accentuée par l'effet Sebastian Vettel, champion du monde en titre et vainqueur en Australie, avec un effet déceptif de ce team 100% national mannschaft. Sans aller jusqu'à cet excès que l'on peut considérer comme prématuré, la première sortie de la saison a il est vrai de quoi inquiéter du côté de Mercedes. Née des cendres d'une BrawnGP championne du monde en 2009, l'écurie Mercedes n'a pas réussi à poursuivre sur le même rythme. Dans cette optique, les W02 étaient attendues au tournant. D'autant plus que les derniers essais à Barcelone avaient laissé imaginer des jours meilleurs... "Je suis convaincu que nous pouvons nous battre pour les places sur le podium, et je suis plein d'espoir dans le fait que nous pouvons nous battre pour les victoires sur quelques courses", annonçait alors Michael Schumacher. Le Grand Prix d'Australie a dû doucher ses ardeurs. Pas le droit à l'erreur en Malaisie Dès les qualifications, cela n'a pas tourné comme prévu. Schumi est resté coincé en Q2, terminant avec le 11e temps, tandis que Nico Rosberg s'était classé en 7e position. En course, les W02 n'ont pas fait mieux, loin de là. Les deux pilotes ont abandonné après avoir été percutés. Michael Schumacher a subi l'assaut de Jaime Alguersuari dès le 3e virage, il est rentré au stand avant d'abandonner au 20e passage en raison de vibrations inquiétantes. Ce n'était que le début du calvaire pour l'équipe puisque Nico Rosberg à la bagarre avec la Williams de Rubens Barrichello s'est fait sortir par le Brésilien au 23e tour ! Difficile d'en tirer des conclusions définitives, mais l'analyse des meilleurs temps au tour fait mal. Michael Schumacher tient le 21e meilleur tour en course en 1'35"319 (13e tour) et Nico Rosberg le 17e chrono en 1'33"503. La plupart des pilotes ont réalisé leur meilleur temps en fin de course avec des réservoirs vides comme ce fut le cas pour Felipe Massa (1'28"947), mais cette position en queue de peloton ne fait qu'ajouter à l'impression d'ensemble négative. Les supporters pourront toujours se réfugier derrière la typicité du circuit urbain de Melbourne, combinée à des conditions météorologiques plus fraîches. Cela n'explique pas tout et ça ne suffira pas en Malaisie.