Mekhissi-Lavillenie, oui à Paris

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Mekhissi-Lavillenie, oui à Paris
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Mahiedine Mekhissi Benabbad a frappé très fort en réalisant, trois jours après un 2 000 m calamiteux à Reims, la 2e MPM de l'année en 8'02"09, vendredi lors du 3 000 m steeple au meeting Areva. De quoi se rassurer à moins de deux mois des Mondiaux ! Quant à Renaud Lavillenie, il s'est manqué trois fois à 5,85 m, mais avait déjà remporté le concours de saut à la perche auparavant en étant le seul à passer 5,73 m.

Mahiedine Mekhissi Benabbad a frappé très fort en réalisant, trois jours après un 2 000 m calamiteux à Reims, la 2e MPM de l'année en 8'02"09, vendredi lors du 3 000 m steeple au meeting Areva. De quoi se rassurer à moins de deux mois des Mondiaux ! Quant à Renaud Lavillenie, il s'est manqué trois fois à 5,85 m, mais avait déjà remporté le concours de saut à la perche auparavant en étant le seul à passer 5,73 m. Il n'y avait pas que Bolt et Lemaitre au Stade de France vendredi, et heureusement. Problème de chrono, petits temps des deux stars... Le 200 m ne restera pas dans les annales, mais le public dionysien a quand même pu avoir sa dose d'émotions fortes auparavant. Sans aucun doute, le point culminant de cette soirée côté français - toujours en exceptant, bien sûr, l'immense attente générée par la confrontation Bolt-Lemaitre sur le demi-tour de piste - est venu de Mahiedine Mekhissi Benabbad sur 3 000 m steeple. Trois jours après un 2 000 m complètement manqué au meeting de Reims, où il est apparu essoufflé dès la moitié de la course, le Rémois a passé le très gros braquet à Saint-Denis. En déposant le champion du monde en titre du 3 000 m steeple, Ezekiel Kemboi, dans la dernière ligne droite, le Français a fait un plein tellement énorme de confiance qu'il risque de déborder. "Au fur et à mesure des tours, les sensations sont revenues. J'ai retrouvé l'instinct du tueur. Le plaisir aussi est revenu. Le chrono, je m'en foutais, je pensais seulement à la victoire, à essayer de gagner devant mon public." La solution est donc toute trouvée pour Mekhissi Benabbad: ne pas faire attention au temps. Avec son chrono de 8'02"09, le Champenois a réalisé la deuxième meilleure performance mondiale de l'année et bat son record personnel de l'année de plus de dix secondes. Rien que ça. Mang et Soumaré, toujours pas Plus attendu, Renaud Lavillenie a un peu moins enchanté le public du SdF. En décrochant la MPM à 5,85 m, il en aurait sans doute été autrement, mais le Français a échoué. Pas un problème majeur toutefois, puisque le gain du concours avait déjà été assuré auparavant, en passant une barre à 5,73 m sur laquelle tous ses concurrents ont buté. "Je recherchais plus la victoire que la performance, donc la mission est accomplie. Mais le vent a été très capricieux. Et surtout j'ai été perturbé par le tapis qui est horriblement dur." Sinon, Lavillenie trouve quand même des points positifs à cette soirée, lui qui se faisait une joie de retrouver le Stade de France. "Je manque 5,85 m de peu. C'est ma troisième victoire de suite dans ce meeting. Et je creuse l'écart au classement de la Diamond League." Les filles n'ont pas vraiment suivi l'exemple. Véronique Mang et Myriam Soumaré n'ont toujours pas réalisé les minima sur 100 m, avec des temps respectifs de 11"33 et 11"36, loin derrière la Trinidadienne Kelly-Ann Baptiste, vainqueur en 10"91. Mais les 49 174 spectateurs n'avaient pas forcément d'yeux que pour les Français. Quatre dames ont forcé l'assistance à détourner le regard, en réalisant les meilleures performances mondiales de l'année: l'Allemande Christina Obergföll au javelot avec un lancer à 68,01 m, la Cubaine Yarelis Savigne au triple saut avec un bond à 14,99 m, la Tchèque Zuzana Hejnova sur 400 m haies avec un temps de 53"29, et enfin l'Ethiopienne Meseret Defar sur 5 000 m en 14'29"52. Comme quoi, il n'y en avait vraiment pas que pour Bolt et Lemaitre.