Mekhissi Benabbad: "M'entraîner encore plus dur"

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Mekhissi Benabbad: "M'entraîner encore plus dur"
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Après deux courses difficiles à Oslo et à Reims, Mahiedine Mekhissi Benabbad a retrouvé toutes ses sensations ce vendredi au meeting Areva en remportant le 3 000 m steeple. Une performance de choix pour le Rémois qui était à la recherche de ses sensations et qui a battu son record (8'02"09) pour venir notamment à bout du Kényan Ezekiel Kemboi. Une performance qui va l'aider dans l'optique des Mondiaux.

Après deux courses difficiles à Oslo et à Reims, Mahiedine Mekhissi Benabbad a retrouvé toutes ses sensations vendredi au meeting Areva, en remportant le 3 000 m steeple. Une performance de choix pour le Rémois, qui était à la recherche de ses sensations et qui a battu son record (8'02"09) pour venir notamment à bout du Kényan Ezekiel Kemboi. Une performance qui va l'aider dans l'optique des Mondiaux. Vous gagnez au Stade de France. Racontez-nous votre course... Je ne suis pas venu confiant, je voulais retrouver le plaisir, mes sensations, c'est pour ça que je ne pars pas vite. Au départ je suis loin, mais plus les tours sont passés et mieux je me suis senti, j'ai pris confiance et c'est encourageant pour la suite. Mes dernières sorties n'étaient pas bonnes mais je m'entraînais bien, je faisais de bonnes séances. Mon coach, Farouk, et mon agent, Rachid, m'ont réconforté et ça s'est bien passé. Est-ce de bonne augure en vue des Mondiaux ? Oui, car je m'impose devant Kemboi qui est le meilleur tacticien kényan. C'est le champion du monde, c'est un renard, ce sera l'un des concurrents les plus difficiles à battre, alors ça me rassure de m'imposer de cette manière. Je finis le dernier kilomètre en 2'35", c'était vraiment bien. Et vous battez votre record personnel ! Pendant la course, je ne voyais pas le chrono, ce n'est qu'à l'arrivée que j'ai vu que j'avais battu mon record. Je n'étais pas venu pour ça, mais pour me rassurer et reprendre confiance. Ces courses sont bien, car elles vont m'aider pour la suite. Maintenant, je ne dois pas me contenter de cette victoire, je dois continuer à travailler car je sais que les Kényans m'ont vu gagner. Aux championnats du monde, ce sera une autre course, là j'en avais un face à moi mais à Daegu ils seront quatre. Il faut toujours rester sur ses gardes et ne pas imaginer que ce sera facile. Je vais m'entraîner encore plus dur. A quel niveau de performance êtes-vous ? Je ne suis pas à 100% de mes capacités, j'en suis persuadé, en sachant que je n'ai fait aucune séance de 3 000 m steeple, je n'ai pas encore fait de "spé", c'est encourageant pour la suite. Je suis heureux, ça fait plaisir. Si j'avais loupé ma course, ça aurait été dur. A Reims, je n'avais pas de jambes, ça devait me préparer pour ce meeting. J'ai réfléchi, je me suis posé des questions avec mon coach et mon agent, ils m'ont beaucoup parlé, ça m'a aidé et je leur dédie la victoire. Pensez-vous à passer sous les huit minutes ? Ce n'était pas loin ! C'est passé à deux secondes. Mais encore une fois, je ne courais pas pour ça vendredi.