Médard: "Des petits joueurs"

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Médard: "Des petits joueurs"
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Parmi les trop rares satisfactions tricolores depuis le début de ce Tournoi, Maxime Médard non seulement n'a pas trouvé cette fois le chemin de l'essai ce samedi, à Rome, mais l'ailier toulousain n'a surtout pas échappé à l'historique naufrage du XV de France. Abasourdi, comme incrédule face à l'énormité du résultat, le Stadiste, boxeur à ses heures, encaisse mal, très mal.

Parmi les trop rares satisfactions tricolores depuis le début de ce Tournoi, Maxime Médard non seulement n'a pas trouvé cette fois le chemin de l'essai à Rome, mais l'ailier toulousain n'a surtout pas échappé à l'historique naufrage du XV de France. Abasourdi, comme incrédule face à l'énormité du résultat, le Stadiste, boxeur à ses heures, encaisse mal, très mal. Maxime, quels sentiments continuent de vous habiter après un tel résultat ? Qu'on a été nuls, on est tombé dans le piège des Italiens. Il faut les féliciter et arrêter de faire les beaux. On a été nul de A à Z. Aujourd'hui (samedi), on a été des petits joueurs. Je crois que c'est encore plus dur à assumer que la défaite de l'automne dernier de cinquante points face à l'Australie. Je ne me l'explique pas... Rien ne laissait prévoir selon vous un tel fiasco ? Je suis abasourdi par l'ampleur du truc. On est peut-être des grands garçons, mais on a été des petits joueurs sur ce match. Pour travailler, on travaille, mais on a manqué de jugeote. Une défaite face aux Italiens, on n'y croit pas, ce n'est pas possible... Même après le match, sans rien enlever à cette équipe italienne, ils ont fait le match qu'il fallait, nous ont pris physiquement, c'est une enchaînement de petites fautes et de petits détails qui fait qu'aujourd'hui, on se retrouve à peut-être tout changer avant la Coupe du monde, c'est désolant. "L'équipe d'Italie progresse, nous, on régresse..." Vous aviez pourtant, les uns et les autres, passé la semaine précédant le match à dire que vous étiez prévenus, que vous ne pourriez pas être surpris... On est nul, c'est tout, archi-nul. On n'a pas été assez intelligent et assez mature. Il n'y a rien, il faut assumer, c'est tout. Il nous manque aussi une belle paire de couilles. On va fermer notre gueule et travailler. C'est tout. Je pense qu'on va subir toutes les critiques du monde. Pourtant, nous avions le match en main. Je ne comprends pas. Le groupe a-t-il selon vous lâché Marc Lièvremont sur ce match ? On devait prendre nos responsabilités, il nous l'a répété à la mi-temps. Après, je ne pense pas qu'il faille tout remettre en question. Marc (Lièvremont) n'a pas parlé, c'est son choix. C'est compréhensible aussi. Il faut arrêter de parler et il faut arrêter de prendre de haut certaines équipes. Vous auriez, on l'imagine, pensé marquer l'histoire de cette équipe de France autrement qu'en devenant la première à s'incliner face à l'Italie dans le Tournoi... L'équipe d'Italie progresse, nous, on régresse... On est la première équipe française à perdre ici, on parle, on parle, mais à un moment, il faut qu'on assume aussi sur le terrain aussi. Ça peut être notre pire moment en équipe de France. C'est comme ça qu'on voit les grands joueurs. Quand ils sont au fond, ils remontent et avancent. Là, on a touché le fond.