Médard: "Ça peut me desservir..."

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Médard: "Ça peut me desservir..."
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Testé au centre au cours de la préparation, rentré à l'arrière à Bordeaux et titularisé à l'aile samedi, à Dublin, à l'occasion du second test-match de préparation à la Coupe du monde (9 sept.-23 oct.) face à l'Irlande, Maxime Médard, même s'il ne veut privilégier que le collectif, cache mal d'être déstabilisé par cette polyvalence. Le syndrome Traille pourrait bien le menacer...

Testé au centre au cours de la préparation, rentré à l'arrière à Bordeaux et titularisé à l'aile samedi, à Dublin, à l'occasion du second test-match de préparation à la Coupe du monde (9 sept.-23 oct.) face à l'Irlande, Maxime Médard, même s'il ne veut privilégier que le collectif, cache mal d'être déstabilisé par cette polyvalence. Le syndrome Traille pourrait bien le menacer... Maxime, avez-vous eu l'angoisse avant le match de Bordeaux de vous dire : "Mince, je ne suis pas dans l'équipe type" ? Non, non, bien sûr, J'avais à coeur de jouer bien sûr ; aujourd'hui, je crois qu'il n'y a aucun titulaire, pas de places attitrées. Il faut se montrer, mais pas qu'individuellement, le collectif prime avant tout. C'est sûr que jouer en France, c'est, peut-être pas plus facile, mais devant la famille et les proches, c'est sympa. Mais l'Aviva Stadium, c'est bien aussi. A quel genre de match vous attendez-vous samedi ? C'est un challenge assez excitant. Après, chaque match est différent. Les trente premières minutes à Bordeaux, on n'a pas vu les Irlandais, samedi, ce sera peut-être l'inverse. On ne sait pas, en tout cas, on va essayer de mettre notre jeu en place. On sait aussi qu'on a en général du mal en seconde période, c'est à nous de gommer ces erreurs. "Ce serait bien de pouvoir me voir ailleurs qu'à l'aile..." Faut-il craindre de vous voir exploser physiquement comme à Bordeaux ? On verra, j'espère qu'on ne va pas exploser au bout de vingt minutes. Mais ces matches amicaux servent à ça, mettre en place notre jeu, c'est sûr, mais même si on est fatigué, il faut aller chercher plus loin pour essayer de tenir un peu plus au prochain match. La victoire compte avant tout, mais il ne faut pas oublier de travailler. Pensez-vous alterner durant la rencontre avec Cédric (Heymans) à l'arrière ? (il fait la moue) Je n'en sais rien. Je vais peut-être alterner au centre aussi, je ne sais pas. Pour l'instant, je débute au centre... (il se reprend) je débute à l'aile et après, on verra... Je ne sais pas parce qu'on tourne vachement. C'est un match amical, donc il faut travailler. C'est peut-être l'occasion de me voir cinq ou dix minutes au centre. Ce n'est pas moi quoi fait les choix. Retenu en tant qu'ailier dans ce groupe, on vous teste au centre depuis le début de la préparation, vous rentrez à l'arrière à Bordeaux, samedi, vous débuterez à droite... N'est-ce pas un peu déstabilisant tout de même pour vous ? (il hésite) C'est bien, ça me sert, mais ça peut aussi me desservir un jour ou l'autre. Aujourd'hui, je suis content de pouvoir alterner. Après, j'aimerais avoir du temps de jeu sur les autres postes aussi parce que c'est important. Si on doit changer durant la Coupe du monde, ce serait bien de pouvoir me voir ailleurs qu'à l'aile. Vous craignez à terme d'être victime, à l'image d'un Damien Traille avant vous (*), de cette polyvalence ? Forcément, dès que tu es remplaçant, tu y penses... Bien sûr en tant que remplaçant, tu es là, c'est important. Mais forcément quand tu es compétiteur, tu as envie de jouer, mais ce n'est pas grave, ce n'était qu'un match amical. A Bordeaux, quand j'ai vu que la "Skrel'" (Skrela) rentrait, j'ai compris que je jouerai moins, mais c'est comme ça... Le collectif prime. (*) S'il est à l'heure de cette Coupe du monde, le trois-quarts français le plus capé avec 84 sélections à ce jour, Traille, qui a évolue avec les Bleus au centre, à l'arrière et à l'ouverture, n'a jamais su se fixer à un poste en particulier.