McIlroy brille, Havret aussi

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McIlroy brille, Havret aussi
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Rory McIlroy est revenu de loin, dimanche, pour s'adjuger le trophée à Hong Kong, épreuve comptant pour le circuit européen. Le Nord-irlandais a signé une belle carte de 65 mais a également profité de l'écroulement d'Alvaro Quiros, lequel a laissé filer la victoire en bouclant son énième parcours en 75 coups. Si McIlroy a quitté l'Asie avec le sourire, c'est aussi le cas de Grégory Havret qui a pris la deuxième place, à deux coups du n°2 mondial.

Rory McIlroy est revenu de loin, dimanche, pour s'adjuger le trophée à Hong Kong, épreuve comptant pour le circuit européen. Le Nord-irlandais a signé une belle carte de 65 mais a également profité de l'écroulement d'Alvaro Quiros, lequel a laissé filer la victoire en bouclant son énième parcours en 75 coups. Si McIlroy a quitté l'Asie avec le sourire, c'est aussi le cas de Grégory Havret qui a pris la deuxième place, à deux coups du n°2 mondial. Il avait quitté la Chine ronchon, passé à côté de la victoire avec son compatriote et camarade Graeme McDowell sur la World Cup, la coupe du monde en double. Rory McIlroy a retrouvé le sourire dimanche à Hong Kong en mettant la main sur son deuxième tournoi de la saison seulement après son triomphe à l'US Open. Un succès qui n'était alors accompagné « que » de dix Top 10, dont quatre lors de ses quatre dernières apparitions sur le circuit européen. Mais les raisons de l'immense bonheur du Nord-Irlandais dimanche sont multiples. A commencer par l'attachement qu'il porte à ce tournoi certes peu côté du circuit mais qui se refusait ostensiblement à lui. "Je voulais vraiment gagner ce tournoi depuis ce play-off (perdu, ndlr) en 2008", avouait McIlroy, sixième l'année dernière après deux deuxièmes places consécutives (2008 et 2009). "J'ai dû attendre trois ans mais c'est très spécial pour moi d'avoir enfin mis la main sur ce trophée." D'autant plus fort que le Nord-Irlandais était sous pression, obligé de réussir une grosse performance pour conserver sa place du n°2 mondial convoitée par Lee Westwood - auteur samedi d'une carte de 62 qui devrait lui permettre de garder son titre à Sun City, un tournoi sanctionné par aucun circuit mais très lucratif - mais aussi ses chances de doubler sur le fil Luke Donald pour la place de n°1 européen en fin d'année. L'Anglais, non content d'être n°1 mondial, se voyait en effet terminer l'année en tête des bilans comptables, et du circuit américain, et de celui du Vieux Continent, une performance inédite. McIlroy, revenu à quelque 800 000 euros de son rival, peut aujourd'hui l'en priver. Mais le Nord-Irlandais devra pour cela l'emporter le week-end prochain à Dubaï, théâtre de la grande finale de la saison, et espérer que Donald ne termine pas dans le Top 10. Un final à suspens dont Grégory Havret ne sera pas seulement spectateur mais aussi acteur, le Français ayant terminé dimanche dans la roue de McIlroy à la deuxième place, son meilleur résultat de la saison. De bon augure pour le dauphin malheureux de McDowell lors de l'US Open 2010, 25e de la Race to Dubaï, qui sera accompagné par trois de ses compatriotes la semaine prochaine, Raphaël Jacquelin (33e), Thomas Levet (43e) et Grégory Bourdy (46e). Le Top 10 du tournoi de Hong Kong: 1. Rory McIlroy (NIR) 268 2. Grégory Havret (FRA) 270 3. Peter Hanson (SUE) 271 4. Pariya Junhasavasdikul (THA) 272 4. Ian Poulter (ANG) 272 4. Richie Ramsay (ECO) 272 7. Kiradech Aphibarnrat (THA) 273 7. Alvaro Quiros (ESP) 273 7. Y.E. Yank (COR) 273 10. Juvic Pagunsan (PHI) 274 ... 53. Grégory Bourdy (FRA) 285 55. Christian Cévaër (FRA) 286