Mazembe tout puissant ?

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Mazembe tout puissant ?
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Double tenant de la Ligue des champions africaine, le Tout Puissant Mazembe a l'occasion d'étendre sa réputation à l'échelon mondial en se qualifiant pour la finale de la Coupe du monde des clubs, toujours réservée jusqu'ici aux équipes européennes et sud-américaines. Les Congolais seront opposés en demi-finale aux Brésiliens de l'Internacional.

Double tenant de la Ligue des champions africaine, le Tout Puissant Mazembe a l'occasion d'étendre sa réputation à l'échelon mondial en se qualifiant pour la finale de la Coupe du monde des clubs, toujours réservée jusqu'ici aux équipes européennes et sud-américaines. Les Congolais seront opposés en demi-finale aux Brésiliens de l'Internacional. Un nom à faire peur. Mais qui se limite pour l'heure au seul continent africain. Depuis 2009, le Tout Puissant Mazembe est redevenu la référence africaine, vainqueur des deux dernières éditions de la Ligue des champions de la CAF, dont la dernière aux dépens de l'Espérance Tunis au terme d'une double confrontation (5-0 et 1-1) qui, pour certains, a surtout confirmé la puissance financière de Moise Katumbi, le président du club congolais, tant l'arbitrage du Togolais Kokou a pu porter à contestation lors de la manche aller. Les Corbeaux, surnom donné aux joueurs de cette équipe, ont laissé siffler les mauvaises langues venues pour la plupart du Maghreb. Et s'attachent aujourd'hui à étendre cette toute puissance au-delà des frontières africaines. Cette domination continentale avait touché ses limites l'année dernière lors de la Coupe du monde des clubs 2009 que le club congolais avait quittée avec deux défaites à son compteur concédées face aux Sud-Coréens des Pohang Steelers (1-2) et aux Néo-Zélandais d'Auckland City (2-3). Un échec, à l'origine de la campagne de recrutement ambitieuse initiée par le président du TP Mazembe avec l'arrivée de joueurs zambiens et zimbabwéens, que les Corbeaux voulaient effacer cette année à Abu Dhabi. "L'an dernier, nous avions perdu nos deux matches. Il faut faire mieux cette fois-ci", prévenait Lamine N'Diaye, l'entraîneur sénégalais de cette équipe de Lubumbashi, au micro d'African Football Media pour le site de la Fifa (FIFA.com). "Nous sommes ambitieux. Personnellement, j'ai envie de briller pour ma première participation à ce tournoi mais je sais que les joueurs ont aussi très envie de montrer au monde de quoi ils sont vraiment capables." Les Corbeaux par la finale alléchés... L'Afrique est déjà convaincue des capacités du TP Mazembe, la seule équipe à avoir conservé la Ligue des Champions à deux reprises (1967 et 1968 puis donc 2009 et 2010). Et Claude Le Roy, l'ancien sélectionneur de la République démocratique du Congo (2004-2006), s'en réjouissait alors au micro de RFI : "Ça va faire encore du bien au football de la RDC qui vaut beaucoup mieux que ce qu'il représente au niveau international avec sa sélection en ce moment. Pour moi, c'est peut-être le football le plus puissant potentiellement pour l'avenir en Afrique. C'est un club bien organisé, ils ont un bon terrain d'entraînement, un bon terrain de jeu, un président qui a mis les moyens pour avoir des entraîneurs de qualité et faire quelque chose sur le moyen et le long terme. C'est comme cela que ça doit marcher dans le football : en gardant de la cohérence sur le moyen terme." Aujourd'hui présenté comme le 32e club du monde, selon le dernier classement, daté du 1er novembre, publié par la Fédération Internationale de l'Histoire et des Statistiques du Football (IFFHS), le Tout Puissant Mazembe a rempli son premier objectif en gagnant son premier match dans la compétition face aux Mexicains de Pachuca (1-0). Mais ne veut pas s'arrêter en si bon chemin. "L'appétit vient en mangeant. Donc nous allons jouer notre chance à fond pour atteindre la finale. Pour cela, il faudra quand même être meilleur que contre Pachuca", souligne sur le site de la Fifa N'Diaye, l'ancien sélectionneur du Sénégal installé sur le banc du champion d'Afrique depuis septembre. Les Corbeaux, par la finale alléchés, se verraient bien hisser pour la première fois un club africain à ce stade de la compétition et mettre fin à la domination des clubs européens et sud-américains. Mais les joueurs de l'Internacional leur répondront que jamais un club brésilien n'a perdu en Coupe du monde des clubs...