Mauresmo: "Poursuivre l'aventure"

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Mauresmo: "Poursuivre l'aventure"
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Nommée co-directrice du prochain Open GDF-Suez (du 5 au 13 février), Amélie Mauresmo est revenue ce mercredi en conférence de presse sur sa nomination au sein de l'organisation du tournoi parisien. L'ex-numéro un mondial a aussi évoqué le cas de la numéro un française Marion Bartoli et ses relations avec l'équipe de France de Fed Cup.

Nommée co-directrice du prochain Open GDF-Suez (du 5 au 13 février), Amélie Mauresmo est revenue ce mercredi en conférence de presse sur sa nomination au sein de l'organisation du tournoi parisien. L'ex-numéro un mondial a aussi évoqué le cas de la numéro un française Marion Bartoli et ses relations avec l'équipe de France de Fed Cup. Amélie, est-ce une réelle satisfaction pour vous de devenir co-directrice de cet Open GDF-Suez ? Je suis ravie de devenir co-directrice de ce 19e Open. Cela fait plus d'un an que j'ai mis un terme à ma carrière et les six premiers mois étaient tranquilles. Ensuite, cette idée a muri dans la tête de tout le monde y compris dans la mienne. Bien entendu, les moments vécus et partagés avec le public parisien ont joué un rôle dans cette prise de décision. Aujourd'hui, j'ai envie de passer de l'autre côté afin de poursuivre l'aventure avec GDF-Suez. Concrètement, quelles seront vos missions ? Rien n'est défini et déterminé d'avance. Chacun trouvera sa place dans des domaines qui lui plaît. Je serai présente en Australie pour essayer de convaincre certaines joueuses de venir à Paris après un Open d'Australie qui se sera terminé plutôt que prévu pour certaines. J'aurais un oeil sur les wild-cards aussi. Mais on verra en temps voulu, car nous n'en avons pas encore parlé. Je serai attentive sur ce qui se passera à Melbourne. Bien entendu, on aidera les joueuses françaises qui auront réalisé un bon parcours en Australie. Avec votre venue au sein de l'organisation, pensez-vous que ce tournoi va prendre une autre dimension ? Oui, je pense que c'est un gage de crédibilité. C'est intéressant d'amener l'oeil d'une joueuse qui a arrêté sa carrière tout en intégrant les soucis et les priorités d'une organisation. Grâce à cette soirée du lundi soir, on lancera le tournoi d'une autre manière afin de créer quelque chose de nouveau. "Convaincre Marion Bartoli de jouer à Coubertin" Pensez-vous que les Belges, Justine Henin et Kim Clijsters, auront à coeur d'évoluer devant le public parisien ? C'est une chance d'avoir sur le plateau Justine Henin et Kim Clijsters. Quand j'étais joueuse, j'étais toujours fascinée par cette proximité avec le public parisien. Même si les deux belges ont l'habitude de jouer sur des grands courts centraux, mais là, elles pourront communier avec les spectateurs dans une ambiance plus familiale et conviviale. C'est vraiment appréciable. La numéro un française, Marion Bartoli, sera absente de nouveau pour ce tournoi parisien. Selon vous, est-ce un manque de respect de sa part ? Non, c'est un choix. Elle l'a fait pendant pas mal de temps auparavant. Maintenant, je pense qu'elle a ses raisons pour ne plus le disputer. Moi, je trouve cela dommage avec ce que j'ai pu vivre à Coubertin. J'essaierai tout de même d'avoir une conversation avec elle afin de la convaincre. Ensuite, elle fera son choix et il faudra le respecter. Si elle pense que pour son planning c'est mieux de faire autrement, elle le fera. La jeune génération a du mal à s'imposer, comment l'expliquez-vous ? Oui, on sent bien que la relève a du mal à prendre la main. En termes de personnalité, on cite encore les noms des plus anciennes comme Justine Henin, Kim Clijsters ou encore une Serena ou une Venus Williams. Cela va prendre un peu de temps, car l'ancienne génération est encore présente sur le circuit. C'est peut-être aussi à cause d'elle que les jeunes ont du mal à prendre leur envol. On ne peut pas aller plus vite que la musique et il faut laisser le temps aux nouvelles de mieux s'exprimer. "Il n'y a pas de divorce" Le lundi soir, vous organisez une soirée caritative pour la lutte contre le cancer, cela vous tient à coeur... Oui, cela concerne l'Institut Curie dont j'ai été la marraine durant de nombreuses années. L'idée étant de rassembler pour cette association le monde du tennis et le monde artistique. Tout d'abord, un ancien tennisman et un artiste joueront en double sur le court. Il y aura une billetterie spéciale en espérant que les partenaires dans les loges répondront présents pour soutenir l'Institut Curie tout en voyant un spectacle sympa pour le public. Dans la foulée, il y aura un cocktail dinatoire pour tous ceux qui seront restés. Pour l'instant, on pourra compter sur Yannick Noah, Henri Leconte, Guy Forget, Fabrice Santoro, moi-même et du côté des artistes, Michel Boujenah, Michèle Laroque, Kad Merad et Bob Sinclar qui ont répondu présent pour cet événement. Le premier tour de la Fed Cup aura lieu le 5 février, le divorce serait-il consommé entre vous et l'équipe de France ? Ne vous inquiétez pas, on suivra le résultat de cette équipe de France mais il n'y a pas de divorce. Tout simplement, les Françaises partent à Moscou et moi je suis amenée à jouer un rôle au sein de l'organisation du tournoi GDF-Suez que je remplirais avec tout mon coeur même si je garderais un oeil sur les résultats de l'équipe de France en Russie.