Mauresmo: "J'ai bien profité"

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Mauresmo: "J'ai bien profité"
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De passage à Bercy cette semaine, Amélie Mauresmo a évoqué pour sports.fr sa nouvelle vie, un an après avoir décidé d'arrêter sa carrière. L'ex-numéro un mondiale, qui vient de participer au Marathon de New York, ne s'est toutefois pas encore définitivement fixée sur ce que sera l'après tennis. En attendant, elle profite de la vie et continue de faire valoir son expérience notamment avec son équipementier.

De passage à Bercy cette semaine, Amélie Mauresmo a évoqué pour sports.fr sa nouvelle vie, un an après avoir décidé d'arrêter sa carrière. L'ex-numéro un mondiale, qui vient de participer au Marathon de New York, ne s'est toutefois pas encore définitivement fixée sur ce que sera l'après tennis. En attendant, elle profite de la vie et continue de faire valoir son expérience notamment avec son équipementier. Vous revenez du Marathon de New York. C'est une nouvelle envie? C'était un pari avec Xavier Moreau, mon ancien préparateur physique, qui date de trois quatre ans. Ce n'était parti de rien, j'ai tapé et j'ai été obligée de m'y coller (rires). Je me suis dit, « Si j'en fais un, c'est New York ». On est parti une semaine avec toute une équipe. Je me suis entraînée deux mois sérieusement, avec Xavier d'ailleurs. J'ai fait 3h40, je suis très contente car je visais les moins de quatre heures. Dans ma vie de tenniswoman, je vivais dans l'élite où tu vises la gagne à chaque fois, là c'est un autre challenge c'était plus par rapport à moi-même, me prouver que je pouvais me dépasser. Cette expérience vous a-t-elle donné des envies d'approfondir un peu plus le monde du marathon, ou des épreuves de fond ? Non, ce qui m'intéresse c'est de me donner des petits challenges en termes de prépa physique pour m'entretenir, garder la forme. Là c'était le marathon, demain ce sera peut-être des épreuves en équipes comme un raid, il faut varier. Vous avez rangé les raquettes il y a un an, comment ça se passe depuis ? Très bien, au top. C'est passé très vite en fait, j'ai bien profité et je ne me suis pas du tout ennuyée, ce qui était d'ailleurs une de mes inquiétudes. Je n'ai pas fait beaucoup de choses, un peu de consulting à la télé et puis je continue à travailler avec mon équipementier. (*) "Je serai à Belgrade" Comment voyez-vous votre avenir ? Avec mon équipementier, on va peut-être partir sur un projet à moyen ou long terme, on en discute justement en ce moment. Ce qui est intéressant, c'est de développer des projets, des choses qui me plaisent et qui fonctionnent, tirer les choses vers le haut. Pour l'instant, il n'y a rien de concret sur mon après carrière mais on devrait en savoir plus d'ici la fin de l'année, les choses devraient avancer. Début décembre, la France affronte la Serbie en finale de la Coupe Davis, quels conseils donneriez-vous au capitaine Guy Forget ? Je serai à Belgrade, j'ai envie de vivre le truc. Des conseils ? Guy est là pour ça, pour avoir un discours nécessaire. Il a connu cette vie de groupe, cette tension, comme joueur et comme capitaine. Je n'ai pas spécialement de conseils à donner. Il faudra vraiment un groupe soudé dans ce contexte. Ce seront eux contre 15 000, 16 000 spectateurs, a priori, il n'y aura pas beaucoup de Français. Les forces, ce seront le groupe et le fait de se recentrer sur un niveau de jeu car être en bloc ne suffit pas. Cette finale, pour un pays comme la Serbie, c'est un événement d'une énorme ampleur. Et quel est votre pronostic ? Au niveau tennis, c'est assez équilibré, les Français ont la qualité sans problème pour remporter cette finale et en face il y a aussi une homogénéité. Une petite différence quand même. Nous en perdant Jo (Jo-Wilfried Tsonga), on a quand même des ressources pour remplacer un joueur, eux, s'ils perdent un des leurs, et surtout un Djokovic, ce ne sera pas la même histoire. Ils ont moins de réserve. Espérons que cela puisse jouer." * : Reebok