Martin-Nasri, y a pas photo

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Martin-Nasri, y a pas photo
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Samir Nasri ou Marvin Martin ? Laurent Blanc avait choisi de ne pas choisir, mercredi soir à la Mosson, pour le match amical qui a vu les Bleus faire match nul avec le Chili (1-1). Inévitable en pareilles circonstances, la comparaison n'est pas forcément flatteuse pour le Gunner. Si le Sochalien a encore marqué des points, de l'aveu même de son sélectionneur, l'ancien Marseillais, lui, n'a pas rendu la copie attendue.

Samir Nasri ou Marvin Martin ? Laurent Blanc avait choisi de ne pas choisir, mercredi soir à la Mosson, pour le match amical qui a vu les Bleus faire match nul avec le Chili (1-1). Inévitable en pareilles circonstances, la comparaison n'est pas forcément flatteuse pour le Gunner. Si le Sochalien a encore marqué des points, de l'aveu même de son sélectionneur, l'ancien Marseillais, lui, n'a pas rendu la copie attendue. Laurent Blanc voulait revoir très vite Samir Nasri dans ce rôle de chef d'orchestre qu'il a si mal assumé en Biélorussie en juin dernier. C'était quasiment acquis, l'intéressé devait donc être du match amical contre le Chili, mercredi à Montpellier. Marvin Martin, révélation de la tournée printanière des Bleus dans les pays de l'Est, semblait pour sa part promis à une entrée en différé. Histoire d'apporter la fougue et le panache que désormais tout le monde lui connaît et lui reconnaît. Finalement « le Président » a opté pour l'audace, décidant d'aligner les deux hommes dès le coup d'envoi, dans un milieu à trois complété par un Yann M'Vila cantonné aux « basses besognes ». "Notre volonté était de rester au contact de cette équipe qui a tendance à bien garder le ballon. Pour cela Marvin et Samir avaient des consignes très précises, et Marvin s'en est très bien sorti." Initialement placé en soutien du Gunner, trait d'union entre le récupération et l'animation, le Sochalien a davantage brillé dans ses attributions offensives, parfois au détriment de tâches plus ingrates, mais n'a encore une fois pas laissé insensible son sélectionneur. "Je suis satisfait de sa prestation, admet Laurent Blanc. C'est un joueur plaisant et oui, il continue à marquer des points. Il sent le foot et quand on sent le foot, on est plus à l'aise. Il lui manque juste un peu d'expérience internationale mais ça va venir. D'autant que tous les autres joueurs lui font confiance." Un constat corroboré par la petite déclaration de Karim Benzema à l'égard du Lionceau dans les coulisses de la Mosson: "Je l'ai trouvé bien, comme d'habitude... Il essaie d'apporter ce qu'il sait faire: de bonnes passes, et de la percussion pour éliminer l'adversaire. J'espère qu'il va continuer à progresser avec nous." Blanc: "Nasri peut et doit faire mieux !" Le principal intéressé, lui, ne boude pas son plaisir. "Je me sens vraiment très bien dans cette équipe. Je suis quelqu'un qui aime bien toucher le ballon, beaucoup bouger et on me laisse le faire en équipe de France. Je prends beaucoup de plaisir dans ce collectif", dixit le meilleur passeur du championnat de France 2010-2011. Un Marvin Martin qui n'omet toutefois pas un détail qui a son importance en plein mois d'août: "Certains viennent de reprendre, d'autres n'ont pas encore repris leur championnat. Ce sont des matches où il faut être prêt pour répondre présent." Une circonstance atténuante dédiée ou presque à Samir Nasri. Mercredi soir à la Mosson, le Londonien ou futur Mancunien disputait son premier match « officiel » de la saison - ce qui n'a pas manqué de transparaître dans ses intentions de jeu. Outre le déchet technique bien légitime en cette période de l'année, le Marseillais d'origine est apparu bien timoré dans ses choix, se contentant souvent de courtes remises quand la provocation semblait toute indiquée. "Samir était chargé de mettre le jeu dans le bon sens, de l'orienter. Et si j'en juge sa prestation du soir, je pense qu'il peut faire mieux. Donc il doit faire mieux ! Il en a les capacités", soufflait mercredi soir Laurent Blanc à l'issue de la partie. Et le patron des Bleus d'ajouter, comme pour encourager son poulain: "Je sais qu'il se trouve dans une situation délicate mais lui sait ce qu'on attend de lui. On lui fait confiance et il doit nous rendre cette confiance. Il y arrivera, j'en suis convaincu. Dans peu de temps..." Assurément, « le Président » compte sur le Gunner pour les matches couperets qui attendent la France en septembre prochain, en Albanie puis en Roumanie. D'ici là, Samir Nasri aura choisi ses couleurs de club et digéré sa préparation. Et à en juger l'ouverture lumineuse dont il a gratifié Karim Benzema sur l'action du but tricolore signé Loïc Rémy, il serait dommage d'avoir à choisir entre sa classe et le talent de Marvin Martin.