Marseille veut relever la tête

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Marseille veut relever la tête
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Les doutes sont présents. Bien trop présents alors que l'Olympique de Marseille débute sa Ligue des champions mardi sur le terrain de l'Olympiakos. Avec trois petits points en championnat, aucune victoire au compteur et une défaite samedi au Vélodrome face à Rennes (0-1), l'OM balbutie son football et se cherche des certitudes. Si dans le jeu, il y a du mieux, il va falloir réagir immédiatement.

Les doutes sont présents. Bien trop présents alors que l'Olympique de Marseille débute sa Ligue des champions mardi sur le terrain de l'Olympiakos. Avec trois petits points en championnat, aucune victoire au compteur et une défaite samedi au Vélodrome face à Rennes (0-1), l'OM balbutie son football et se cherche des certitudes. Si dans le jeu, il y a du mieux, il va falloir réagir immédiatement. Le public du stade Vélodrome a grondé. Fort. Il faut dire que le revers concédé face à Rennes, samedi, n'est pas sans conséquence au classement de la Ligue 1. Au lieu de se rassurer au coeur de l'été afin d'appréhender au mieux l'arrivée de septembre et donc de la Ligue des champions, l'Olympique de Marseille a débuté à l'envers. Rien n'a vraiment tourné comme prévu et les contradictions ne manquent pas. A commencer par un recrutement officiellement bouclé bien rapidement pour mieux préparer la saison et terminé sur l'imbroglio André-Pierre Gignac. Mais après trois matches nuls et un revers à Lille, Marseille n'avait qu'une envie, oublier tous ces soucis en se replaçant au classement contre un adversaire direct. Mais si l'OM a joué et su se procurer plusieurs opportunités franches, tombant sur un Benoît Costil en état de grâce et chaudement félicité par ses coéquipiers une fois de retour au vestiaire. "Il y a des jours comme ça, tant mieux que ce soit tombé face à un adversaire redoutable comme Marseille", glisse tout sourire le portier breton à l'antenne de Canal+. De fait, il a écoeuré les attaquants phocéens, ce qui a permis à son équipe de tenir avant que Kembo-Ekoko ne vienne crucifier Steve Mandanda (76e). Et maintenant, la Ligue des champions ! On retrouve là un des soucis de l'OM en ce début de saison, il n'y a pas un match sans cette maudite erreur qui vient gâcher tout le travail accompli. Cette fois encore, Rod Fanni replacé dans l'axe en l'absence de Nkoulou ou Mbia, est bien malgré lui à l'origine du but rennais. Il avait aussi provoqué le penalty pour la défaite contre Lille (2-3) ce qui n'arrange évidemment pas sa confiance. Inutile de stigmatiser un joueur en particulier alors que les manques sont nombreux. Il faudrait davantage de mouvements à tous les étages, notamment au milieu, et en ce sens, la blessure de Valbuena contre Rennes n'arrange rien. Deschamps aimerait notamment que Lucho redevienne ce joueur déterminant qu'il sait être. Ou plutôt qu'il a su être... Des doutes qui ne devraient pas avoir lieu d'être alors que l'Olympique de Marseille va entamer sa campagne en Ligue des champions dès mardi sur le terrain de l'Olympiakos. "Il y a une crise de résultat. J'assume. Quand ça se passait bien et que c'était agréable j'acceptais les éloges, quand ça va mal je prends pour moi", consent Didier Deschamps qui pourrait aussi pointer du doigt les limites de son effectif. On ne peut pas tout maitriser. Concernant le prochain match face à l'Olympiakos, il répond: Pour ce match qui nous attend mardi, il faut évacuer cette énorme déception. On sera à l'extérieur, dans une ambiance très chaude, c'est la Ligue des champions. C'est une compétition qui a tendance à sublimer les joueurs. Il va falloir récupérer et aller là-bas avec toutes nos forces pour livrer cette bataille. Une bataille contre une équipe que DD avoue ne pas maîtriser totalement. "J'ai quelques éléments, ils ont fait un match amical qui était une large revue d'effectif, une bonne idée de ce qu'ils peuvent nous présenter, mais il y aura quand même beaucoup d'incertitudes", reconnaît-il. Des incertitudes chez l'adversaire mais également des incertitudes au sein même de l'effectif de l'OM qui fluctue entre les blessures, les méformes ou les suspensions. Lever le voile devient urgent. En championnat, avec 3 points sur 15, c'est évident. En Ligue des champions, avec Arsenal et le Borussia Dortmund dans son groupe, l'OM n'a tout simplement pas le droit de se manquer contre l'Olympiakos.