Marseille s'accroche

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Marseille s'accroche
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Sans droit à l'erreur après sa défaite concédée le week-end dernier face à Lille (1-2), l'Olympique de Marseille, malgré une semaine difficile avec la gestion du cas Brandao, a récupéré ces points perdus à domicile en s'imposant vendredi à Rennes en ouverture de la 27e journée (0-2). Un succès qui permet au club phocéen de revenir à un point du duo de tête, de quoi préparer plus sereinement le déplacement à Manchester United.

Sans droit à l'erreur après sa défaite concédée le week-end dernier face à Lille (1-2), l'Olympique de Marseille, malgré une semaine difficile avec la gestion du cas Brandao, a récupéré ces points perdus à domicile en s'imposant vendredi à Rennes en ouverture de la 27e journée (0-2). Un succès qui permet au club phocéen de revenir à un point du duo de tête, de quoi préparer plus sereinement le déplacement à Manchester United. Les Marseillais n'ont pas lâché. Ni Brandao, à qui ils ont tenu à témoigner leur solidarité en étendant un maillot à son nom devant le banc phocéen malgré la condamnation de l'affaire par Jean-Claude Dassier, le président de l'OM, ni la tête du classement. Perturbés par cette affaire de présumé viol impliquant leur coéquipier brésilien, les hommes de Didier Deschamps n'en ont pas montré les signes vendredi à Rennes. Ou plutôt si, en se montrant soudés pour renverser une équipe bretonne qui ne s'était inclinée qu'une seule fois cette saison à domicile (0-2). Un résultat qui clôt une semaine difficile sur une note positive et permet à l'OM de revenir à un point de sa victime du soir mais aussi de Lille qui reçoit Valenciennes dimanche. Une étape finalement encourageante entre la défaite concédée au Vélodrome le week-end dernier face à Lille (1-2) et le déplacement à Manchester United lors des huitièmes de finale retour de la Ligue des champions. Au pied du mur, les Marseillais subissent en début de match la puissance rennaise, symbolisée par cette remontée de balle de Boukari, conclue sur une frappe non-cadrée (15e), qui les oblige à se mettre à la faute, à l'image de Diawara averti (16e) et de son compère de la charnière, Heinze, qui échappe par miracle au jaune malgré une série de trois grosses fautes. Les Bretons maitrisent mais la jouent parfois trop facile, Leroy s'essayant ainsi de plus de 40 mètres après avoir vu Mandanda avancé, comme le week-end dernier sur la frappe victorieuse du Lillois Hazard (21e). Les appels à la vigilance de Frédéric Antonetti restent sourds et les champions de France en titre en profitent doucement pour sortir la tête de l'eau. Douchez retarde l'échéance La frappe d'Ayew, à la sortie d'un une-deux avec Lucho, reste un avertissement sans frais (23e). La punition ne tarde pas, Rémy, à la conclusion d'une action collective d'une rare fluidité, plaçant une tête plongeante victorieuse pour l'ouverture du score (24e, 0-1). Assommés, les Bretons peinent à réagir, la frappe lointaine de Dalmat sonnant comme un aveu d'impuissance (28e). Très en vue en début de match avant de disparaître, Boukari, l'homme en forme du Stade Rennais, tente de reprendre la lumière mais sa tentative du gauche en bout de course dans un angle fermé ne trouve pas le cadre (44e). Si M'Vila, seul au second poteau, témoigne des intentions bretonnes au retour des vestiaires, une reprise contrée par Mandanda (49e), ce sont les Marseillais qui se montrent les plus dangereux en seconde période, notamment par Ayew, l'Olympien le plus en vue sur la pelouse du Stade de la Route de Lorient, qui, après un appui sur Gignac, décale Rémy qui bute sur Douchez (56e). Après une tête de MBia captée avec autorité (66e), le gardien breton, en fin de contrat au terme de la saison, retarde une nouvelle fois l'échéance sur un tir à bout portant de Gignac venu récupéré le ballon devant l'imposant Mangane (70e). Et si Ayew, qui tergiverse seul devant Douchez (76e), rate le coche, l'OM valide son bon match grâce à Lucho, servi sur un plateau en retrait par l'autre Ayew, Jordan, entré en jeu (80e, 0-2). Une victoire, logique, qui aurait pu être plus lourde encore si Taiwo, sur une frappe dont il avait le secret (90e+1), n'avait pas trouvé la barre de Douchez. 2-0, le coup est parfait pour l'OM qui confirme que la lutte pour le titre sera serrée jusqu'au bout.