Marseille reste au point mort

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Marseille reste au point mort
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Une semaine après le match nul concédé à Valenciennes (1-1), l'OM n'a pas fait mieux sur sa pelouse du Vélodrome contre Brest (1-1), ce dimanche après-midi, lors de la 9e journée de Ligue 1. Très vite menés au score, suite à un but de Poyet (5e), les Marseillais ont égalisé grâce à Ayew (20e). Un résultat qui les cloue à la treizième place du championnat.

Une semaine après le match nul concédé à Valenciennes (1-1), l'OM n'a pas fait mieux sur sa pelouse du Vélodrome contre Brest (1-1), ce dimanche après-midi, lors de la 9e journée de Ligue 1. Très vite menés au score, suite à un but de Poyet (5e), les Marseillais ont égalisé grâce à Ayew (20e). Un résultat qui les cloue à la treizième place du championnat. Le succès face à Dortmund était un leurre. Ceux qui croyaient l'OM guéri après le carton qu'il avait signé devant le champion d'Allemagne se sont mis le doigt dans l'oeil. Non, les Marseillais ne vont pas mieux. Ils peinent toujours autant à trouver un style, une identité, à l'imposer à leurs adversaires. Brest en a profité, ce dimanche, pour ramener un point de son déplacement au stade Vélodrome (1-1) au terme d'un match pénible pour tout le monde, spectateurs compris. Enfin presque tout le monde, seul Alex Dupont affichant un large sourire au coup de sifflet final. "C'est un bon point, on les a fait déjouer, a réagi l'entraîneur breton au micro de Foot+. On a été très volontaires dans la récupération du ballon. Après, tout n'a pas été parfait dans l'utilisation des espaces. Mais on ne va pas faire la fine bouche." Marseille, qui espérait enfin accélérer une semaine après un nul aussi heureux que rageant sur la pelouse en lambeaux de Valenciennes (1-1), n'a lui pas rassuré grand-monde sur ses capacités à vite se refaire une place dans la première moitié du classement. Pour preuve, les Ciel et Blanc sont scotchés à la treizième place... Dans le jeu, si Rémy et Ayew ont montré par séquences qu'ils avaient les qualités techniques pour tirer l'ensemble de l'équipe vers le haut, les Olympiens ont encore beaucoup déçu, gênés par une formation brestoise qui a d'entrée répondu au défi physique. Un domaine dans lequel les Phocéens ont logiquement été, quatre jours après leur victoire contre le Borussia en Ligue des champions (3-0), un peu limités. L'OM n'a donc jamais vraiment pu s'installer dans cette rencontre, et c'est Brest qui a ouvert le score sur un contre savamment orchestré. Suite à une touche longue d'Azpilicueta dans le camp breton, les hommes d'Alex Dupont se sont vite déployés. Poyet, qui a récupéré le cuir à trente mètres du but de Mandanda, a profité de l'étrange naïveté des défenseurs adverses pour éliminer Morel et Lucho de deux crochets avant d'armer une frappe plein centre, sans danger apparent, sur laquelle le gardien marseillais s'est pourtant troué (1-0, 5e). Le Vélodrome commence à bouillir... Cueillis à froid, les Olympiens ont ensuite eu le mérite de réagir. Suffisant pour s'en satisfaire ? Sans doute que non. Sans véritable patron dans l'animation, Lucho et Valbuena n'ayant ni les jambes ni les idées pour orienter leurs partenaires, Marseille a égalisé assez rapidement, ce qui l'a empêché de douter trop longtemps. Un but, oeuvre d'Ayew sur un centre au cordeau de Rémy (1-1, 20e), qui n'a pas libéré pour autant les joueurs de Didier Deschamps, bien trop brouillons. A part sur un centre ou deux repris maladroitement, ils n'ont pas eu d'occasions franches de doubler la mise. Il a fallu attendre près d'une demi-heure en seconde période pour enfin voir une nouvelle incursion olympienne qui s'est conclue par un tir puissant mais au-dessus d'Amalfitano (73e). Les Brestois ne se sont pas aventurés davantage devant le but de Mandanda, hormis sur un coup franc de Lesoimier sur lequel Baysse a été trop court (71e). Mais avec le point du nul en poche, et vu le manque de percussion des Marseillais, ils n'en avaient de toute façon pas besoin, ce résultat étant pour eux une bonne opération qui leur permet tout juste de sortir de la zone rouge à la faveur d'une meilleure différence de buts qu'Ajaccio. Pour l'OM, qui concède là son deuxième nul de rang, les ennuis continuent. Et le public du Vélodrome, assez clément depuis le début de saison, commence sérieusement à s'impatienter. Quelques projectiles ont d'ailleurs volé au moment où les joueurs ont quitté le terrain. Ce n'est pas quand leurs supporters gronderont pour de bon que les Phocéens seront plus avancés.