Marseille, faux pas interdit

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Marseille, faux pas interdit
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Au lendemain de la victoire lilloise à Saint-Etienne (2-1) en ouverture de la 35e journée, l'Olympique de Marseille, désormais relégué à sept longueurs, n'a plus le droit à l'erreur sous peine d'abandonner définitivement ses derniers espoirs de conserver son titre de champion de France. Les Marseillais sont contraints à la victoire, dès mercredi au Vélodrome contre Brest.

Au lendemain de la victoire lilloise à Saint-Etienne (2-1) en ouverture de la 35e journée, l'Olympique de Marseille, désormais relégué à sept longueurs, n'a plus le droit à l'erreur sous peine d'abandonner définitivement ses derniers espoirs de conserver son titre de champion de France. Les Marseillais sont contraints à la victoire, dès mercredi au Vélodrome contre Brest. "On n'est pas mort, ne nous enterrez pas." Ce cri du coeur de José Anigo date de mardi, quelques heures avant la victoire lilloise en terre stéphanoise... Au lendemain de ce résultat du leader nordiste en ouverture de la 35e journée, l'optimisme volontariste du directeur sportif marseillais a pris du plomb dans l'aile. Voilà l'Olympique de Marseille relégué à sept longueurs du Losc avant d'accueillir Brest au Vélodrome dans la soirée. Les comptes sont faciles à faire... "Désormais, il faut qu'ils (les Lillois) perdent une fois et qu'ils fassent un nul. Et nous, nous devons tout gagner", glisse-t-il dans les colonnes de L'Equipe. "Ça va être difficile." Difficile mais pas impossible veulent se persuader les hommes de Didier Deschamps qui s'appuient sur un calendrier plus favorable que celui des Lillois, lesquels affronteront trois équipes prétendantes à l'Europe (Sochaux et Rennes à domicile et le PSG au Parc des Princes) tandis que les Marseillais seront attendus à Lorient et Caen et recevront Valenciennes. Encore faut-il pour l'OM faire le plein, ce qui commence par une victoire impérative ce mercredi à domicile contre Brest. Un Vélodrome où le Stade Brestois n'a certes jamais gagné de son histoire (six défaites et un nul) mais où les hommes de Didier Deschamps ont déjà abandonné 18 points cette saison. Rémy, la clé de Deschamps "On a perdu un nombre incalculable de points à domicile et si nous sommes dans cette situation aujourd'hui, c'est parce que nous n'avons pas été bons à domicile par moment", regrette sur le site du club Steve Mandanda, le dernier rempart phocéen qui se moque de savoir que son équipe déploie un jeu plus séduisant ces dernières semaines : "J'aurais préféré le débat inverse... On joue beaucoup mieux mais on ne gagne pas. C'est paradoxal." Comme cette idée reçue qui voudrait que le mal olympien ne réside que dans une attaque défaillante alors que l'OM a toujours marqué à domicile cette saison, à l'exception du match nul concédé face à Rennes le 1er décembre (0-0). S'ils ont longtemps regretté le départ de Mamadou Niang, les supporters marseillais commencent ainsi à l'oublier progressivement, rassurés par les performances de Loïc Rémy, auteur de trois buts lors de ses quatre dernières sorties au Vélodrome. "Il a confirmé ses très bonnes dispositions dans l'axe ou sur le côté droit, il a beaucoup de facilité, il est aérien. Il a la faculté de pouvoir jouer aux deux postes. Cela demande une adaptation car les déplacements et le travail défensif sont différents. Mais il est efficace aux deux postes", se félicite Didier Deschamps. Un rendement qui tranche ces dernières semaines avec une défense pas toujours rigoureuse, à l'image de Souleymane Diawara. "Le secteur défensif est moins bien en ce moment qu'auparavant", reconnaît Mandanda qui ne veut pas faire de l'absence de Stéphane Mbia une excuse. "On connaît l'importance de Stéph' dans l'effectif et dans le jeu. Mais on doit être capable d'évoluer sans lui." Son entraîneur ne dit pas autre chose, persuadé que son équipe à les armes pour réussir un sans-faute jusqu'à la fin de la saison. Après, les cartes sont entre les mains des Lillois. "Mais j'y crois encore", assure le gardien marseillais. Combien partagent encore son avis ?