Marseille dans la tourmente

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Marseille dans la tourmente
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Une nouvelle page s'est tournée dans l'histoire de l'Olympique de Marseille avec la démission, mercredi, de Pape Diouf de la présidence du club. Une décision qui a mis fin à une collaboration de cinq années notamment mise à mal par des stratégies internes au sein des instances dirigeantes de l'OM.

Une nouvelle page s'est tournée dans l'histoire de l'Olympique de Marseille avec la démission, mercredi, de Pape Diouf de la présidence du club. Une décision qui a mis fin à une collaboration de cinq années mise à mal par des stratégies internes au sein des instances dirigeantes de l'OM.L'affaire Pape Diouf a donc connu son épilogue mercredi après-midi. Suite à une réunion organisée dans les bureaux de Robert Louis-Dreyfus à Zurich, l'ancien journaliste n'a pas souhaité poursuivre l'aventure, entamée en 2004, à la tête du club phocéen, refusant d'assumer sa charge sous les conditions imposées par l'actionnaire majoritaire.En conflit latent avec Vincent Labrune, le président du conseil de surveillance, Pape Diouf n'avait pas participé au dernier conseil de surveillance tenu à Paris la semaine dernière. Une absence qui traduisait le malaise et les divergences déjà à l'oeuvre au sein des instances dirigeantes olympiennes depuis plusieurs semaines : d'un côté, Pape Diouf et son bras droit, Julien Fournier, secrétaire général du club, présents au quotidien à Marseille, de l'autre, Vincent Labrune, également président de la holding Eric Soccer, homme de confiance et porte-parole de RLD, actif à Paris. Une direction à deux têtes dont le partage des prérogatives n'a pas été sans causer de tensions.L'incompréhension des supportersDes histoires de coulisses qui rendent un peu plus obscure l'"éviction" de leur président aux yeux de nombreux supporters. Le communiqué officiel publié par Robert Louis-Dreyfus, consensuel comme il sied à ce genre de situation, rappelait pourtant bien maladroitement l'action bénéfique menée par Pape Diouf durant son mandat: "Sportivement, il a su hisser le club au plus haut niveau français en terminant deuxième du championnat, tout en luttant pour le titre jusqu'à la dernière journée. Il a, de plus, doté le club d'une gestion saine."Nommé président du directoire en mai 2005, Diouf avait su ramener l'Olympique de Marseille dans la voie de la stabilité notamment financière et gagner le coeur des Marseillais malgré un parcours dénué de titres mais auréolé de trois qualifications successives pour la Ligue des champions.En attendant la nomination d'un nouveau président, Antoine Veyrat, directeur général des Ciel et Blanc, assurera, selon le quotidien La Provence, l'intérim mais, après le départ d'Eric Gerets - toutefois pallié par l'arrivée de Didier Deschamps, les nombreux chamboulements au sein du club olympien ces dernières semaines ont de quoi dérouter plus d'un supporter sur la Canebière.A commencer par René Malville, supporter historique de l'équipe olympienne, qui déclarait sur Europe 1 : Il ne pouvait rien arriver de pire que l'éviction de Pape Diouf. La personne qui va arriver à sa suite se retrouvera dans des conditions difficiles. Je prévois des lendemains très très sombres"...