Marseille atomise Zurich

  • A
  • A
Marseille atomise Zurich
Partagez sur :

FOOT - Marseille a écrasé Zurich (6-1) et reste en course pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

L'Olympique de Marseille s'est largement imposé face au FC Zurich (6-1), mardi au Vélodrome à l'occasion de la 4e journée de la Ligue des Champions. Grâce à ce succès, les Phocéens reviennent à un point de l'AC Milan et du Real Madrid, qui se partagent toujours la tête du groupe C après s'être quittés sur un nul (1-1) sur la pelouse du Stade Giuseppe-Meazza."Il faut rester réaliste, il va y avoir une très grosse pression. Cela peut le devenir si on tient le coup sur le début de la rencontre. On connaît l'impatience des supporters et ça peut devenir intéressant." Le coach de Zurich, Bernard Challandes, interrogé la veille en conférence de presse sur les clés de la rencontre face à l'OM, mardi en Ligue des Champions, ne s'attendait sûrement pas à un tel scénario catastrophe. Ces joueurs ont en effet encaissé une très lourde défaite (6-1) sur la pelouse d'un Olympique de Marseille qui a enfin retrouvé son efficacité offensive. Dès la 4e minute de jeu, le milieu de terrain Aegerter dévie dans ses propres cages un coup franc rentrant d'Abriel (1-0, 4e). Quelques minutes plus tard, un nouveau coup de pied arrêté d'Abriel qu'aucun Olympien, tous en position de hors-jeu, ne parvient à toucher trompe le portier Leoni (2-0, 11e). De quoi provoquer la colère des Zurichois et de leur entraîneur, énervés à la fois par cette décision suspecte de M. Thomson mais surtout par ce début de rencontre cauchemardesque. Les Phocéens, volontaires mais pas vraiment dangereux, n'en demandaient pas tant. Eux qui n'avaient plus gagnés au Vélodrome depuis le 19 septembre dernier.D'autant que les Suisses offrent de nouvelles possibilités aux hommes de Didier Deschamps pour corser l'addition. L'OM, qui ne s'attendait pas à prendre aussi facilement le dessus sur un adversaire accrocheur au match aller, va alors se relâcher. Une décontraction coupable que les Marseillais vont payer comptant sur une frappe à l'entrée de la surface d'Alphonse, le petit français de Zurich, qui se joue d'une défense bien passive sur le coup (2-1, 30e).Un réalisme offensif retrouvéSûrement sermonnés par Didier Deschamps dans les vestiaires, les Phocéens repartent sur les mêmes bases que lors du début de match. Niang, après une ouverture subtile de Koné par dessus la défense, libère, d'un petit lob, ses coéquipiers d'une tension qui s'accentuait au fil de la confrontation (3-1, 53e). Pas vraiment soutenu par un Vélodrome encore boudeur, le vice-champion de France a néanmoins le mérite de retenir les leçons de la première période, se montrant beaucoup plus appliqués dans la circulation du ballon.Les Olympiens vont trouver une nouvelle fois la clé sur coup de pied arrêté, une efficacité dans un secteur de jeu que l'on ne leur connaissait pas. C'est Hilton, de retour à son meilleur niveau, qui atomise d'une demi-volée parfaite le portier zurichois (4-1, 80e). Cheyrou d'une mine lumineuse dès 25 mètres (5-1, 87e) puis Brandao du plat du pied (6-1, 89e) clôtureront ensuite la marque. Trois buts salvateurs qui donnent un peu d'ampleur au score mais ne masquent pas pour autant les faiblesses défensives marseillaises. Pas vraiment rassuré sur son niveau de jeu mais quasiment qualifié pour la Ligue Europa, l'OM profite même du nul entre Milan et Madrid (1-1) pour revenir à un petit point des deux géants et peut donc continuer à rêver à une possible qualification pour les huitièmes de finales de la Ligue des Champions.