Marconnet: "C'est terrible"

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Marconnet: "C'est terrible"
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Sauf blessure d'un première ligne d'ici le début de la compétition, Sylvain Marconnet ne participera pas à sa troisième Coupe du monde, Marc Lièvremont l'ayant écarté de la liste des 30 communiquée dimanche matin. Une non-sélection que le Biarrot a aussitôt commentée, reconnaissant en vouloir à Lièvremont, tout en annonçant qu'il avait sans doute joué son dernier match en Bleu le 13 août à Bordeaux contre l'Irlande.

Sauf blessure d'un première ligne d'ici le début de la compétition, Sylvain Marconnet ne participera pas à sa troisième Coupe du monde, Marc Lièvremont l'ayant écarté de la liste des 30 communiquée dimanche matin. Une non-sélection que le Biarrot a aussitôt commentée, reconnaissant en vouloir à Lièvremont, tout en annonçant qu'il avait sans doute joué son dernier match en Bleu le 13 août à Bordeaux contre l'Irlande. Arrivé juste après le départ de Marc Lièvremont, qui venait d'annoncer que lui et Thomas Domingo ne s'envoleraient pas pour la Nouvelle-Zélande, Sylvain Marconnet a eu le courage d'affronter la presse réunie dans l'hôtel dublinois des Bleus, attaquant son explication par un long monologue, avant de répondre à deux questions et de quitter les lieux, et sans doute les Bleus, définitivement. "Messieurs bonjour, initialement, je n'avais pas prévu de venir vous parler, mais je crois que c'est aussi mon devoir que de vous affronter. Tout au long de ces années, vous m'avez accompagné et vous avez été objectifs avec moi, vous n'avez jamais trop raconté de bêtises sur mon cas, je vous en remercie. Marc a parlé des raisons pour lesquelles je quitte le groupe, je ne reviendrai pas dessus aujourd'hui, je voulais juste dire ce que j'ai dit aux joueurs (samedi soir après la victoire à Dublin, ndlr). "C'est une grande tristesse pour moi, cette Coupe du monde était un rêve. Il y a quatre ans, je vous avais fait front après m'être fracturé la jambe et avoir dû renoncer au Mondial, quatre ans après, le but que je m'étais fixé, je l'ai partiellement atteint, mais juste avant de monter dans l'avion, je prends à droite pour la maison, quand les autres prennent à gauche pour Nouvelle-Zélande, c'est terrible mais c'est ainsi. J'ai certainement joué mon dernier match avec les Bleus la semaine dernière (à Bordeaux contre l'Irlande, ndlr). Ça a été une grande fierté, il y a un groupe de qualité, je suis persuadé qu'ils sont capables de faire de grandes choses, c'est tout le mal que je leur souhaite. J'aurais aimé finir avec eux le 23 (octobre) au soir en finale de la Coupe du monde, malheureusement, la finale, je la regarderai devant ma télé en espérant qu'ils y seront. Sous ce maillot bleu, j'ai passé treize fabuleuses années, ça a été une histoire parfois compliquée, mais toujours de grandes joies et de grands moments. Aujourd'hui, certainement, je ne le porterai plus, certainement ça me manquera, mais ça fait partie du sport. J'ai envie de partir avec le sourire car pour moi, le rugby, même si c'est devenu un métier, je l'ai toujours pris comme une passion, avec beaucoup de plaisir, beaucoup de joie, beaucoup de convivialité, beaucoup de fêtes aussi, ça fait partie de notre sport. Demain, vous allez relater mon départ, mais parlez surtout de mes treize années plutôt que, que ce dernier "trébuchage" (sic). Merci de m'avoir accompagné toutes ces années, il me reste six mois avec le BO pour ceux qui veulent continuer à me suivre. Avec grand plaisir en tout cas." Marc Lièvremont a dit que vous lui en voulez sans doute, est-ce le cas ? Oui, oui, oui. Un de mes grands entraîneurs avec lequel j'ai beaucoup appris disait: "Life is not always fair", la vie n'est pas toujours juste, c'était John Connolly (ancien entraîneur du Stade Français, ndlr). J'ai le droit de penser que ce n'est pas juste, mais j'ai plus envie de regarder devant. Il a pris sa décision, il fallait qu'il la prenne, je suis content pour ceux qui partent, des raisons m'ont été données, je reviendrai dessus certainement dans la semaine, mais aujourd'hui, ce n'est pas l'heure de parler de ça. Quand l'avez-vous appris ? Je l'ai su... (hésitation) dans le monde professionnel, on n'a pas trop le droit d'en parler... mais je sortais du Burger King (rires).