Mandanda en quête de mieux

  • A
  • A
Mandanda en quête de mieux
Partagez sur :

Alors que l'OM trône sans gloire à la dernière place de Ligue 1, Steve Mandanda a reconnu qu'il n'était pas exempt de tout reproche sur ce début de saison plus que laborieux. Si le capitaine olympien n'est pas mauvais, il n'est plus le gardien décisif qu'il a pu être. Un constat que le portier aimerait changer dès mercredi lors de la réception d'Evian-Thonon-Gaillard, dans le cadre de la 7e journée de Ligue 1.

Alors que l'OM trône sans gloire à la dernière place de Ligue 1, Steve Mandanda a reconnu qu'il n'était pas exempt de tout reproche sur ce début de saison plus que laborieux. Si le capitaine olympien n'est pas mauvais, il n'est plus le gardien décisif qu'il a pu être. Un constat que le portier aimerait changer dès mercredi lors de la réception d'Evian-Thonon-Gaillard, dans le cadre de la 7e journée de Ligue 1. "Je ne suis pas décisif." L'aveu est sans ambages. Alors que l'Olympique de Marseille ne compte que trois points en six journées et pointe à la dernière place de Ligue 1, Steve Mandanda a pris ses responsabilités. "A l'image de l'équipe, ce n'est pas extraordinaire, confiait ainsi le portier en conférence de presse, avant le match face à l'Olympiakos. Sur les premiers matches, je ne suis pas décisif. On attend l'arrêt important qui peut faire basculer le match, je ne le fais pas." Depuis, la défaite dimanche face à l'OL (0-2) n'a rien changé. Le Mandanda des années précédentes a disparu. "Mentalement c'est difficile, car à chaque frappe c'est but, confirme le portier, dans des propos recueillis par le site officiel du club. On se sent impuissant. Parfois je suis dans le but et je sens que rien ne peut m'arriver. Il y a d'autres périodes où c'est plus difficile, à l'image de l'équipe." Et les chiffres sont implacables. Avec 10 buts encaissés, la défense olympienne est la 18e de Ligue 1. L'ancien Havrais n'est cependant pas le seul à blâmer, puisque les charnières centrales se sont enchaînées devant lui, sans jamais apporté une once de sérénité. "Il faut de la hargne" A l'heure d'aborder le match face à Evian-Thonon-Gaillard, l'état d'urgence est donc de mise. Et pour gagner enfin en championnat, le capitaine compte sur l'état d'esprit de ses troupes. "Je ressens beaucoup de colère, de honte, car l'OM ne devrait pas être à la 20e place, lâche le portier international. On ne fait pas ce qu'il faut, on ne fait pas les efforts pour se sortir de cette situation. Il n'y a pas de héros, il faut tous tirer dans le même sens." A Mandanda de titiller l'orgueil de ses coéquipiers. "Nous avons des lacunes mentales, la confiance s'éloigne. C'est un cercle vicieux. Nous n'en sortirons qu'avec un vrai mental, martèle-t-il. Pour l'heure, on ne fait pas ce qu'il faut, à l'entraînement, en dehors, mais sur le terrain surtout. Il faut de la hargne." Dans ce cadre, pas la peine de lui parler du titre pour le moment. "On va l'oublier complètement. Si je parle de titre, vous allez croire que je me fous de vous. On doit d'abord gagner le premier match de la saison pour sortir de cette situation, et remonter rapidement au classement." Un discours qui rappelle celui de son coach, dans l'oeil du cyclone depuis quelque temps. "Si on en est là, c'est que nous n'avons pas tout bien fait, concède le technicien sur le site du club. Evidemment ça fait mal, très mal, au ventre, dans la tête... aux joueurs, au staff, à l'entraîneur et au public aussi. Je le comprends, c'est normal. Il faut faire preuve de caractère, d'orgueil et de fierté." Le match face à Evian sera un (nouveau) juge de paix. "Il ne faut avoir qu'un objectif, à savoir prendre les trois points."