Mandanda, capitaine malheureux

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Mandanda, capitaine malheureux
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Après Philippe Mexès, Florent Malouda, Alou Diarra, Hugo Lloris et Samir Nasri, c'était à son tour d'hériter du brassard de capitaine. Un cadeau qui ne lui a pas porté chance, le gardien de l'OM « offrant » l'ouverture du score à l'Ukraine. Heureusement pour lui, Kévin Gameiro mais surtout Marvin Martin, entré en jeu avec son culot, ont effacé cette bourde et permis à la France de ramener une victoire de Donetsk.

Après Philippe Mexès, Florent Malouda, Alou Diarra, Hugo Lloris et Samir Nasri, c'était à son tour d'hériter du brassard de capitaine. Un cadeau qui ne lui a pas porté chance, le gardien de l'OM « offrant » l'ouverture du score à l'Ukraine. Heureusement pour lui, Kévin Gameiro mais surtout Marvin Martin, entré en jeu avec son culot, ont effacé cette bourde et permis à la France de ramener une victoire de Donetsk. Steve MANDANDA : 3 Pour sa 14e sélection, le Marseillais, capitaine pour l'occasion, savait que ce « cadeau » ne lui permettrait pas de bousculer la hiérarchie chez les gardiens, Hugo Lloris étant le bénéficiaire du poste. Mandanda n'a donné aucune raison à Laurent Blanc de changer d'avis. Si sa première prise de balle sur un corner ukrainien avait de quoi rassurer sa défense (14e), le gardien phocéen, pas sollicité en première période, s'est raté sur la première frappe ukrainienne, un tir de 35 mètres de Timotchuk à la lecture certes difficile (53e). Une bourde qui passera peut-être inaperçu grâce au formidable doublé de son jeune coéquipier, Marvin Martin. Anthony REVEILLERE : 5 N°2 derrière Bacary Sagna sur le côté droit de la défense tricolore, le Lyonnais a une nouvelle rendu une copie propre à défaut d'être exceptionnelle. Ses qualités défensives ne sont pas à remettre en question. Mais le plus ancien de la défense bleue aurait pu se montrer un peu plus offensivement. Younès KABOUL : 5,5 Le défenseur central de Tottenham se souviendra longtemps de sa première titularisation sanctionnée d'un premier but, une tête sans opposition sur un corner de Martin (89e). La récompense d'un match honnête au sein de la charnière bleue, même si on pourra reprocher à l'ancien Auxerrois de manquer parfois d'agressivité sur le porteur du ballon adverse. Sa relance reste également à travailler. Mamadou SAKHO : 4 Seul rescapé de la triste copie de Biélorussie, le Parisien, présenté (sûrement à juste titre) comme le futur patron de la défense tricolore, avait une belle occasion de prendre du galon. Mais comme à Minsk vendredi, Sakho a fait preuve d'une fébrilité inhabituelle. Moins tranchant dans les contacts, le futur capitaine du PSG a une nouvelle fois paru un peu perdu sous son maillot bleu malgré ses larges épaules. Son match peut se résumer par cette grosse hésitation sur une relance qui aurait pu bénéficier aux Ukrainiens (61e). Remplacé par Eric Abidal (76e) qui s'est installé dans l'axe, comme il en a parfois l'habitude avec Barcelone. Patrice EVRA : 6 Lui aussi n'est qu'une doublure, en l'occurrence d'Abidal, dans la tête du sélectionneur pour le poste d'arrière gauche. Mais le Mancunien, pas toujours à la fête avec l'équipe de France, reste un formidable compétiteur bien décidé à regagner sa place. Son match est là pour rappeler qu'il peut être une alternative crédible, Evra faisant preuve d'une autorité naturelle en défense, prestation rehaussée par une belle présence dans le camp adverse. Yann MVILA : 5 Dans un rôle de piston devant la défense centrale, le Rennais a tenté d'assumer son rôle de (jeune) patron au milieu de ses inexpérimentés coéquipiers mais force est de constater qu'il n'a plus la même fraîcheur qu'en début de saison. Yohan CABAYE : 4 Dans un milieu à trois qu'il pratique pourtant à Lille, Cabaye a eu tendance à souvent repiquer dans l'axe en première période. Sans y être décisif, sa prestation étant sauvée par une vraie volonté de bien faire. Il aurait pu se rattraper sur les coups de pied arrêtés mais là encore le futur ex-Lillois n'a pas toujours eu le geste juste. Entré en jeu dans le dernier quart d'heure, Marvin Martin (76e), pour sa première chez les grands, a changé à lui seul le cours du match. Très à l'aise techniquement, volontiers disponible, le Sochalien a fêté sa première cape avec un doublé et une passe décisive, rien que ça ! Autant dire qu'il se souviendra longtemps de cette soirée, notamment de son première but, une frappe magnifique de 25 mètres (87e), le second n'étant pas mal non plus sur un service de Benzema (90e+2). Blaise MATUIDI : 3 Pendant de Cabaye au milieu, le Stéphanois a eu du mal à trouver sa place, approximation symbolisée par ce ballon perdu dans son camp qui aurait pu faire mal d'entrée aux Bleus (9e) ou par cette transversale ratée en direction de Rémy (11e). La suite de la rencontre ne lui a pas permis de trouver le rythme, cédant sa place pour le dernier quart d'heure à Abou Diaby (76e). Loïc REMY : 3 Positionné sur l'aile droite où il n'a guère brillé cette saison avec l'OM, se montrant beaucoup plus décisif dans l'axe, l'ancien Niçois n'a pas été plus inspiré sous le maillot tricolore. Incapable de faire la différence, Rémy a touché le fond jusqu'à être à l'origine de l'ouverture du score certes heureuse de l'Ukraine en perdant le ballon sur la ligne médiane (53e). Lancé comme Benzema et Malouda à l'heure de jeu, Franck Ribéry (64e) a été beaucoup plus actif, effaçant en partie sa triste soirée en Biélorussie. Jérémy MENEZ : 4 Au cours d'une première période soporifique, le Romain, qui n'a disputé qu'un seul match dans son intégralité depuis le mois de mars, aura été le plus actif, avec deux accélérations, la première entre deux défenseurs pour entrer dans la surface et centrer en retrait (22e), la seconde une percée dans l'axe qui débouche sur un corner (29e) qui ne donnera rien. Trop peu pour marquer des points, Florent Malouda prenant son relais à l'heure de jeu (64e), le Londonien donnant du souffle à l'équipe de France à force de se proposer au porteur du ballon. Kevin GAMEIRO : 5 Le Lorientais, qui comptait beaucoup sur ce match pour se rapprocher de Karim Benzema, l'indiscutable titulaire du poste, a attendu la toute fin de la première période pour rappeler qu'il était bien titulaire en équipe de France pour la première fois de sa jeune carrière internationale. Une frappe en déséquilibre sur un service involontaire d'un défenseur ukrainien qui aurait pu faire mouche (45e+1) et peut-être convaincu Laurent Blanc de le laisser sur la pelouse à la reprise. Bien en a pris au sélectionneur, le deuxième buteur de la saison en L1 (22 buts) faisant preuve d'une belle spontanéité pour permettre aux Bleus d'égaliser rapidement (58e). De quoi quitter le terrain avec le sourire, remplacé par Karim Benzema (64e), lequel a eu le temps de se créer deux belles occasions (82e, 84e) et d'offrir le quatrième et dernier but du match à Martin.