Manchester se déchire à Wembley

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Manchester se déchire à Wembley
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Une fois n'est pas coutume, c'est à Londres, et plus exactement à Wembley, que United et City vont s'affronter samedi, en demi-finale de la FA Cup. Même amputé de Rooney et Tevez, ce derby de Manchester sent le soufre. Les Citizens sont une fois de plus déterminés à renverser leurs rivaux, qui sont eux en course pour un triplé retentissant, comme en 1999.

Une fois n'est pas coutume, c'est à Londres, et plus exactement à Wembley, que United et City vont s'affronter samedi, en demi-finale de la FA Cup. Même amputé de Rooney et Tevez, ce derby de Manchester sent le soufre. Les Citizens sont une fois de plus déterminés à renverser leurs rivaux, qui sont eux en course pour un triplé retentissant, comme en 1999. Ce n'est pas manquer de respect à Stoke City ni à Bolton, les deux autres demi-finalistes de la FA Cup, que de dire que le duel entre Manchester City et Manchester United s'apparente à une finale avant la lettre. Il y a d'abord le cadre, puisque Wembley servira d'écrin samedi pour ce choc du week-end anglais. Mais il y a surtout l'affiche, ce duel entre les deux voisins de Manchester, à la rivalité plus forte à mesure que City revient sur le devant de la scène. Bien que délocalisé à Londres pour l'occasion, ce derby ne manquera pas de saveur. Même sans Rooney et Tevez. Un compte-à-rebours est d'ailleurs visible sur le site des Skyblues depuis le début de la semaine. Preuve, sans doute, que ce match revêt plus d'importance pour les hommes de Roberto Mancini. Depuis la gifle lundi soir à Liverpool (3-0), City est attendu au tournant. "Il y aura une réaction après Liverpool, assure l'ancien capitaine Andy Morrison sur le site du club. Ce match (contre United) est si important, et son impact est inestimable. Une victoire signifierait que nous sommes vraiment sur la bonne voie". D'autant qu'elle rapprocherait le club d'un trophée attendu depuis 35 ans. Seul (gros) bémol, les Citizens seront donc privés de leur arme principale, Carlos Tevez, touché à la cuisse et absent au moins trois semaines. Mancini osera-t-il faire de nouveau confiance à Mario Balotelli, qu'il a lancé à la place de Tevez à Anfield après un quart de jeu, avant de le sortir en fin de match ? "Mario sait qu'il doit prendre plus de responsabilités. Il peut marquer, et être le héros", a assuré le manager italien cette semaine, rapporte Sky Sports. Une façon de faire comprendre à l'ancien Interiste qu'il devait, et c'est un euphémisme, montrer plus d'envie ? Ferguson, le spécialiste On ne sait pas si ses propos visaient directement Balotelli mais Rio Ferdinand ne s'est pas privé, cette semaine, de railler le comportement des Citizens, qualifiés de "boudeurs". "Vous ne voyez jamais personne secouer la tête, se fâcher, ou bouder en rejoignant le banc à United parce que c'est un plaisir pour chacun d'appartenir à ce club", estime le défenseur des Red Devils, dans les colonnes du Telegraph. Ce qui ressort des propos de Ferdinand, et qui s'est également vu mardi soir contre Chelsea, c'est la force collective de cette équipe de United, où chaque joueur est capable d'apporter un plus, et de faire la différence. Cela peut-être Park, cela peut-être Giggs ou encore "Chicharito" Hernandez. Le Mexicain sera d'ailleurs très attendu contre City, en raison de l'absence de Rooney, le héros du dernier derby en championnat, suspendu ce week-end. Titulaire et buteur lors des deux derniers matches à domicile des Red Devils en Ligue des champions, l'ancien de Chivas a prouvé qu'il était capable de répondre présent dans les grands rendez-vous, le genre de rencontres que Ferguson adore. Le manager écossais dispose d'ailleurs d'une stat incroyable. Sous son règne, United a remporté huit des neuf demi-finales de Cup qu'il a disputées. Un neuvième succès entretiendrait les espoirs de triplé, un rêve qui trotte de plus en plus dans les têtes mancuniennes à Carrington...