Manaudou comme à la maison

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Manaudou comme à la maison
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Si elle appréhendait ses retrouvailles en équipe de France deux ans et demi après avoir remisé son bonnet de bain, Laure Manaudou avoue avoir été bien accueillie par ses coéquipiers à Val d'Isère lors des premiers jours du stage de reprise. Plus facile dans ces conditions pour la championne olympique 2004 de se projeter sur la saison à venir et les Jeux Olympiques de Londres, son objectif.

Si elle appréhendait ses retrouvailles en équipe de France deux ans et demi après avoir remisé son bonnet de bain, Laure Manaudou avoue avoir été bien accueillie par ses coéquipiers à Val d'Isère lors des premiers jours du stage de reprise. Plus facile dans ces conditions pour la championne olympique 2004 de se projeter sur la saison à venir et les Jeux Olympiques de Londres, son objectif. "Ça m'a manqué." Non, pas ces rendez-vous avec la presse bien quelle se soit présentée lundi avec le sourire, mais bien l'équipe de France. Laure Manaudou est de retour au sein du collectif tricolore et c'est bien l'événement du stage de reprise à Val d'Isère, quoiqu'en pense le DTN Christian Donzé. Loin d'être dupe, l'intéressée se savait attendue. Par les journalistes évidemment. Par ses coéquipiers également. "Il y avait une petite appréhension, notamment pour savoir comment j'allais être accueillie par les autres nageuses. Je savais que des questions d'autres journalistes sur mon retour avaient un peu gonflé (sic) Camille (Muffat), Alex (Castel), et je ne savais pas comment elles allaient réagir", avoue celle qui n'a jamais perdu son statut de star de la natation française, rapporte Le Dauphiné Libéré. "J'étais un peu stressée mais ça s'est super bien passé. Depuis le début de stage, on passe de bons moments. C'est agréable", précise-t-elle. Deux ans et demi après avoir mis fin à une lente descente aux enfers en décidant de se retirer des bassins, le temps notamment de devenir une jeune maman épanouie, Manaudou a donc retrouvé, avec un an d'entraînement dans les pattes et une seule compétition au compteur (à Athens aux Etats-Unis début juillet), le cadre d'une équipe de France qu'elle n'aurait jamais dû quitter. "Quand le DTN m'a proposé de venir ici, je n'ai pas réfléchi. J'ai tout de suite accepté, souligne-t-elle. C'était comme une récompense pour les bons temps que j'avais pu faire à Athens. C'est une bonne façon de me réintégrer dans le groupe. Depuis que je suis là, je me rends compte que l'équipe de France m'a manqué. Ils ont fait leur chemin sans moi et s'en sont super bien sortis." Derrière Alain Bernard qui avait éclipsé en partie sa noyade de Pékin en devenant champion olympique, Camille Muffat chez les filles, Yannick Agnel, Jérémy Stravius, William Meynard et bien sûr Camille Lacourt se sont en effet révélés. De quoi diluer un peu les attentes... "On en rigole pas mal entre nous (avec Lacourt, ndlr) lorsque l'on voit des journalistes ou du public, on sait qu'on en aura un peu moins chacun et cela nous enlève un peu de pression", en sourit-elle. Reste que la championne olympique 2004 sera l'attraction d'une saison qui démarrera à Angers à l'occasion des Championnats de France en petit bassin (2-4 décembre) et dont le point d'orgue sera les sélections olympiques à Dunkerque (18-25 mars). Les JO de Londres, une échéance qu'elle a déjà à l'esprit ? "J'y pense mais sans me faire d'image en particulier. Je me dis qu'il y a des Jeux à la fin de saison. Ça va passer super vite mais je ne peux pas trop me mettre la pression maintenant." Surtout pas en famille dans ce cadre avalin si reposant...