Malouda: "on est au calme"

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Malouda: "on est au calme"
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EQUIPE DE FRANCE - Pour le milieu de terrain, les Bleus restent tranquilles avant le Mexique.

EQUIPE DE FRANCE - Pour le milieu de terrain, les Bleus restent tranquilles avant le Mexique.Comment vivez-vous cette petite agitation par rapport à votre cas ? (il aurait été placé sur le banc contre l'Uruguay pour indiscipline)Nous on est au calme. Il y a pas mal de choses qui sortent en ce moment mais ça n'a rien changé par rapport à la routine. Justement, je suis surpris par ce qui se passe, je laisse les commentaires, faut laisser couler. Ce qui m'intéresse, ce sont les matches et vivement le prochain.Qu'est-ce qui s'est passé contre l'Uruguay ? Avez-vous été sanctionné ?Non. J'étais sur le banc car le coach a fait un choix, après ça été interprété, ce n'est pas à moi de le justifier. Je l'ai toujours accepté, ce n'est pas non plus un drame.Avez-vous été surpris de ce choix ?Oui, j'étais surpris, je m'attendais à jouer. Ce n'est pas la première fois non plus que ça m'arrive, j'espère la dernière. Le plus important c'était de gagner le match. Il y a autre chose à faire que de m'apitoyer sur mon sort. C'est comme ça. Je suis déçu mais je passe à autre chose.Raymond Domenech vous a-t-il demandé de jouer plus défensif ? Non, il ne m'a rien demandé, c'est pour ça que je suis surpris de ce qui peut sortir. Il m'avait demandé dans les matches de préparation de jouer à un autre poste et j'ai toujours accepté. Dire que j'ai refusé de jouer à tel ou tel poste c'est faux, le coach peut vous le confirmer. On ne s'est pas engueulé à l'entraînement. Il a élevé la voix car j'ai fait deux fautes et il a trouvé que j'avais été un peu agressif et c'est tout. Je n'ai pas répondu et je ne lui ai pas manqué de respect.Le dialogue n'est donc pas rompu entre vous...On se parle, il y a eu l'anniversaire entre temps et plein d'autres choses. Je suis passé à autre chose, c'est ça aussi l'expérience, rien ne va gâcher ma coupe du monde. A mes yeux, ce qui compte c'est le Mexique, j'essaie d'être prêt pour le Mexique, c'est la seule chose que je puisse faire."Dire qu'il n'y a pas de patron, c'est partir dans l'excès"Avez-vous une idée de la composition pour jeudi? Non, on n'a pas eu de discussion ou de mises en place. C'est surtout beaucoup de récup. Rien n'est défini. Le coach n'a pas fait de choix pour l'instant, enfin je pense.L'équipe de France a–t-elle un patron parmi les joueurs ?Il y a le capitaine déjà, Patrice Evra. Il ne faut pas tout remettre en cause parce qu'on est déçu du premier match et qu'il y a la pression sur le deuxième. Il y a des choses qui ont été bien et pour moi, oui, il y a des joueurs de caractère..... Ce qui s'est passé contre l'Uruguay, c'est le minimum. Dire qu'il n'y a pas de patron, c'est partir dans l'excès.Pourquoi ces difficultés dans le jeu ?Je laisse le coach répondre à ces questions, moi je reste tranquille (sourires).Quelles étaient les consignes ?On est libre d'entreprendre. Le coach nous demande de nous lâcher, de prendre des risques. On a une occasion en début de match et ça aurait pu tout changer, la confiance aussi, ça fait quelques matches que c'est comme ça, c'est dommage."Je ne vais pas régler tout seul les problèmes de l'équipe de France"Pourquoi ? Existe-t-il un problème de forme, de fraîcheur ?Physiquement, on est prêt, il n'y a pas de déficit à ce niveau, on le voit bien. Certains peuvent avoir de l'impact et des fois ça ne passe pas et pour marquer on ne peut pas jouer que sur le physique. C'est un ensemble.Beaucoup réclame votre retour comme titulaire.Ça ne change rien, Ce n'est pas la solution de dire, il faut changer un ou deux joueurs, on n'est pas à la recherche d'un sauveur. J'ai 55 sélections et 3 buts, ce n'est pas beaucoup. Ce qui avait marché en 2006, c'était le collectif, on était costaud dans la tête. Je ne vais pas régler tout seul les problèmes de l'équipe de France. Je ne suis pas le sauveur.Henry peut-il faire du bien ?Titi est un joueur décisif. Dans les phases finales, il a souvent apporté des choses, il peut être une solution mais je le répète, il ne faut pas se focaliser sur un joueur. Ce qui s'est passé contre l'Uruguay, c'est un minimum, on n'a pas pris de but c'est bien, il faut y ajouter la réussite. Pour la confiance, il faut plus de relâchement, évacuer tout ce qui se passe à l'extérieur."En 2008, j'en ai pris plein la gueule"Le groupe est-il complice ?Avec les journées que l'on a, on a du temps pour être complices. Ce n'est pas un problème de complicité ou d'affinité. Dans le football parfois, il faut revenir à des choses simples, une fois qu'on gagne, tout le monde est beau et on est tous copains et dès que c'est plus difficile, on voit apparaître des histoires à gauche ou droite. La seule réponse, c'est de gagner des matches et tout le monde sera content.Besoin de relâchement, les joueurs ne sont pas libérés ?Le climat n'est pas facile, il y a beaucoup d'attentes et je pense qu'il y a certains joueurs qui vivent mal les histoires qui sortent et qui touchent. Ça peut affecter le rendement. Moi, rien ne pourra me décourager. En 2008, j'en ai pris plein la gueule et deux ans après, je suis toujours là. C'est la vie.Gourcuff est à son tour visé par les critiques, comment le vit-il ? Il faudra lui demander. En 2008 ça m'avait touché, ça avait touché ma famille. Après, les joueurs m'ont réconforté et ils m'ont dit qu'ils voulaient me revoir avec le maillot des Bleus. Il faut savoir supporter ça, le poids de l'équipe nationale, et à l'inverse, quand ça marche bien, c'est magnifique.Est-il isolé du groupe ?Lui se sent bien, le capitaine lui parle beaucoup, les joueurs lui parlent beaucoup. Sur le terrain, il n'y a pas de différence entre Yoann et les autres. Il ne faut pas y voir un problème d'isolement ou d'incompatibilité.