Makelele: "Besoin de s'imposer"

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Makelele: "Besoin de s'imposer"
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Présent en conférence de presse au lendemain du match nul face à Dortmund (0-0) en Ligue Europa, Claude Makelele est désormais tourné vers le sommet de la 12e journée de Ligue 1, dimanche face à l'OM. Le capitaine parisien s'attend à "un match de très haut niveau", confiant dans la progression d'un PSG qui doit retrouver la victoire à domicile pour espérer accrocher le podium.

Présent en conférence de presse au lendemain du match nul face à Dortmund (0-0) en Ligue Europa, Claude Makelele est désormais tourné vers le sommet de la 12e journée de Ligue 1, dimanche face à l'OM. Le capitaine parisien s'attend à "un match de très haut niveau", confiant dans la progression d'un PSG qui doit retrouver la victoire à domicile pour espérer accrocher le podium. Que vous inspire ce match contre l'OM ? Est-ce le match à gagner à tout prix ou une étape par rapport au classement actuel du PSG ? Je pense surtout au classement. Je pense que, depuis deux matches, on n'a pas fait ce qu'il fallait. On a su réagir à Montpellier (nul 1-1), c'était dommage de ne pas prendre les trois points là-bas. C'est vrai que Marseille reste un match particulier, mais le plus important pour nous est le classement. Si on fait une bonne affaire, on peut remonter... Existe-t-il une frustration de se dire que le PSG n'a pas réussi par deux fois à accrocher le haut du tableau ? Oui, c'est sûr, on avait la possibilité de bien se replacer. Et on a raté l'occasion. C'était frustrant dans la mesure où c'était dû à des erreurs qu'on a payées cash. C'est vrai que ce serait de bon augure qu'on puisse repartir sur de bonnes bases. Si on voit le match contre Dortmund, il y a eu de l'intensité. Il y a eu une réaction par rapport au match d'Auxerre (défaite 2-3, ndlr). Ce serait bien de renouveler ça et de s'imposer à domicile. Car on arrive à se déplacer maintenant, ce serait bien de gagner à domicile pour ne pas perdre ces points-là... Ces PSG-OM ne sont t-ils pas devenus des matches comme des autres, avec, comme on l'observe, moins d'engouement et de spectateurs ? Je pense que c'est lié aussi au classement. Avant, les OM-PSG, c'était avec deux équipes toujours premières, deuxièmes, parfois troisièmes. Il y avait donc plus d'attente. C'étaient deux équipes qui jouaient pour le titre... L'OM a pris un ascendant sur le PSG. Mais on revient tout doucement. On voit depuis le début de saison qu'on peut faire de bons matches contre de bonnes équipes. Mais aussi jouer vingt minutes en-dessous et prendre trois buts assez rapidement. C'est ça qu'il faut que l'on corrige. L'équipe peut battre n'importe qui quand elle est concentrée, quand elle joue à un niveau comme jeudi. Je pense que la plupart des équipes savent que Paris peut être conquérant. A nous de corriger certaines erreurs vues depuis deux, trois matches. "On est derrière Mevlut" Ressentez-vous plus de pression à l'approche de ce qui est souvent appelé le clasico ? A Paris, il y a toujours de la pression (rires). Jamais de match facile. A chaque fois, on relance la plupart des équipes ! On l'a vu avec Auxerre. Ils n'étaient pas bien, gagnent chez nous et ont retrouvé du positif. Pour gagner, il faut qu'on soit au-dessus à chaque fois. Techniquement, physiquement, être préparés. Un match comme jeudi nous aide pour le derby contre l'OM. Prenez-vous, personnellement, du plaisir avec cette équipe du PSG ? Oui, on le voit, on met en difficultés le coach... Parfois, il ne sait pas comment faire son équipe. Ce n'est que du positif pour les résultats à venir. Le groupe vit bien, au niveau des remplacements, on a un banc assez solide. Quand un joueur entre, il apporte quelque chose, une différence énorme. Ça ne peut que nous faire du bien, nous aider à avancer. Pour un match comme Marseille, ça peut être les clés du succès. Les mauvaises passes de Melvut Erding et Guillaume Hoarau sont-elles un souci pour le groupe ? Non, je pense que c'est surtout pour eux. Ils sont frustrés parce qu'ils ne mettent pas le ballon au fond. Mais on a confiance en eux. Le plus important est qu'ils arrivent à se créer ces occasions. Mevlut, il a tellement d'occasions nettes que je suis persuadé que, tant qu'on sera derrière lui, à un moment ou à un autre, ça paiera. Le plus important est que ses partenaires, le club, l'entraîneur soient derrière lui. Et qu'il le sente. Les sifflets du Parc des Princes jeudi ont-ils marqué Erding ? Non, ça ne le marque pas. Nous, on est derrière lui. On l'encourage, quand il vient sur le banc, on sourit avec lui, ça le renforce. Il n'est pas inquiet. Tant que nous, on n'est pas inquiets, il le ressentira comme ça. A un moment, c'est lui qui nous fera du bien. Comment jugez-vous cette équipe de Marseille ? C'est une équipe qui monte en puissance. On voit une équipe qui ne séduit pas mais qui est efficace, qui gagne. C'est inquiétant pour nous, mais on est confiants par rapport à nos qualités. Je pense que ce sera un match de très haut niveau. On a pris le rythme, on sera attentifs et concentrés pour ce derby. On a besoin de s'imposer. A quelle ambiance vous attendez-vous dimanche au Parc des Princes ? J'espère que ce sera l'ambiance de jeudi. Mais côté parisien bien sûr... Oui, ça dérange, car c'est toujours agréable d'avoir un stade plein, avec des supporters qui nous encouragent. Pour l'instant, on fait avec, le plus important est qu'il ne faut pas que ça nous empêche d'élever notre niveau ou d'être efficaces.