Mahinmi: "Ça me tenait à coeur"

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Mahinmi: "Ça me tenait à coeur"
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Comme pressenti, Ian Mahinmi, blessé à la cuisse, est forfait pour la réception du Mans avec Le Havre, samedi soir, dans le cadre de la quatrième journée de Pro A. Champion NBA avec les Dallas Mavericks, le pétillant intérieur en profite pour évoquer son retour en France, un "come-back" qui risque sûrement d'être moins long que prévu.

Comme pressenti, Ian Mahinmi, blessé à la cuisse, est forfait pour la réception du Mans avec Le Havre, samedi soir, dans le cadre de la quatrième journée de Pro A. Champion NBA avec les Dallas Mavericks, le pétillant intérieur en profite pour évoquer son retour en France, un "come-back" qui risque sûrement d'être moins long que prévu. Ian, vous avez passé une IRM ce vendredi après-midi à Rouen. Pourquoi ? J'ai pris un coup à la cuisse. Je peux marcher correctement, c'est juste que j'ai une gêne à l'ischio droit. Vous êtes de retour en France, au Havre, le temps du lock-out NBA. Les choses ont-elles changé ici ? Non, pas trop. Ça n'a pas beaucoup changé. C'est resté un peu pareil et ce n'est pas plus mal. Le niveau de Pro A est toujours aussi bon. En ce qui concerne les fans, je revois des têtes qui me sont vraiment très familières. Ça a changé un peu dans les dirigeants, forcément. Mon coach qui me coachait en Espoirs est passé coach pro (Jean-Manuel Sousa, ndlr). Ça, c'est un changement. Mais, sinon pour le reste... Pourquoi Le Havre finalement ? C'est comme ça que je l'ai senti. Pouvoir revenir en France, aider mon club formateur, c'est vrai que ça me tenait à coeur. Je suis content de l'avoir fait. Pour faire la publicité de la Pro A également, non ? Pour rester en forme et pour retrouver la compétition aussi. La Pro A, c'est quand même un excellent moyen de retrouver la compétition. Certains clubs espagnols vous voulaient. L'Asvel aussi je crois... J'étais en contact avec Tony (Parker, ndlr), mais bon, je ne peux pas trop m'avancer. Mais, j'étais en contact avec Tony, c'est vrai. Quel regard portez-vous sur le lock-out ? Les propriétaires de franchise et le syndicat des joueurs font enfin des efforts... Là, on est même super proche d'un accord. Là, d'après mon dernier e-mail, on n'est vraiment super proche d'un accord et on pourrait même signer quelque chose aujourd'hui (vendredi, ndlr). Si on trouve un accord dès aujourd'hui, s'il y a un truc de signé, on peut trouver un accord très vite. Après, ça va s'enchaîner. "Je suis super fier !" Seriez-vous déçu de repartir si vite aux États-Unis ? Je ne peux pas dire que je vais être déçu. Je retourne quand même dans mon club qui est Dallas et je vais quand même récupérer ma bague de champion. De là à dire que je suis déçu, non ! Je ne vais pas être déçu, mais bon, je me sens bien au Havre et ça ne me dérange pas d'aider mon équipe. Loin de là. Vous êtes le seul joueur français, avec Tony Parker, à avoir été sacré en NBA. Quel effet cela fait-il ? C'est extraordinaire ! J'ai beaucoup de souvenirs, de moments inoubliables. Ce qui m'est arrivé, ça va au-delà de toutes les espérances, de tout ce que vous pouvez imaginer quand on gagne un titre. C'est vraiment quelque chose d'exceptionnel. C'est tellement dur de gagner un titre... Et le fait de le gagner avec ce groupe de gars, ça a vraiment été une aventure inoubliable. Franchement, je suis super fier d'être un des membres de cette équipe, qui a permis à des gars comme Jason Kidd, Dirk Nowitzki, Tyson Chandler, Shawn Marion ou Jason Terry de ramener enfin leur première bague de champion NBA. Oui, je suis super fier ! Après la bague, vous visez les anneaux olympiques ? Ce n'est pas l'objectif de ma saison. Comme tout athlète de haut niveau, on aspire tous, un jour ou l'autre, à jouer les Jeux Olympiques. Ça, c'est sur tout agenda de tout athlète de haut niveau. Si ça se fait l'été prochain, je serais l'homme le plus heureux du monde. Sinon, tant pis. Au jour d'aujourd'hui, je ne suis pas trop focalisé sur ça. En fait, vous avez très bien digéré le fait de ne pas être retenu pour l'Euro 2011... Ça, c'est une décision de coach (Vincent Collet, ndlr) à accepter. Il n'y a pas à polémiquer là-dessus. Le coach a pris sa décision, tu dois l'accepter en tant que joueur. Vous n'avez pas envié vos compatriotes, finalistes en Lituanie ? J'étais super content pour eux. J'étais en contact avec Tony (Parker, ndlr) presque tous les jours. Franchement, j'étais super content de voir des gars comme Tony s'exprimer comme il l'a fait, surtout Nico (Nicolas Batum, ndlr) qui confirme bien tout ce qu'il a fait auparavant. Il n'y a pas de jalousie. Je ne les envie pas. Ils ont vécu leur moment, moi, j'ai vécu de très bons moments en équipe de France aussi (23 sélections, ndlr). Le Havre - Lyon-Villeurbanne, c'est dans deux semaines. Vous en avez parlé avec TP ? On ne se chambre pas. On s'est juste donné rendez-vous le 12 novembre.