Madrid, un point c'est tout

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Madrid, un point c'est tout
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En déplacement pour le compte de la 19e journée à Almeria, la lanterne rouge de la Liga que le Barça avait humilié fin novembre (8-0), le Real Madrid n'a ramené dimanche que le point du nul après avoir été mené pendant un quart d'heure de jeu (1-1). Un partage des points qui permet au rival catalan, vainqueur de Malaga (4-1), de prendre le large au classement.

En déplacement pour le compte de la 19e journée à Almeria, la lanterne rouge de la Liga que le Barça avait humilié fin novembre (8-0), le Real Madrid n'a ramené dimanche que le point du nul après avoir été mené pendant un quart d'heure de jeu (1-1). Un partage des points qui permet au rival catalan, vainqueur de Malaga (4-1), de prendre le large au classement. Un résultat qui fait tache. Alors qu'il prétend contester la suprématie du FC Barcelone en Espagne, le Real Madrid n'a pas été en mesure de s'imposer dimanche sur la pelouse d'Almeria, le cancre de la Liga où le Barça s'était lui amusé fin novembre (8-0). Pire, la Maison Blanche aurait pu rentrer bredouille d'Andalousie où elle a été menée un quart d'heure en seconde période, sanction méritée au terme d'une première période d'une rare faiblesse de la part des Merengue. Ces derniers en seraient donc presque à se satisfaire de ce résultat nul (1-1). La conséquence est pourtant lourde au classement puisque le Barça, tombeur de Malaga (4-1), compte désormais quatre points d'avance, un premier écart qui lui permet donc de se mettre à l'abri d'une éventuelle défaite lors du Clasico acte II programmé mi-avril à Bernabeu. Le Real Madrid aura-t-il trouvé d'ici là un remplaçant à Gonzalo Higuain, probablement absent pour le reste de la saison ? La question restera d'actualité au lendemain de ce partage des points malvenu face à la lanterne rouge espagnole. La faiblesse de l'adversaire méritait-elle que José Mourinho se prive des services de Karim Benzema au coup d'envoi ? Voilà une autre question que la presse et les supporteurs madrilènes ne manqueront pas de poser au technicien portugais. Le score lui a donné tort. Et le Français s'est fait un malin plaisir d'insister lors de son entrée en jeu en délivrant d'un subtil décalage sur sa droite après avoir fixé deux défenseurs une passe décisive à Granero, lui aussi convié aux débats en seconde période, pour le but égalisateur (77e). Ronaldo sur la barre Jusqu'à son entrée en jeu à la place de Kaka après 55 minutes de jeu, le Real avait été d'une infinie tristesse, ne se procurant qu'une seule véritable occasion en première période par l'intermédiaire de Cristiano Ronaldo, invité à jouer en pointe (41e). Au retour des vestiaires, les Madrilènes montrent un peu plus d'envie, à l'image de Sergio Ramos, pas loin d'ouvrir la marque de la tête (58e). Un privilège finalement offert à Ulloa, bien heureux de profiter de la percussion de Piatti pour tromper Casillas de l'intérieur du pied gauche (60e). Cristiano Ronaldo, à qui la combativité n'a d'égal que son arrogance, sonne la révolte sans succès (62e). Benzema, malgré cette indécrottable nonchalance qui lui colle aux crampons, se chargera de débloquer la situation pour le Real. Qui aurait pu bénéficier de deux pénaltys pour des fautes sur le Portugais (75e) et le Français (81e) mais aussi l'emporter sur le fil si la barre de Diego Alves n'avait pas repoussé le missile sur coup franc de la star madrilène. La Maison Blanche ne méritait pas mieux. Et ces quatre points de retard sur le Barça sont plus que justifiés...