Madrid, centre de la terre

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Madrid, centre de la terre
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A trois semaines du début de Roland-Garros, tous les cadors du circuit se sont donné rendez-vous à Madrid, lieu du quatrième Masters 1000 de la saison. L'occasion de voir où en est la concurrence de Rafael Nadal, tenant du titre et toujours invaincu sur terre battue cette saison. Charge aux Djokovic, Federer, Murray et autres Söderling de montrer qu'ils peuvent inquiéter l'Espagnol sur sa surface favorite.

A trois semaines du début de Roland-Garros, tous les cadors du circuit se sont donné rendez-vous à Madrid, lieu du quatrième Masters 1000 de la saison. L'occasion de voir où en est la concurrence de Rafael Nadal, tenant du titre et toujours invaincu sur terre battue cette saison. Charge aux Djokovic, Federer, Murray et autres Söderling de montrer qu'ils peuvent inquiéter l'Espagnol sur sa surface favorite. A Monte-Carlo il manquait Djoko et à Barcelone seuls les meilleurs joueurs espagnols avaient pris rendez-vous. Si bien que Madrid fera figure de véritable répétition générale à trois semaines de Roland-Garros (22 mai-5 juin). Le Masters 1000 espagnol, disputé en mai et sur terre battue depuis deux ans, regroupe la crème du tennis mondial, pas un membre du Top 10 de l'ATP n'ayant fourni un mot d'excuses. Rafael Nadal, après avoir raflé ses deux premiers titres de l'année en Principauté et en Catalogne, va pour la première fois de la saison voir se dresser face à lui sur sa surface de prédilection Novak Djokovic, l'homme qui l'a déjà battu deux fois en 2011 (finales d'Indian Wells et de Miami, ndlr). Le Serbe, engagé ces derniers jours dans «son» tournoi de Belgrade pour réapprendre à maîtriser l'art de la glissade, a réussi à conserver, dans une épreuve il est vrai d'un niveau modeste, son invincibilité cette année. Dans la capitale espagnole, Djokovic pourra davantage jauger son niveau de jeu. Il y a deux ans, il était passé tout près de faire tomber sa majesté Nadal en demi-finale mais avait finalement plié, au terme du match le plus long de l'histoire disputé en deux sets gagnants (3-6, 7-6, 7-6 en 4h02). L'Espagnol l'avait d'ailleurs payé très cher le lendemain en finale face à Roger Federer. Ferrer plus que Federer ? Federer n'a lui plus foulé la terre battue depuis son élimination par Jürgen Melzer en quarts de finale de Monte-Carlo. Rentré quelques jours au pays pour s'entraîner après sa désillusion monégasque, le Suisse sera à suivre de près afin de savoir si son niveau de jeu peut lui permettre d'espérer quelque chose cette saison sur terre battue. Beaucoup moins régulier que les années précédentes, le Bâlois ne semble aujourd'hui pas en mesure de battre Nadal sur la surface lente. Chose qu'Andy Murray avait presque réussi à faire sur le Rocher, atteignant de façon assez surprenante le dernier carré avant de pousser le n°1 mondial à une rude bataille de 2h58. Forfait dans la foulée à Barcelone pour soigner son coude, l'Ecossais aura à coeur de démontrer que sa performance à Monte-Carlo n'avait rien d'un coup d'éclat sans lendemain et qu'il est bien capable de chatouiller les plus gros sur l'ocre qu'il n'a jamais vraiment appréciée. D'autres joueurs comme Robin Söderling, en perte de vitesse depuis quelques semaines, tenteront d'engranger de la confiance à moins de trois semaines de Roland-Garros. Enfin, et il ne faut surtout pas l'oublier, David Ferrer, finaliste à Monte-Carlo comme à Barcelone, essaiera de confirmer sa place de n°2 actuel sur terre battue derrière l'intouchable Nadal.