Lyon reste une énigme

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Lyon reste une énigme
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Après deux défaites, à Lisbonne puis à Schalke, l'Olympique Lyonnais a donc bouclé sa phase de poules de Ligue des champions par un piètre match nul face à l'Hapoël Tel-Aviv à Gerland (2-2). Encore très fébriles en défense, devant une équipe qui n'a pourtant rien d'un grand d'Europe, les Rhodaniens ont joué par intermittence. Claude Puel semble s'en accommoder, en tout cas il ne craint pas de prendre un gros lors du tirage au sort le 17 décembre.

Après deux défaites, à Lisbonne puis à Schalke, l'Olympique Lyonnais a donc bouclé sa phase de poules de Ligue des champions par un piètre match nul face à l'Hapoël Tel-Aviv à Gerland (2-2). Encore très fébriles en défense, devant une équipe qui n'a pourtant rien d'un grand d'Europe, les Rhodaniens ont joué par intermittence. Claude Puel semble s'en accommoder, en tout cas il ne craint pas de prendre un gros lors du tirage au sort le 17 décembre. Un point sur neuf. Le bilan de l'Olympique Lyonnais lors de la phase retour de la Ligue des champions est maigre. Mardi soir, il s'en est fallu de quelques minutes pour que les Gones n'alignent une troisième défaite consécutive dans la compétition. Malmenés à Gerland par une équipe de l'Hapoël Tel-Aviv flanquée de joueurs plus opiniâtres que talentueux, Lyon n'a évité le pire que dans les derniers instants grâce au but égalisateur du jeune Alexandre Lacazette, inscrit à la 88e minute suite à un service majestueux de Lisandro. La formation rhodanienne alterne décidément le bon et le moins bon ces derniers temps, sans prévenir. Trois jours après un succès heureux à Montpellier, où il s'était montré très réaliste, on attendait de l'OL, qui pouvait encore viser la première place de son groupe, qu'il renforce sa confiance face à un adversaire qu'il avait martyrisé en Israël deux mois plus tôt (3-1). Au lieu de cela, les partenaires de Lloris ont une nouvelle fois montré des failles, défensives notamment - on pense évidemment à cette grossière erreur de Pape Diakhaté amenant l'égalisation israélienne - qui laissent toujours aussi perplexes sur les possibilités lyonnaises d'accomplir une grande saison. Claude Puel préférait pourtant minimiser la contre-performance du soir, semblant presque s'accoutumer à l'inconstance de son équipe. "Ça reste neutre..., se défendait-il sur Canal+. Il y a peut-être un manque d'adresse et d'agressivité, on est tombés sur un très bon gardien également. On a les situations, on a le jeu, je ne pense pas que ça porte à conséquence..." Diakhaté: "Il va falloir se relever" D'un point de vue comptable, absolument pas, puisque la victoire de Schalke à Benfica (2-1) ne laissait aucune chance au club français de terminer premier de son groupe. Au niveau des têtes, peut-être davantage quand on sait que le public lyonnais ne pardonne pas grand-chose à son équipe depuis le début de la saison. Pape Diakhaté, incarnant à lui seul les errements défensifs de Lyon, livre sur le site du club un constat un peu moins lisse que celui de son entraîneur. "C'est évident qu'on n'est pas contents de cela. On n'a pas le droit à l'erreur en Ligue des champions, c'est l'excellence. Il fallait qu'on gagne ce match pour bien terminer. Dans l'ensemble on a montré de bonnes choses, car on revient à 2-2 à la fin donc ça prouve qu'on a au moins du caractère. Mais il va falloir se relever." Avec neuf buts encaissés lors des matches retour, Lyon, dont le parcours sans faute pendant la phase aller aura finalement été salvateur pour obtenir une huitième qualification consécutive pour les huitièmes de finale, risque fort de tirer un poids lourd lors du tirage au sort du 17 décembre. Claude Puel ne s'en émeut pas. "Si on nous enterre, ça ne nous dérange pas. On est toujours plus forts dans l'adversité...", confiait-il, faisant une allusion à peine masquée à la qualification pour les quarts de finale décrochée aux dépens du Real Madrid l'an dernier. A vrai dire, cette équipe n'est plus à un paradoxe près. Relégable en Ligue 1 en début de saison, elle demeure aujourd'hui fragile mais est invaincue en championnat depuis près de deux mois et demi (sa dernière défaite remonte au 25 septembre dernier, ndlr). Etrangement, son regain de forme sur les terrains hexagonaux a coïncidé avec sa perte de vitesse en Ligue des champions. Il est donc très difficile de se projeter vers le mois de février, quand les Lyonnais réemprunteront leur route européenne. Peut-être que d'ici là, l'OL sera enfin branché sur courant continu.