Lyon par la petite porte

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Lyon par la petite porte
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Contrat rempli pour Lyon. Mais cela s'est fait dans la douleur. Vainqueurs 3-1 à Gerland en barrage aller de la Ligue des champions, les Rhodaniens sont parvenus à ramener le match nul de Russie (1-1), mercredi soir, mais ils se sont fait peur dans le dernier quart d'heure. Avant que Koné, le dernier arrivé, n'offre au club du président Aulas une 12e qualification de suite pour la C1.

Contrat rempli pour Lyon. Mais cela s'est fait dans la douleur. Vainqueurs 3-1 à Gerland en barrage aller de la Ligue des champions, les Rhodaniens sont parvenus à ramener le match nul de Russie (1-1), mercredi soir, mais ils se sont fait peur dans le dernier quart d'heure. Avant que Koné, le dernier arrivé, n'offre au club du président Aulas une 12e qualification de suite pour la C1. Jean-Michel Aulas peut souffler. Pour la douzième année consécutive, son OL ne manquera pas la Ligue des champions, et les précieux millions qui vont avec (*). Il aura fallu en passer cette saison par un tour de barrage non sans frayeur, mais en deux matches contre le Rubin Kazan, les Rhodaniens ont assuré l'essentiel. En affichant un visage séduisant à l'aller (3-1) et bien plus laborieux au retour (1-1), les Rhodaniens ont prouvé qu'ils méritaient bien de figurer aux côtés du FC Barcelone, de Manchester United mais aussi de Lille et de Marseille parmi les 32 meilleures formations européennes. Et c'est bien là tout ce qu'il faut retenir. Le plus dur avait pourtant été fait à Gerland, et sans un raté de Bastos en fin de match il y a huit jours, ce voyage dans la capitale du Tatarstan aurait presque été une partie de plaisir. Au lieu de cela, les hommes de Rémi Garde avaient un travail à terminer ce mercredi. Deux buts d'avance au coup d'envoi, la marge n'était pas si énorme pour une équipe qui avait jusqu'alors toujours encaissé un but lors de ses quatre rencontres cette saison, et qui avait surtout toujours été menée. D'autant qu'en face, le Rubin Kazan possède la particularité d'être invaincu sur sa pelouse en Ligue des champions, même s'il ne gagne pas si souvent: 2 victoires et 5 matches nuls en C1, avant ce mercredi. Lloris: "Le résultat souhaité" En clair, cela sentait le traquenard. Et l'OL a bien failli se prendre les pieds dans le tapis. Durant un quart d'heure, de la 70e à la 85e minute, c'est une véritable tempête russe qui s'est abattue sur le but d'Hugo Lloris. Et c'est tout l'édifice rhodanien qui s'est mis à vaciller. Pas Lloris, heureusement. Sauvé par sa barre sur une tête de Lebedenko (68e), le gardien de l'équipe de France a sorti le grand jeu face à Medvedev (74e). Il n'a certes rien pu faire sur une frappe décisive de Natcho (76e, 1-0), mais Lloris a permis au bateau lyonnais de ne pas chavirer, et aux supporters rhodaniens de ne pas ressasser les nombreuses occasions manquées par leurs attaquants. Celle de Gomis, parti en position de hors-jeu, avant d'éliminer Ryzhikov et de buter sur le retour de Kaleshin (57e). Celle de Lisandro, étonnamment brouillon dans son face-à-face contre le gardien russe (68e). Ou encore celle de Bastos, qui a vu la barre repousser sa frappe plongeante (85e). Heureusement, Bakary Koné a surgi. Sur un corner de Källström, l'ancien guingampais est venu placer sa tête devant les gants de Ryzhikov pour libérer les siens (1-1, 87e). Comme un symbole, c'est le dernier joueur arrivé qui perpétue la belle tradition lyonnaise en Coupe d'Europe, et qui permet aux Gones de lancer définitivement leur saison. "Au final, on a le résultat souhaité et c'est le plus important, résume Hugo Lloris, interrogé sur Canal +. Ça a été dur jusqu'au bout, mais on aurait dû se mettre à l'abri bien avant. On a eu des occasions qu'on aurait dû mettre au fond pour être plus tranquilles. Il faut également féliciter cette équipe du Rubin Kazan qui a bien joué et s'est battue jusqu'au bout. On savait que ce résultat allait conditionner le reste de la saison, car on vient dans ce club pour jouer ce genre de compétition. Ce qui est bien aussi, c'est de ne pas avoir perdu. Il faut garder cet état d'esprit. Ça a été dur, mais c'est comme ça aussi qu'on se forge un caractère." Pour réussir en Ligue des champions, ça aide. (*) Une qualification pour les phases de groupes de la Ligue des champions rapporte environ 20 millions d'euros à chaque club.