Lyon, la victoire sinon rien

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Lyon, la victoire sinon rien
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Auteur d'un nul en ouverture de la phase de poules de la Ligue des champions sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam (0-0), l'Olympique Lyonnais reçoit mardi le Dinamo Zagreb, l'équipe a priori la plus faible du groupe D, pour le compte de la 2e journée, avec un unique objectif: la victoire. Un objectif à la hauteur des hommes de Rémi Garde en pleine confiance après leur succès sur Bordeaux.

Auteur d'un nul en ouverture de la phase de poules de la Ligue des champions sur la pelouse de l'Ajax Amsterdam (0-0), l'Olympique Lyonnais reçoit mardi le Dinamo Zagreb, l'équipe a priori la plus faible du groupe D, pour le compte de la 2e journée, avec un unique objectif: la victoire. Un objectif à la hauteur des hommes de Rémi Garde en pleine confiance après leur succès sur Bordeaux. C'est l'heure de monter en régime. Deux semaines après être allé prendre un point à Amsterdam, l'OL reçoit le Dinamo Zagreb mardi soir, un adversaire qui, s'il est invaincu et large leader dans le championnat croate (huit victoires, un nul), semble largement à sa portée. Les statistiques sont là pour illustrer l'écart européen entre les deux formations: là où le club rhodanien dispute la phase de poules pour la douzième fois consécutive, le Dinamo la retrouve après... douze ans d'absence. Autant dire que les hommes de Rémi Garde partent assez largement favoris de cet affrontement face à l'équipe de Krunoslav Jurcic, battue chez elle en ouverture de la phase de poules par le Real Madrid (0-1, but de Di Maria) et qui fait figure de «petit Poucet» du groupe D. "On était dans le quatrième chapeau au tirage, alors on est les outsiders, reconnaît le milieu de terrain, Milan Badelj, sur le site de l'UEFA. Par contre, on ne serait pas sur le terrain si on ne croyait pas en nous-mêmes, et j'espère qu'on pourra surprendre ces grandes équipes." Inutile de dire que dans le camp d'en face, on entend bien se prémunir contre toute mauvaise surprise face à une formation qui compte dans ses rangs quelques anciens du Championnat de France (l'Argentin Cufre, les milieux Pokrivac et Leko ont tous les trois joué à Monaco), d'autant que l'OL, invaincu chez lui à Gerland cette saison, enchaînera après la réception du Dinamo par son double affrontement face au Real Madrid (à Santiago-Bernabeu puis à Gerland), le grand favori du groupe. Alors, la pression est-elle sur Lyon ? "Non, pas de la pression, répond le latéral droit Anthony Réveillère. Aujourd'hui, le climat est plutôt à la sérénité. Maintenant, cela n'exclut évidemment pas la concentration car on connaît l'enjeu de ce match: en Ligue des champions, il est souvent conseillé de ne pas lâcher trop de points à domicile. On sait aussi qu'une victoire bonifierait notre match nul à Amsterdam... Surtout, elle permettrait à l'OL, en cas de succès prévisible du Real sur l'Ajax dans le même temps, de s'installer à la deuxième place du groupe D et de justifier ainsi son statut de favori, avec le Real, dans la course aux huitièmes de finale de la C1. Des joueurs comme libérés d'un poids... Ce statut de favori, les hommes de Rémi Garde l'assument dans l'autre compétition qui constitue leur priorité cette saison, la Ligue 1. S'ils ont subi la semaine dernière le premier revers de leur saison à Caen (1-0), ils ont su aussitôt redresser la barre en sortant un gros match samedi face à Bordeaux (3-1), match au cours duquel le coach olympien a pu se payer le luxe d'économiser ses hommes en forme du moment, particulièrement Gomis et Bastos, sortis en seconde période lorsque le score était acquis. L'international français, actuel meilleur réalisateur de Ligue 1, et le Brésilien, redevenu tranchant et décisif sur son côté gauche, illustrent d'ailleurs à eux seuls le renouveau d'une équipe qui, Claude Puel parti, semble libérée d'un poids que l'exigeant ancien coach de l'OL semblait faire peser sur eux, d'où des prestations aujourd'hui plus abouties, au moins en ce qui concerne le jeu collectif. Depuis le début de la saison, ils sont ainsi nombreux dans les discours d'avant ou d'après-match à mettre en avant la bonne ambiance et/ou le plaisir du jeu retrouvés, comme pour mieux souligner le contraste entre Puel et Garde. A l'instar de Réveillère qui, samedi soir après le succès sur Bordeaux, expliquait: "Il y a des résultats, du jeu, des buts, et tout cela aide à être bien dans les têtes. Maintenant, la saison est très longue encore et on ne s'emballe pas... On dira qu'on est partis sur de bonnes bases." Les bases sont effectivement là, reste à bâtir dessus l'édifice qui doit permettre à l'OL de toujours regarder vers le haut, et pour cela, rien de mieux que de continuer à enchaîner les victoires...