Lyon garde l'espoir

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Lyon garde l'espoir
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Si l'Olympique Lyonnais a prolongé mardi, à Gerland, sa série d'invincibilité face au Real Madrid, les joueurs de Claude Puel, tenus en échec (1-1) en 8e de finale aller de la Ligue des Champions, pourront regretter leur manque de réalisme dans une première période dominée de la tête et des épaules. Surpris sur le premier ballon de Benzema au retour des vestiaires, mais sauvé de la défaite par Gomis à sept minutes de la fin, l'OL devra chercher l'exploit à Bernabeu.

Si l'Olympique Lyonnais a prolongé mardi, à Gerland, sa série d'invincibilité face au Real Madrid, les joueurs de Claude Puel, tenus en échec (1-1) en 8e de finale aller de la Ligue des Champions, pourront regretter leur manque de réalisme dans une première période dominée de la tête et des épaules. Surpris sur le premier ballon de Benzema au retour des vestiaires, mais sauvé de la défaite par Gomis à sept minutes de la fin, l'OL devra chercher l'exploit à Bernabeu. Le destin a failli être bien cruel pour Lyon... Car sans une belle réaction d'orgueil dans les dix dernières minutes, concrétisées par bun but de renard de Gomis, c'est sur un but d'un ancien chouchou de Gerland, Benzema, que l'Olympique Lyonnais aurait pu concéder ce mardi soir sa première défaite européenne face au Real Madrid. Mais l'OL a eu l'immense mérite alors qu'on le pensait moribond de tout lâcher dans sa fin de match pour finalement arracher un nul qui lui permet de garder intactes, bien que moindres par rapport à son rival, ses chances de qualification pour les quarts de finale. Un score de parité, le premier pour le Real à Gerland après trois défaites de suite (3-0 en 2005, 2-0 en 2006 et 1-0 l'année dernière au même stade de la compétition), finalement assez logique dans la mesure où chaque équipe aura eu sa bonne période. Lyon la première, avec des occasions mais trop de déchet dans la concrétisation, le Real la seconde, au moins lors de la première demi-heure, l'OL ayant sur le coup été victime d'une entame catastrophique, avec un poteau puis une barre contre lui, avant le but inscrit par Benzema, tout juste entré en jeu. José Mourinho a au moins réussi là où ses prédécesseurs, Luxemburgo, Capello et Pellegrini, avaient échoué, en ne perdant pas à Gerland, reste désormais à réussir la deuxième partie de ce qu'il appelait lundi son "double défi", qualifier le Real pour les quarts, ce qui ne lui est plus arrivé depuis la saison 2003-04. Gomis rate d'abord le coche Comme prévu, c'est avec Delgado plutôt que Briand que l'OL aborde cette première manche dans son nouveau schéma tactique, à savoir le 4-2-3-1, le même que celui adopté par José Mourinho qui choisit de densifier son milieu tout en lui apportant une touche plus technique avec Di Maria plutôt que Diarra ou Marcelo. A ce jeu-là, le ballon est plus souvent pour les Espagnols, mais le danger est surtout pour les Lyonnais qui, tout en acceptant de laisser leur adversaire jouer (56% de possession de balle sur le match), déploient de rapides combinaisons, avec cependant un manque de réalisme handicapant. Comme sur ce bon ballon de Toulalan pour Bastos, que le Brésilien, hésitant entre le centre et le tir, ne bonifie pas(4e), ce retourné à côté de Cris après un coup franc de Gourcuff (11e), ce centre d'un Delgado intenable au-dessus de la barre (12e), ce nouveau centre de Réveillère pour Gourcuff, devancé in extremis par Xabi Alonso (23e), ou ce tir à côté de Källström (25e). Gerland croit même au penalty lorsque Ramos interrompt de façon limite un numéro de soliste de Delgado, mais M. Stark ne bronche pas (28e). En face, c'est le néant offensif, ou presque, pendant une demi-heure, le Real ne parvenant pas à trouver de solutions pour contourner le compact bloc lyonnais. Du coup, les Espagnols s'en remettent aux tirs de loin, comme Di Maria qui, pour la première fois de la partie, sollicite Lloris (29e), obligé de sacrément s'employer dans la foulée pour repousser un coup franc d'une bonne trentaine de mètres de l'artificier Ronaldo (31e). Mais les meilleures occasions de ce premier acte sont bien pour l'OL, d'abord pour Gomis qui, à l'issue d'un contre mené tambour battant par Bastos, ne profite pas d'une faute de main de Casillas qui se rattrape in extremis (35e), ensuite pour Lovren, dont la tête après un coup franc dans le mur de Bastos, manque de puissance et de précision (41e). Poteau, barre... but ! Le second acte commence par une mauvaise nouvelle pour l'OL, puisque Bastos, après une stupide perte de balle, est averti pour une faute sur Di Maria, synonyme de suspension pour le Brésilien à Bernabeu. La sanction est presque double: sur le coup franc excentré, Ronaldo trouve le poteau gauche de Lloris (49e), sauvé une minute plus tard par... sa barre sur une tête de Ramos après un corner tiré par Özil (50e) ! Les hommes de Claude Puel ont eu très chaud, mais ils ont le mérite de ne pas paniquer dans la tempête, reprenant le fil conducteur de leur jeu, à savoir laisser le ballon au Real pour mieux le contrer. Sauf que les Merengue sont cette fois-ci prévenus et ne se jettent plus dan s la gueule du loup. Du coup, la domination reste madrilène et se concrétise au score très vite sous la forme d'un coaching gagnant de Mourinho qui décide de remplacer un Adebayor peu en vue par un Benzema très applaudi à son entrée en jeu. Galvanisé par cet accueil, l'international tricolore ne met que 40 secondes à se mettre en évidence: d'abord en contribuant à la récupération d'un ballon côté gauche, ensuite en étant à la conclusion victorieuse de l'action initiée par Özil et relayée par Ronaldo (0-1, 65e). Pour la première fois en quatre matches à Gerland, le Real trouve l'ouverture, et comme un mauvais symbole pour l'OL, la décision vient des pieds de l'un de ses "enfants". L'OL est KO un bon quart d'heure mais trouve finalement les ressources mentales pour sortir une grosse fin de match, grâce notamment à ses entrants (Pjanic, Pied, Briand), et surtout pour égaliser: un coup franc tiré à droite par Pjanic est remis dans l'axe par la tête de Cris qui trouve la reprtise victorieuse de Gomis, récompensé de son abnégation (83e). Dans la foulée, si Di Maria, manque d'un pied de Cris, de tromper Lloris, l'OL pousse, mais sans réussir ce qui aurait indéniablement constitué un exploit, c'est-à-dire gagner. Et si c'était pour le 16 mars ? Le rêve est encore permis...