Lyon fait profil bas

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Lyon fait profil bas
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Alors que son dernier revers en championnat remontait au 25 septembre, l'OL a connu un brutal coup d'arrêt le week-end dernier, défait logiquement à Valenciennes dans le cadre de la 21e journée de L1 (2-1). Relégués désormais à sept longueurs du Losc, les Lyonnais, toujours en quête de repères manifestement, accusent le coup. Et Cris, le capitaine, de tirer la sonnette d'alarme.

Alors que son dernier revers en championnat remontait au 25 septembre, l'OL a connu un brutal coup d'arrêt le week-end dernier, défait logiquement à Valenciennes dans le cadre de la 21e journée de L1 (2-1). Relégués désormais à sept longueurs du Losc, les Lyonnais, toujours en quête de repères manifestement, accusent le coup. Et Cris, le capitaine, de tirer la sonnette d'alarme. L'année avait pourtant si bien commencé... Après une entrée en Coupe de France bien négociée à Caen (0-1), les Lyonnais avaient livré l'une de leurs prestations les plus abouties cette saison devant Lorient (3-0), confirmant alors leur montée en puissance automnale, au point de considérablement rehausser leur cote dans la course au titre. Seulement depuis lors, la machine à gagner s'est enrayée. Sortis de la Coupe de France par les Aiglons niçois (1-0, a.p.), les Gones ont essuyé samedi leur premier revers en L1 depuis plus de quatre mois. Après 13 journées d'invincibilité en championnat... Plus encore que la défaite, forcément cinglante face à une équipe de Valenciennes qui plafonnait en 16e position au coup d'envoi, c'est la façon dont les Rhodaniens ont abdiqué qui interpelle, et suscite nombre d'interrogations. Apathiques une heure durant, les hommes de Claude Puel n'ont véritablement commencé à jouer qu'une fois menés 2-0, trouvant la faille trop tardivement pour prétendre à renverser la vapeur. "Nous avons encore été en réaction, déplorait Jérémy Toulalan sur OLTV à l'issue du match. Il faut qu'on soit un peu piqué pour donner un peu plus. C'est dommage." Ce défaut de caractère et d'initiative, récurrent depuis le début de la saison alors qu'une formation comme le Losc confirme journée après journée son panache, Jean-Michel Aulas le regrette également: "On manque de joueurs qui pourraient apporter de l'enthousiasme, soufflait-il ce week-end sur la chaîne du club. Chacun joue sa partition, mais n'apporte pas l'enthousiasme qui nous a permis d'aligner treize matchs sans défaite." Et le président de placer ses troupes devant leurs responsabilités: "Les deux matchs qui arrivent face à Bordeaux et Saint-Etienne seront déterminants. L'objectif est de prendre six points sur ces deux matchs, sinon nous seront décrochés et nous ne parviendrons pas à notre objectif final." Cris: "Nous avons une belle équipe mais ça ne se voit pas sur le terrain" Au-delà de ces deux chocs à venir, l'OL en saura certainement plus sur ses prétentions à la fin d'un mois de février qui lui réserve un rendez-vous ultime avec le leader lillois. Une perspective qui n'est pas pour rassurer Cris, le capitaine lyonnais qui n'hésite pas à adopter un ton alarmiste pour secouer ses partenaires: "Tout le monde doit réfléchir parce qu'à Valenciennes, nous n'étions pas prêts. Maintenant, ça devient compliqué parce qu'en jouant comme ça, nous ne pourrons pas gagner le championnat." Et le défenseur brésilien, patron d'une arrière-garde qui a cédé à 23 reprises déjà cette saison, d'appuyer là où ça fait mal: "Sur le papier, nous avons une belle équipe mais ça ne se voit pas sur le terrain. Il faut que chacun donne plus. Le seul sur lequel on ne peut rien dire, c'est Hugo (Lloris, ndlr). Tous les autres, nous sommes dans le même bateau." Clairement en-deçà de leur niveau ces derniers temps, les Yoann Gourcuff et Aly Cissokho ont beau ne pas être nommément cités par leur capitaine, le président Aulas se sent obligé de trouver des circonstances atténuantes à ces deux joueurs en particulier: "C'est un problème de confiance. On a le respect du talent, et le talent, Yoann et Aly l'ont. On les sent sur la réserve et ils doivent s'exprimer à leur meilleur niveau. Pour cela, c'est aussi le travail de tout le staff et de moi-même." Le cas Lisandro Lopez est plus épineux encore. Claude Puel ayant de nouveau choisi de piquer l'orgueil de son attaquant en le laissant longtemps sur le banc à Valenciennes, en réponse aux prestations moyennes de l'Argentin depuis le début de l'année. Reste l'expérience de l'ancien septuple champion de France pour trouver quelque motif d'espoir en cet exercice bien mal embarqué. Ces dernières saisons, l'OL a toujours eu le printemps profitable, et a notamment conquis deux titres (2002 et 2004) en accusant un passif plus lourd que la marge de sept points actuellement concédée au Losc. Le RC Lens et l'AS Monaco s'en souviennent...