Lyon, ça se complique

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Lyon, ça se complique
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Renverser un handicap de sept buts en écrasant le Dinamo à Zagreb tout en escomptant un carton du Real Madrid face à l'Ajax, telle sera l'ambition des Lyonnais dans quinze jours s'ils veulent rallier les huitièmes de finale de la Ligue des champions pour la neuvième année consécutive. Ce mardi à Gerland, l'OL s'est une nouvelle fois contenté d'un match nul et vierge contre Amsterdam. La chance des Gones est sans doute passée...

Renverser un handicap de sept buts en écrasant le Dinamo à Zagreb tout en escomptant un carton du Real Madrid face à l'Ajax, telle sera l'ambition des Lyonnais dans quinze jours s'ils veulent rallier les huitièmes de finale de la Ligue des champions pour la neuvième année consécutive. Ce mardi à Gerland, l'OL s'est une nouvelle fois contenté d'un match nul et vierge contre Amsterdam. La chance des Gones est sans doute passée... Rémi Garde se plaisait à dire que l'OL était "maître de son destin" avant cette cinquième soirée de Ligue des champions. "Donner tout ce que l'on peut", "élever notre niveau de jeu", telles étaient les bonnes résolutions véhiculées par l'entraîneur lyonnais avant cette rencontre couperet face à l'Ajax. Une équipe néerlandaise pétrie de talent mais quelque peu desservie par la jeunesse de ses effectifs. Une formation bourrée de promesses qui peut se targuer d'avoir tenu la dragée haute à l'une des références continentales, ce Lyon qui vise ni plus ni moins qu'une neuvième qualification de rang pour les huitièmes de finale de la C1. Après le match nul et vierge entériné ce mardi à Gerland - un résultat sans relief qui avait déjà sanctionné les débats à Amsterdam le 14 septembre dernier - l'objectif semble pour le moins compromis. A une journée de l'issue de la phase de poules, l'OL compte toujours trois longueurs de retard sur l'Ajax et cette deuxième place qualificative pour les confrontations à élimination directe. Trois points qui pourraient bien être rattrapés alors que Lyon se rendra à Zagreb, la lanterne rouge du groupe, et que les Bataves en découdront avec l'imprenable Real Madrid dans quinze jours. Mais la différence de buts ne plaide pas franchement en faveur des Rhodaniens (-4 contre +3). Une poussée tardive Défaits lors de leurs trois dernières sorties en date - par les Merengues en coupe d'Europe, par Sochaux et Rennes en championnat - les Lyonnais sont apparus encore trop limités ce mardi, trop marqués physiquement, pour faire la différence. Pourtant comme l'avait prédit Rémi Garde, les Gones ont eu leur destin sous les crampons, tentant de forcer celui-ci tandis que le temps réglementaire touchait à sa fin. Vainement... Vermeer, le dernier rempart amstellodamois, n'est pas étranger à cet échec, lui l'auteur de parades d'exception devant Bastos (81e) ou Lacazette (90e). Et que dire de ce tir de Gourcuff parti lécher le poteau du mauvais côté dans la foulée d'une charge d'Enoh sur Ederson en pleine surface (89e) ? Il était dit que l'OL ne marquerait pas contre cette Ajax volontaire. Une Ajax qui objectivement ne méritait pas de perdre ce match. Déjà bien en place en première période, les joueurs de Frank de Boer ont aussi eu leur quart d'heure de folie dans le deuxième acte, manquant de trouver la faille par Sulejmani - alors mis en échec par un excellent Lloris (51e) - Vertonghen - d'une volée smashée bien écartée par le portier rhodanien (52e) - et même Cissokho - sur une nouvelle tentative de Sulejmani malencontreusement déviée (59e). "Tant que ce n'est pas mathématiquement fini, on y croira", s'efforçait de marteler Rémi Garde à l'issue de la partie, conscient que la qualification de son équipe pour les huitièmes de finale relève désormais du miracle. Zagreb ayant explosé à Bernabeu ce mardi soir (défaite 6-2), l'OL pourra toujours se consoler, au pire, en Ligue Europa...