Lyon, ça gamberge

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Lyon, ça gamberge
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Alors qu'ils restaient sur une série de quatre victoires en championnat, les Lyonnais sont partis en vacances avec un revers en travers de la gorge, victimes de leur propre suffisance sur le terrain de Valenciennes. A cette occasion, Aly Cissokho et Yoann Gourcuff ont une fois encore déçu leurs dirigeants, ravivant ainsi l'hypothèse d'un départ anticipé. D'autant que l'OL, qui n'a plus ses moyens du passé, a besoin de dégraisser pour faire peau neuve.

Alors qu'ils restaient sur une série de quatre victoires en championnat, les Lyonnais sont partis en vacances avec un revers en travers de la gorge, victimes de leur propre suffisance sur le terrain de Valenciennes. A cette occasion, Aly Cissokho et Yoann Gourcuff ont une fois encore déçu leurs dirigeants, ravivant ainsi l'hypothèse d'un départ anticipé. D'autant que l'OL, qui n'a plus ses moyens du passé, a besoin de dégraisser pour faire peau neuve. Un couac dont se seraient bien passé les Lyonnais... Invaincus en championnat depuis plus d'un mois et miraculeusement - mais avec panache ! - qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, les Gones ont fléchi juste avant la trêve, surpris au Hainaut valenciennois (1-0). Une défaite qui vient nuancer le bilan somme toute correct d'un club qui aurait pu passer les fêtes dans une position de premier dauphin, à seulement deux longueurs de leader. Inespéré pour une équipe battue cinq fois en huit journées de L1 cet automne... Si la situation sportive n'est donc en rien alarmante, l'on a connu plus grande quiétude dans les coulisses de Gerland. L'OL n'a pas été épargné par la crise et ses capitaux ont fondu comme neige au soleil. A tel point que le président Aulas ne s'en cache pas: "Il y a des cessions de joueurs à faire", précisant dans les pages du Progrès: "On a pratiquement la masse salariale la plus élevée de France, on doit donc chercher des solutions. C'est aussi lié au fait qu'il faudra être dans les clous concernant le fair-play financier qui sera instauré par l'UEFA." Contraints de laisser libre Delgado cet été, les Lyonnais n'ont renfloué leurs caisses qu'avec les départs de Toulalan et Pjanic à l'intersaison et doivent vendre deux joueurs au moins cet hiver pour prétendre à recruter. Aussi, Bernard Lacombe prévenait-il dernièrement sur l'antenne d'OL TV: "Il n'y pas d'arrivées prévues. On a des jeunes qui poussent comme Lacazette, Pléa, Belfodil, Umtiti et j'en oublie bien d'autres. Et puis le club n'a plus vraiment les mêmes moyens qu'avant. Il faut les laisser progresser aux côtés des anciens comme Lisandro ou Lloris." Gourcuff dans le collimateur de Lacombe Lisandro, justement, est étiqueté "intransférable", malgré les ponts d'or que semblent disposés à ériger Valence ou Fenerbahçe. Ce n'est pas le cas des Cissokho et Gourcuff, plus que jamais sur le départ en revanche de la capitale des Gaules. "Nous avons embauché Mouhamadou Dabo pour remplacer Aly", rappelle Jean-Michel Aulas. "Aly a des propositions. Mais si elles ne sont pas à la hauteur de ce que demande le président, il ne partira pas. On ne descendra pas en dessous d'un certain prix", renchérit Bernard Lacombe. Par "un certain prix", entendez huit millions d'euros, soit la moitié de l'investissement consenti sur l'ancien latéral de Porto en 2009. Un défenseur controversé qui demeure pourtant l'élément le plus utilisé par Rémi Garde cette saison. Le cas Gourcuff est plus épineux encore, l'OL ne pouvant raisonnablement se permettre de brader un joueur acheté 22 millions d'euros à l'été 2010. "Yoann n'a pas demandé à partir", insiste le président Aulas. Mais la grogne monte. A Valenciennes, le meneur de jeu rhodanien a traversé la rencontre comme un fantôme, jusqu'à sa sortie à la 54e minute. "Gourcuff ? Il ne semble pas conscient de ses insuffisances, s'indigne Lacombe dans les colonnes de L'Equipe. Sur ce match de Valenciennes, il y a eu des choses inadmissibles. Déjà qu'on n'a pas une équipe d'extraterrestres, mais en plus si on n'y est pas dans l'abnégation..." Un prêt payant serait ainsi à l'étude, mais les courtisans se font rares. Benjamin Corgnet, le Dijonnais que cible les Gones en cet hiver rigoureux, n'est pas encore Lyonnais...