Luyindula: "Un match à part"

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Luyindula: "Un match à part"
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LIGUE 1: Peguy Luyindula et le PSG espèrent s'imposer face à l'OM lors du clasico qui aura lieu dimanche au Vélodrome.

"Un bon moyen de se relancer". Peguy Luyindula connaît l'importance d'un clasico face à l'Olympique de Marseille. Et celui-ci est d'autant plus important que les Parisiens sont en manque cruel de confiance et restent sur une série de 5 matches sans victoire. Ce duel de choc entre le PSG et l'OM, qui se tiendra dimanche au Vélodrome, est donc l'occasion de repartir sur de bons rails pour Luyindula et consorts.L'année dernière avant d'aller à Marseille, Paris n'était pas au mieux. Un peu comme cette saison. Est-ce que ce match est un bon moyen de vous relancer ?Oui, évidemment. C'est forcément un bon moyen de se relancer. Quel que soit le moment ou la situation. C'est sûr, on aurait préféré y aller plus confiants, dans une situation plus confortable. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Il faut faire avec. Cette rencontre face à Marseille reste de toute façon un match à part dans un contexte à part.Est-ce toujours un match particulier par rapport aux années 90 ?Ça reste un match à part pour nous, les joueurs. On a tous envie de le jouer. C'est un match excitant, avec beaucoup d'ambiance. Ce genre de match, ça blesse plus de les rater. Mais on n'a pas ressenti d'atmosphère particulière entre nous. Ce serait une mauvaise idée d'y aller avec la pression ou la tension, on essaie de l'évacuer au maximum. Je ne ressens pas de pression ou de tension, mais peut-être qu'elles vont monter au fur et à mesure.L'année dernière, vous espérez revivre le même scénario ?La victoire de la saison dernière, ça reste un bon souvenir mais ça reste un souvenir. Cela fait partie du passé, la page est tournée. On en a une nouvelle à écrire. D'autant que les matches ne se ressemblent jamais. Le résultat fait partie des archives, c'est bien qu'il y reste. C'est une mauvaise idée de penser au passé avant un match comme ça.Une victoire marquerait-elle le vrai départ de la saison du PSG ?On était bien partis, on a gagné des matches en marquant beaucoup de buts, et puis, on a eu un petit frein. Il faut que ça reparte. Est-ce que ce sera un déclic ? C'est prématuré de le dire. Dans le foot, ça va et ça vient. On a été freinés dans l'enchaînement des victoires qu'on faisait, pas par rapport à la qualité du jeu. On joue bien, il faut continuer comme ça. Contre Lyon, on s'est fait remonter à 1-1 et contre Nancy, on n'a pas marqué le deuxième but qui nous aurait fait gagner. Avec quatre points en plus, le discours aurait été différent aujourd'hui.Vous sentez-vous au pied du mur au moment d'aller à Marseille ?Non. Marseille, c'est un match important mais ce n'est pas un match-couperet. Tout simplement parce qu'il y a de nombreux autres matches derrière. Derrière un nul ou une défaite, il peut toujours y avoir un enchaînement de victoires. La situation n'est pas celle qu'on espérait, forcément, mais ce n'est pas un match-couperet. On peut toujours se reprendre.Que vous inspire cette équipe de Marseille ?Ils ont une forte capacité de rebond, une faculté à se remobiliser pour gagner des matches. C'est une équipe redoutable sur le papier, comme sur le terrain.Etes-vous touchés moralement par l'absence d'Hoarau ?Moralement, on essaie de soutenir Guillaume, comme on a pu le faire avec Zoumana Camara quand il était dans la même situation. On lui montre qu'on est là pour qu'il récupère bien. Et le meilleur des soutiens qu'on puisse lui offrir, c'est de gagner. Pour préparer son retour au mieux."Il faut chasser le doute le plus possible"On connaît l'importance de Claude Makelele dans le vestiaire. Il revient pour Marseille. Qu'est-ce que vous attendez de lui ?C'est sûr que Claude est un joueur important sur le terrain. Cela s'est vu face à Toulouse. C'est un peu le guide de notre groupe. Il a un rôle important qu'il va reprendre logiquement à Marseille.Votre dernier but remonte à la 4e journée, contre Lille. Commencez-vous à douter ?On doute toujours, à chaque fois que ça se passe mal, collectivement et individuellement. Mais il faut chasser le doute le plus possible. C'est dans la tête, individuellement, et c'est quelque chose qui ne s'apprend pas.La coupure vous a-t-elle été bénéfique ? N'avez-vous pas peur de manquer de rythme ?C'est difficile de répondre à cette question. Cela peut être un avantage comme un inconvénient. Il ne faut pas se cacher derrière ça: un jour, on va dire qu'on manque de rythme, un autre que l'on joue trop. Il faut jouer les matches qu'on a. On n'a pas de Coupe d'Europe parce qu'on ne s'est pas qualifiés, tout simplement.Antoine Kombouaré a déclaré que vous deviez en faire plus. Avez-vous l'impression d'en faire moins ?Oui et non. Si on ne gagne pas, c'est qu'on n'en fait pas assez. En faire plus, ça veut dire quoi ? S'il s'agit de marquer un but, évidemment. Il faut toujours marquer un but de plus. Mais j'ai quand même la sensation que l'on se donne tous à fond mais forcément, il faut toujours faire un petit plus pour gagner.Il y a un mot qui est à la mode: "crise". Y pensez-vous à cette fameuse crise de l'automne qui touche régulièrement le PSG ?Non, le spectre de la crise, on essaie de ne pas y penser. Pour aller de l'avant, pour avancer physiquement, il ne faut pas être bloqué mentalement.