Londres, ici Paris...

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Le compte-à-rebours est lancé. Dans 500 jours s'ouvriront les Jeux Olympiques de Londres. Le mouvement olympique français, réuni à l'Insep autour de Chantal Jouanno, la ministre des Sports, et Denis Masseglia, le président du CNOSF, a voulu marquer le coup lors d'une conférence. L'occasion d'afficher ses ambitions et de dévoiler ses premiers objectifs.

Le compte-à-rebours est lancé. Dans 500 jours s'ouvriront les Jeux Olympiques de Londres. Le mouvement olympique français, réuni à l'Insep autour de Chantal Jouanno, la ministre des Sports, et Denis Masseglia, le président du CNOSF, a voulu marquer le coup lors d'une conférence. L'occasion d'afficher ses ambitions et de dévoiler ses premiers objectifs. 500 jours et quelque 500 personnes réunies à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep), les comptes sont ronds et le symbole carré. Réunie à l'invitation de Denis Masseglia, le président du CNOSF, et de Chantal Jouanno, la ministre des Sports, la famille olympique française (dirigeants de fédérations, directeurs techniques nationaux, parlementaires, entraîneurs, athlètes...) a officiellement lancé mardi le compte-à-rebours vers les Jeux Olympiques de Londres (27 juillet-12 août). A J-500, l'ambition a remplacé l'amertume de la perte de ces JO 2012. Quoique... "C'est toujours très stimulant d'aller battre les Anglais chez eux", a lancé la ministre des Sports comme cri de ralliement. Si l'on est plus dans la guerre de cent ans, la bataille des 500 jours a elle bien débuté. "L'objectif est de se mettre dans les starting-blocks en cette année de sélection olympique, explique Chantal Jouanno. A partir d'aujourd'hui, on accélère dans la préparation olympique. Et nous, Etat et CNOSF, on se doit de concentrer nos moyens." Sous-entendu en direction des athlètes, qui devraient être entre 320 et 380 à faire le déplacement à Londres, selon Bernard Amsalem, le président de la Fédération française d'athlétisme désigné chef de mission. "Notre travail à tous est de créer les conditions pour qu'ils aillent au bout de ce rêve olympique, pour qu'ils puissent s'exprimer à 100% de leur potentiel", résume Claude Fauquet, le directeur général adjoint de l'Insep qui a fait ses classes en qualité de DTN de la natation tricolore. Objectif : de l'or ! "On attend d'eux qu'ils gagnent", clame la ministre des Sports qui revisite à sa manière la devise du Baron Pierre de Coubertin. "L'important n'est pas de participer. On y va pour gagner. Ne perdez jamais de vue cet objectif", lance-t-elle à l'adresse des sportifs, elle la championne de France de karaté. "Je sais comment ils fonctionnent et je sais qu'il faut leur fixer la barre haut." Les ambitions sont proclamées : faire mieux qu'à Pékin, où la France avait décroché 40 médailles (7 en or, 16 en argent, 17 en bronze). Pas seulement en terme de quantité mais aussi en terme de qualité et de représentativité. "On a la chance d'avoir une nation extraordinaire sur le plan sportif, je ne dis pas ça par prétention nationale, c'est le président du CIO, Jacques Rogge, qui le dit. On a une très grande diversité de sports dans lesquels on obtient des médailles. Par contre, la spécificité française, c'est que le taux de médailles d'or est très inférieur aux autres nations", regrette celle qui a remplacé Rama Yade dans un ministère décidemment très féminin, d'où cette préoccupation sur le faible total de médailles gagnées par les Françaises à Pékin. "Il faut plus de femmes sur les podiums !" La chasse aux détails Pour doubler le nombre de titres, ce qui pourrait propulser la France dans le Top 5 des nations olympiques, là où "on a toute notre place", la famille olympique a pris le pari de miser gros sur ceux qui peuvent rapporter. "On concentre nos moyens sur ces chances-là car ça tirera les autres", assume la Ministre, loin de la notion de "collectif" chère à Ghani Yalouz, le DTN de l'athlétisme. Chantal Jouanno le rejoint en revanche sur cette idée de plaisir à ne pas oublier. "Ils ont une chance extraordinaire d'avoir une passion, d'avoir une vie hors-norme. Il faut qu'ils aient conscience de cette joie. Il faut qu'ils vivent cela non pas dans la souffrance mais dans l'accomplissement", proclame-t-elle. Charge à l'encadrement fédéral de mettre les athlètes dans les meilleures dispositions, de les protéger de tous ces "micro-soucis qui peuvent avoir des conséquences terribles", rappelle Ghani Yalouz. A la tête d'un groupe de travail qui se réunit depuis un an et demi et qui «prépare dans l'ombre le jour J», Bernard Amsalem y veille. Pour "réussir les Jeux de Paris à Londres", conclut-il par une belle formule. Rendez-vous dans 500 jours de l'autre côté de la Manche.