Loeb, la catastrophe !

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Loeb, la catastrophe !
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La troisième étape du rallye d'Alsace devrait rester comme un tournant de la saison 2011 de WRC. En tête de "son" rallye à domicile, celui qui l'avait sacré champion du monde l'an passé, Sébastien Loeb a été contraint à l'abandon en raison d'un problème moteur, s'immobilisant au 27e kilomètre. Hirvonen et Latvala également ralentis, Sébastien Ogier réalise une opération inespérée, lui offrant sur un plateau un fantastique rapproché au championnat. A condition de ne pas craquer...

La troisième étape du rallye d'Alsace devrait rester comme un tournant de la saison 2011 de WRC. En tête de "son" rallye à domicile, celui qui l'avait sacré champion du monde l'an passé, Sébastien Loeb a été contraint à l'abandon en raison d'un problème moteur, s'immobilisant au 27e kilomètre. Hirvonen et Latvala également ralentis, Sébastien Ogier réalise une opération inespérée, lui offrant sur un plateau un fantastique rapproché au championnat. A condition de ne pas craquer... Pays d'Ormont. Voilà un nom qui devrait rester comme l'un des moments forts de la saison de rallye. Avec ses 36 kilomètres, cette spéciale, la troisième du rallye d'Alsace (voir ici l'étape en direct) se présentait comme une première grosse confrontation, un véritable test capable d'établir une première hiérarchie. Sébastien Loeb avait prévenu, s'inquiétant notamment au terme des reconnaissances des piquets présents pour délimiter la route à certains endroits. Patatras, tout a fichu le camp en même temps que la ferveur d'un public alsacien tout acquis à la cause de l'enfant du pays et douché dès les premières heures d'une épreuve qui devait asseoir sa domination sur le championnat du monde. A l'incrédulité à la vue d'un tableau d'écart chronométrique qui refusait d'afficher les derniers temps intermédiaires de Loeb, a succédé l'inquiétude puis la déception. Le chouchou du public, en tête après les deux premières spéciales, était bel et bien arrêté au bord de la route et ne semblait pas pouvoir repartir. Un constat confirmé quelques minutes plus tard, implacable et fatal: moteur cassé au 27e kilomètre d'une spéciale en comptant 36. L'abandon, irrémédiable, est cruel mais surtout terrible dans l'optique du championnat du monde. Pas de possibilités de repartir samedi Loeb pouvait éventuellement repartir samedi dans le cadre du SuperRally avec l'espoir de grappiller quelques points lors de l'ultime spéciale (la Power Stage rapportant trois points à son vainqueur, deux au deuxième, un au troisième). En revanche, avec 30 minutes de handicap (cinq pour chaque spéciale manquée ce vendredi), il était difficile de l'imaginer revenir dans le top 10 pour prendre d'autres précieux points... Mais ce nouveau départ n'était possible qu'à condition toutefois que le moteur ne soit pas trop endommagé, ce dont Loeb doutait fortement ce vendredi midi à son retour au parc d'assistance. "C'est très simple, j'ai un voyant de pression d'huile qui s'est allumé. Dans le doute, on a appelé à la radio pour savoir quoi faire. Mais on savait très bien ce qu'il fallait normalement faire. On s'est arrêté." Interrogé par son équipe, Loeb a ajouté penser que le moteur était trop endommagé pour envisager repartir samedi. "On peut toujours avoir le doute que ce ne soit pas complètement cassé mais vu qu'on n'a pas le droit de changer de moteur pour repartir en SuperRally et que cela m'étonnerait beaucoup que celui là roule à nouveau, je ne pense pas non." Une donné confirmée par l'équipe dans l'après-midi, signant l'abandon définitif de l'Alsacien. Déjà ralenti en Allemagne par une crevaison offrant la victoire à Ogier puis en Australie (abandon sur sortie de route), Loeb ne possédait plus que 15 points d'avance sur Hirvonen, 29 sur Ogier. Une misère qui l'obligeait à faire le plein sur ses terres puis en Catalogne. Ce prochain rendez-vous, l'avant-dernier du championnat, n'en prendra que plus d'importance. Car Ogier a réalisé dans le même temps une incroyable opération pour prendre les commandes du rallye. Le Gapençais n'en espérait pas tant puisqu'après avoir vu son coéquipier abandonner, le jeune pilote Citroen a pu observer les déboires de ces rivaux de Ford, Hirvonen et Latvala sortant de la route pour concéder respectivement 1 minute et 1 minute et 30 secondes. Problème, Solberg résiste avec sa DS 3 privée et pointe à moins de dix secondes, obligeant Ogier à ne pas lâcher trop de gaz. La pression promet d'être immense... Mais c'est dans ces moments là qu'on jauge l'étoffe du champion. Celle qui a permis à Loeb d'être sacré à sept reprises.