Loeb fait profil bas

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RALLYE - Le champion du monde assure ne pas viser la gagne en Nouvelle-Zélande.

RALLYE - Le champion du monde assure ne pas viser la gagne en Nouvelle-Zélande."Ne comptez-pas sur nous ce week-end..." Faite au quotidien L'Equipe à la veille du traditionnel rendez-vous océanien, cette confession signée Daniel Elena en dit long. Tout copilote du sextuple champion du monde qu'il est, le Monégasque ne fanfaronne pas alors que se profile le départ du rallye de Nouvelle-Zélande, cinquième étape du WRC. Et pour cause: la course qui s'annonce, poussiéreuse puis humide, sans doute, n'aura rien d'une sinécure pour l'équipage n°1.Leader du championnat du monde à la faveur de ses trois succès et quatre podiums en autant de rallyes, flanqué déjà d'une avance confortable de 40 points sur Petter Solberg, son premier dauphin au classement, Sébastien Loeb s'apprête comme souvent à payer la rançon de sa gloire. En balayant la route durant les neuf spéciales de l'étape d'ouverture de son sixième rallye de Nouvelle-Zélande personnel. Une corvée qui pourrait lui coûter une bonne minute à l'issue de la journée de vendredi, selon ses propres estimations. Autant dire un gouffre alors que la pluie, attendue durant le week-end, devrait faciliter la tâche de ses successeurs...Le privilège de Solberg"Ce n'est pas bon car s'il n'y a pas de balayage samedi et dimanche, nous n'aurons peut-être pas l'occasion de pouvoir gagner, réagit le pilote du team Citroën sur le site officiel du WRC. Durant les reconnaissances, nous avons vu que les routes se nettoyaient beaucoup lors de la première journée. Il sera facile de perdre une minute. Je serai satisfait de faire simplement un bon résultat ici." Et l'Alsacien, vainqueur aux antipodes deux fois par le passé – la dernière en date en 2008 - de prédire de fait un rendez-vous débridé: "Je crois que tout le monde va partir au maximum dès le départ pour creuser l'écart. J'imagine qu'il n'y aura aucune tactique."Deuxième au général, Petter Solberg ne sera pas non plus dans la plus enviable des positions au départ, mais serait bien inspiré effectivement de prendre tôt sa chance dans ce rallye atypique. "Les quatre ou cinq premières voitures vont être désavantagées mais ce sera pire pour Sébastien. Ce sera très dur", admet le Norvégien, qui court toujours après sa première victoire en championnat du monde depuis 2005. Afin de forcer son destin, celui qui pilote désormais une Citroën privée a pu étrenner en début de semaine sa C4 sur la piste néo-zélandaise – des tests extra-européens interdits aux structures officielles. Un privilège qui pourrait bien faire la différence aux alentours d'Auckland, à moins que Ford ne prenne une revanche sur le sort qui s'était tant acharné sur ses pilotes il y a deux ans. En passe de faire le doublé, Mikko Hirvonen et Jari-Matti Latvala avaient tout deux joué de malchance à l'époque dans la dernière ligne droite (crevaison pur l'un, radiateur endommagé pour l'autre) et auront sans nul doute leur mot à dire ce week-end. Il en va désormais des ambitions du team britannique et de ses deux Finlandais.