Lloyd résiste au peloton

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Lloyd résiste au peloton
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GIRO - L'Australien Matthew Lloyd a su résister au retour du peloton pour s'imposer lors de la 6e étape.

GIRO - L'Australien Matthew Lloyd a su résister au retour du peloton pour s'imposer lors de la 6e étape.Un vent nouveau souffle sur le Tour d'Italie. Dans ses précédentes éditions, le Giro nous avait habitués dans ses premières semaines à des étapes figées, cannibalisées par les sprinteurs, et surtout à des victoires italiennes. Cette édition 2010, qui parle de plus en plus anglais avec les Wiggins, Evans, Farrar et maintenant Lloyd, offre des scénarios bien plus riches. Après deux journées pour le moins chaotiques aux Pays-Bas, ces deux premières étapes "italiennes", contre-la-monte par équipes mis à part, ont laissé la part belles aux échappées. Après Jérôme Pineau jeudi, c'est l'Australien Matthew Lloyd qui s'est imposé lors de la 6e étape ce vendredi à Marina di Carrara, en solitaire, après 120 kilomètres d'échappée en compagne de Rubens Bertogliati.Cette étape, dédiée à Jacques Anquetil, vainqueur il y a 50 ans de son premier Giro, était la première dite de moyenne montagne. Trop juste pour proposer une première explication entre grimpeurs, elle convenait parfaitement à des baroudeurs comme Matthew Lloyd (Omega-Pharma Lotto) et Rubens Bertogliati (Androni Giocattoli-Diquigiovanni), partis au kilomètre 47. Tous deux pointés à plus de onze minutes de Nibali au général, les deux fuyards recevaient ainsi l'aval de Liquigas, pour compter jusqu'à près de six minutes d'avance.Abandon de BonnafondLa première des trois difficultés, le Passo del Brattello, classé en 2e catégorie sera rapidement avalé. Sa situation en milieu de course et sa difficulté moyenne de 5%, n'étaient évidemment pas idéales pour un grand ménage. La descente, en revanche sera en revanche fatales à deux coureurs, contrait d'abandonner sur chute. Le coéquipier de Vinokourov chez Astana, Paolo Tiralongo, et surtout le Français Guillaume Bonnafond (AG2R-La Mondiale), qui s'était révélé l'année dernières sur ces mêmes routes du Tour d'Italie.Comme la veille, le peloton, toujours contrôlé par la Liquigas, ne réagissait pas vraiment. Et dans la Spolverina, et ses passages à 10%, le terrain était propice aux contres. Klimov, Tschopp, Sarmiento, Petrov et Bono s'échapperont tour-à-tour d'un peloton qui s'égrenait alors sérieusement. Sastre, décidément pas verni, se faisait alors ne petite frayeur, en crevant alors que le tempo s'élevait en même temps que la route. Avec deux minutes d'avance sur Sarmiento, Tschopp et Petrov et près de trois minutes sur le peloton maillot rose au sommet de cette deuxième difficulté, les deux hommes de tête pouvait avoir la victoire en tête.Plus frais que son compagnon d'échappée, Lloyd attaquait dans la dernière bosse, le Bedizzano, à onze kilomètres du but. L'ancien de la Lampre, champion d'Australie en 2008, pouvait alors faire coup double. En plus de la victoire d'étape, la deuxième pour Omega Pharma-Lotto après Philippe Gilbert à l'Amstel Gold Race, Lloyd rafle le maillot de meilleur grimpeur. Bertogliati sera le seul autre à résister au retour du peloton, réglé par Danilo Hondo (Lampre). Côté sprinteur, seul Tyler Farrar peut avoir le sourire. Grâce à sa troisième place lors du seul sprint intermédiaire de la journée, le coureur de la Garmin chipe le maillot rouge du classement par points à Jérôme Pineau.