Lloris: "Tant qu'on gagne, ça va..."

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Lloris: "Tant qu'on gagne, ça va..."
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Préposé à la conférence de presse de veille de match ce lundi dans la salle de presse du tout nouveau Stade National Arena de Bucarest, qui sera inauguré mardi, Hugo Lloris ne s'est, comme à son habitude, guère montré expansif. Il a cependant insisté sur l'importance d'une victoire face à la Roumanie, indispensable pour préserver la bonne ambiance dans un groupe tricolore "encore en construction".

Préposé à la conférence de presse de veille de match ce lundi dans la salle de presse du tout nouveau Stade National Arena de Bucarest, qui sera inauguré mardi, Hugo Lloris ne s'est, comme à son habitude, guère montré expansif. Il a cependant insisté sur l'importance d'une victoire face à la Roumanie, indispensable pour préserver la bonne ambiance dans un groupe tricolore "encore en construction". Hugo, vous attendez-vous à un match difficile face à la Roumanie ? Oui, on s'attend à un match compliqué, ce n'est jamais évident d'aborder un deuxième déplacement consécutif. Maintenant, on en a conscience, c'est déjà bien, il va falloir bien se préparer, fournir de gros efforts pour remplir notre objectif qui est de prendre trois points. Même si ce ne sera pas facile à gérer face à une belle équipe pour l'inauguration du stade National, il y aura un climat de fête, à nous de répondre présent, d'être bien concentrés et de faire un match plein. Comment situez-vous la Roumanie par rapport à l'Albanie ? C'est un niveau au-dessus. Une équipe est toujours motivée quand elle joue contre l'équipe de France, de plus à domicile, on s'attend à une belle ambiance, les supporters seront à fond derrière leur équipe, à nous de ne pas tomber dans le piège, de respecter les fondamentaux, de respecter notre collectif et de fournir les efforts pour prendre trois points. On va essayer de mettre en place notre jeu de passes, ça demande plus de simplicité qu'au match précédent, un peu plus d'efforts aussi. En face, on sait que c'est une équipe capable de tout, très bonne techniquement et performante sur les coups de pied arrêtés. Pourquoi Laurent Blanc vous a demandé de venir à cette conférence de presse (en général, elle est réservée au capitaine la veille des matches, ndlr) ? Je l'ai appris après manger, je respecte sa décision et je me tiens face à vous avec plaisir... Vous n'avez pas une petite idée ? (Sourire). Non... Que savez-vous des joueurs roumains ? On a encore un peu de temps pour les préparer à la vidéo, maintenant, cette équipe va ressembler beaucoup à l'équipe du match aller, c'est aussi une équipe en construction. Je connais un peu Marica, Goian contre qui j'ai joué plusieurs fois, ce sont des joueurs très bons techniquement, capables de se transcender contre une équipe comme la nôtre. A nous d'être maîtres de notre sujet et de venir s'imposer avec un état d'esprit conquérant. Le fait que les Roumains inaugurent leur nouveau stade contre vous constitue-t-il un avantage pour eux ? Oui, c'est un bon point pour les Roumains, ça rajoute encore un peu plus d'enjeu et encore plus de plaisir d'être sur le terrain car ça risque d'être une fête pour eux. Il va falloir rester concentrés et être le plus rigoureux possible pour réussir une bonne performance. "On sait que ça reste fragile" Vous avez été très sollicité contre l'Albanie en raison de certaines erreurs défensives, avez-vous travaillé l'aspect défensif depuis vendredi ? Il y a eu des bons points face à l'Albanie, d'autres moins bons, mais c'est toujours une question d'équilibre, il ne faut jamais pointer du doigt qui que ce soit, et ça appartient au passé, il faut se concentrer sur le match contre la Roumanie. Est-ce perturbant de changer régulièrement de charnière centrale ? On s'adapte, après il y a eu des circonstances, la blessure de Philippe Mexès, la suspension d'Adil Rami, il a fallu compenser tout ça. Maintenant, quel que soit le joueur aligné, il y a une relation de confiance dans le groupe. Une victoire serait-elle un grand pas vers l'Euro 2012 ? On sait qu'en cas de victoire, on se rapprocherait d'une qualification pour l'Euro, on est venus pour ça. Ce match a une importance, il vient clôturer notre stage de dix jours, on connaît l'importance d'une victoire qui peut permettre de garder cette stabilité et l'équilibre qu'on a en ce moment au sein du groupe au niveau de l'état d'esprit. Comment est l'ambiance, justement ? L'ambiance est très bonne, mais on sait que ça reste fragile, parce que ce sont les résultats qui conditionnent un peu tout ça. On a bien avancé depuis le match de Bosnie, ce n'est pas encore parfait, l'objectif est d'être prêt pour Euro pour réaliser une grande compétition. Mais il ne faut pas oublier qu'on est en phase de reconstruction, il y a un an qu'on un nouveau sélectionneur et son staff, on travaille, on essaie de progresser le plus rapidement possible, il faut être patient. Et le plus important, c'est engranger des points et être qualifié le plus vite possible. Certains joueurs, comme Nasri ou Malouda, ont raté leur match à Tirana, cela crée-t-il des problèmes au sein du groupe ? Non, il n'y a aucun problème en interne. Après, s'il y a des choix à faire, c'est au sélectionneur de le faire. Il faut laisser le temps à notre collectif, et tant qu'on gagne, ça va, le plus important sera d'être prêt lors de la compétition. On a l'impression que vous craignez qu'en cas de défaite, le groupe ait des soucis ? Les victoires conditionnent un peu la confiance d'un groupe. Cette confiance a été anéantie à l'issue de la Coupe du monde, ça reste fragile. Pour travailler dans bonne atmosphère, il faut gagner. Quand on est l'équipe de France, il y a un statut à faire respecter, des ambitions, et pour ça, il n'y a que le terrain, et la vérité, c'est les victoires.