Lloris: "on ne vit pas caché"

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Lloris: "on ne vit pas caché"
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EQUIPE DE FRANCE - Le gardien de but est revenu sur le mode de vie des Bleus.

EQUIPE DE FRANCE - Le gardien de but est revenu sur le mode de vie des Bleus.William Gallas a refusé de venir aujourd'hui devant la presse. Qu'en pensez-vous ?William, c'est son choix, ça lui appartient, mais moi je suis là (sourires). Des amendes ? Ça se décidera, ce sont nos règles de vie et elles nous appartiennent. Quoi qu'il se passe, ça reste dans le groupe. L'ambiance est bonne en tout cas, il y a de la sérénité, de la confiance.On a l'impression que tout est secret, ces entraînements à huis clos...Il faut comprendre que l'on a besoin de sérénité et de calme pour travailler, c'est pour notre bien-être. On ne vit pas caché, on n'a pas à se cacher et on a rien à cacher.Avez-vous revu France-Chine pour analyser le but ?Je n'ai pas eu besoin des images pour me consoler. C'est arrivé dans un match, ça nous permet de faire des rappels. Ces ballons nous rendent la tâche difficile mais on s'adapte, c'est un élément qui rentre en compte. Il faut être plus concentré que d'habitude, constamment en éveil.Pouviez-vous éviter ce but ?Forcément, on cherche des solutions, on doit s'adapter, faire des choix, peut-être bloquer des appuis. C'était comme si le mur avait dévié le ballon. C'est un bon rappel, on sait qu'il peut se passer n'importe quoi même sur des ballons plus faciles. Pas la peine non plus d'en faire des tonnes en plus. On travaille les coups francs et les tirs de loin, c'est difficile de prévoir mais il ne faut pas changer ses habitudes, juste s'adapter."Ce n'est pas le 11 de départ qui fera la différence"C'est rageant, quand même...J'aurais préféré que ce soit une faute technique, je m'en serais pris à moi-même. Là, le ballon va de droite à gauche, de haut en bas. Sur le coup, après le match, c'est rageant bien sûr mais le lendemain c'est bon. Les attaquants aussi sont gênés, sur les réceptions des centres. Ça facilite le spectacle, les buts, il y en aura des beaux, des bizarres. Le plus important, c'est la manière dont nous allons entreprendre nos matches, en recherchant la performance.Vous n'avez pas eu grand-chose à faire lors de vos deux matches de préparation (Tunisie et Chine). Des regrets ?Non, j'avais besoin de temps de jeu. On aime forcément toucher les ballons mais l'important est d'être sur le terrain. Et de peaufiner les relations avec les défenseurs, on n'a pas l'habitude de jouer avec eux dans l'année. C'est en match où il y a plus de chose à retenir. Tout le monde a conscience des points à améliorer, on communique, quand tout le monde tire dans le même sens c'est plus facile.On a évoqué un peu de fébrilité dans la défense française. Cela vous inquiète-t-il ?Pas du tout, de toute façon on a un groupe de 23 et un rapport de confiance s'est installé entre tous. C'est vrai qu'il y a des joueurs clés mais tout le monde a conscience que ce n'est pas le 11 de départ qui fera la différence. Ceux qui entreront en jeu donneront un petit plus dans les rencontres à débloquer.Comment jugez-vous le 4-3-3 ?C'est un schéma qui a été décidé, maintenant ça peut changer même en cours de match, rien n'est défini. Ça ne change pas grand-chose par rapport à notre 4-5-1. Les joueurs concernés par les couloirs sont aussi les premiers défenseurs, ils doivent couper les actions le plus tôt possible, se replacer et aider les défenseurs. Il y a eu aussi de très bonnes choses, on s'est créé beaucoup d'occasions dans nos matches de préparation. Ce qu'on peut améliorer, c'est les 30 derniers mètres, les prises d'initiative mais dans la compétition, il y a de grands joueurs de qualités qui sont capables d'analyser et de faire la différence."Contre l'Uruguay, on n'aura pas beaucoup d'occasions"L'équipe penche sérieusement à gauche. Existe-t-il une consigne dans ce sens-là ?Il n'y a pas de consignes particulières. Contre la Chine ou la Tunisie, on pensait qu'on pouvait faire la différence sur ce côté. La gauche, c'est un point fort, il y en a d'autres.Quelles émotions vous procurent cette première Coupe du monde ?Le premier match arrive et il y a forcément un peu d'excitation mais surtout parce que ça arrive, pas parce que c'est ma première Coupe du monde. Et quand on connaît l'importance de ce premier match.Redoutez-vous l'attaque uruguayenne avec Forlan et Suarez ?On l'étudie bien sûr mais il n'y a pas que ces deux joueurs. Le plus important est d'imposer notre jeu. On a encore du temps pour les étudier.Vous les aviez rencontrés au Stade de France la dernière fois (0-0, 19 novembre 2008). Quel souvenir en avez-vous gardé ?C'était ma première sélection, c'est un beau souvenir mais il s'agissait d'un match amical. Là, ce sera d'une autre importance. L'Uruguay est une équipe très coriace qui sait défendre et utiliser le ballon, elle est complète et difficile à manoeuvrer. On n'aura pas beaucoup d'occasions dans ce match car le jeu sera très fermé. On reste sereins et plus la compétition avancera, plus on s'améliorera.