Llodra: "Déçu, pas abattu"

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Llodra: "Déçu, pas abattu"
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Défait par Robin Söderling (6-7, 7-5, 7-6), samedi, malgré trois balles de match, Michaël Llodra était forcément un peu marqué au moment de se présenter pour expliquer sa défaite en demi-finale du Masters 1000 parisien. Mais le Français, bien que déçu, préfère garder les aspects positifs d'une semaine exceptionnelle qui l'a notamment vu battre Djokovic et Davydenko. Place à quelques jours de détente avant d'attaquer pied au plancher la préparation de la finale de la Coupe Davis.

Défait par Robin Söderling (6-7, 7-5, 7-6), samedi, malgré trois balles de match, Michaël Llodra était forcément un peu marqué au moment de se présenter pour expliquer sa défaite en demi-finale du Masters 1000 parisien. Mais le Français, bien que déçu, préfère garder les aspects positifs d'une semaine exceptionnelle qui l'a notamment vu battre Djokovic et Davydenko. Place à quelques jours de détente avant d'attaquer pied au plancher la préparation de la finale de la Coupe Davis. Michaël, quel sentiment prime après un tel match ? Celui d'avoir donné le meilleur de moi-même. Que puis-je me reprocher ? Evidemment j'ai une grosse boule au ventre. Je suis forcément très déçu, mais je me suis bien battu. J'ai plutôt envie de voir les côtés positifs. J'ai battu Djokovic, le n°3 mondial, Isner qui venait de me battre la semaine dernière, et Davydenko qui est un vrai poison pour mon jeu. Aujourd'hui j'ai eu des occasions, mais Söderling a su rester dans le match et élever son niveau de jeu. Il a aussi servi très bien dans tous les moments importants. Même pas de regret sur la deuxième balle de match ? Une balle de match ce n'est jamais gagné à l'avance. Certes sur celle-là j'ai un passing de coup droit qui prend la bande. Mais il a eu le mérite d'aller chercher le match jusqu'au bout. J'aurais vraiment aimé aller en finale. Je suis déçu. Mais j'aurais signé pour ce parcours en début de semaine. J'ai battu trois Top 20, ce qui ne m'était jamais arrivé. Aujourd'hui j'ai encore eu la chair de poule quand le public scandait "Mika". J'ai vécu des émotions intenses. "On peut dire que le tennis français se porte bien" Qu'est-ce que va vous apporter ce tournoi justement ? De la confiance. C'est l'objectif que je m'étais fixé en arrivant ici. Gagner quatre matches à Bercy c'est fabuleux. Je vais maintenant devoir bien récupérer car j'ai bien puisé dans mes réserves. Le stage à Saint-Cyprien (du 22 au 27 novembre, ndlr) me permettra de bien me préparer. Mais la semaine à venir (il va s'octroyer trois jours de vacances avec son épouse, ndlr) va me faire le plus grand bien. Cette défaite ne risque-t-elle pas de vous faire du mal ? Il y a deux écoles pour analyser cela. Je peux ruminer ces trois balles de match ou alors me dire qu'au début de l'année j'étais 70e et que je vais la finir vers la 25e place. J'ai gagné mon premier tournoi en France (à Marseille, ndlr), j'ai atteint ma première demi-finale dans un Masters 1 000 ici. Ça marche étape par étape. C'est une belle saison. Et peut-être que dans deux semaines je gagnerai le plus gros trophée de ma vie. Ce soir je suis déçu, mais pas abattu. Avez-vous le sentiment d'avoir marqué des points dans l'optique de la finale de la Coupe Davis ? Oui peut-être. Mais il va être important de voir la surface, la rapidité du court. Comment chaque joueur se sentira lors du stage. Mais, avec le beau parcours de Gaël aussi, on peut dire que le tennis français se porte bien. On va attendre la suite.