Llodra: "Ça me dessert pour le simple"

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Llodra: "Ça me dessert pour le simple"
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Demi-finaliste l'an dernier, Michaël Llodra a quitté le tournoi de Paris-Bercy dès le premier tour, mardi. Après avoir laissé passer cinq balles de premier set, le Parisien a subi la loi de Feliciano Lopez (7-6, 6-3). En retrait en simple cette saison, le Parisien explique avoir eu du mal à mener de front simple et double. Du coup, il fera bientôt un choix pour 2012.

Demi-finaliste l'an dernier, Michaël Llodra a quitté le tournoi de Paris-Bercy dès le premier tour, mardi. Après avoir laissé passer cinq balles de premier set, le Parisien a subi la loi de Feliciano Lopez (7-6, 6-3). En retrait en simple cette saison, le Parisien explique avoir eu du mal à mener de front simple et double. Du coup, il fera bientôt un choix pour 2012. Michaël, est-ce que votre place de demi-finaliste l'an passé et les points que vous aviez à défendre ont joué dans ce match ? Pas du tout. J'abordais le tournoi en sachant que ce serait particulier parce qu'il y aurait beaucoup d'attente. Je ne suis pas arrivé dans les mêmes conditions que l'année dernière. Et il y a eu un changement radical dans les conditions de jeu. Les balles sont très lourdes et la surface n'avance pas. Je me demande comment on peut autant changer une surface d'une année à l'autre, à moins que l'an dernier c'était une erreur... On ne peut pas faire un point gagnant du fond du court. C'est difficile pour moi de m'exprimer, de faire service-volée dans ces conditions-là. Malgré tout j'ai eu des occasions, avec ces cinq balles de set dans le premier. Avec le Masters qui arrive, que vous disputerez en double, comment vous positionnez-vous ? En joueur de double ou de simple ? C'est compliqué. Le fait de bien jouer en double me met dans une situation défavorable pour le simple. Ça me dessert. Je peux moins m'entraîner. Depuis le tournoi de Washington cet été, on ne s'est quasiment jamais raté. On a gagné deux Masters 1000 et trois ATP 500 cette saison. Ça me fait souvent jouer en double jusqu'au week-end. Je suis donc beaucoup moins frais sur les tournois. Et comme je suis un joueur explosif, ça se ressent. J'espérais quand même aller plus loin. Ça m'aurait fait marrer de jouer Gaël (au deuxième tour). Je reviendrai l'an prochain. J'ai une belle fin de saison à jouer en double avec ce Masters. Quel bilan faites-vous de votre saison en simple ? C'est mitigé. Je vais finir aux alentours de la 50e place mondiale. Je voulais bien jouer dans les Grands Chelems et dans les tournois français. J'ai fait un huitième à Wimbledon. Il y a eu quelques résultats par-ci par-là, mais globalement je n'ai pas été assez régulier. Je n'ai pas mesuré l'ampleur que prendrait le double par rapport au simple. Cet été, j'ai joué trois semaines avec une côte fêlée donc ce n'était pas évident non plus. Ça a été une année riche et pleine. Je ferai peut-être un peu mieux l'an prochain. Cela pose-t-il un problème d'avoir comme partenaire un spécialiste du double ? Non, c'est pour ce genre d'émotions et pour gagner des tournois majeurs que j'ai choisi ce joueur. On a fait deux demi-finales en Grand Chelem, on est deuxièmes mondiaux. On n'est pas loin de faire une très grande année. Cela me dessert pour le simple mais on ne peut pas être performant en simple et en double chaque semaine. Je vais devoir faire une bonne programmation pour 2012. Jouerez-vous toujours avec Zimonjic l'an prochain ? Je ne sais pas encore. Je ferai un bilan à la fin de l'année. Je vais devoir bien réfléchir à ce que je veux sachant qu'il y aura encore la Coupe Davis mais aussi les Jeux olympiques. C'est un peu un casse-tête. Plusieurs choix s'offrent à moi: essayer de faire comme cette année, faire moins de double, moins jouer en simple. A moi de savoir ce que j'ai envie de faire.